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Figure incomparable de la politique africaine et mondiale [1949-1987], radicalement insoumis à tous les paternalismes et docilisations pourtant plus sûrs placements en longévité politique post-coloniale, Thomas Sankara a légué aux générations futures la verve et l’énergie de l’espoir, l’emblème de la probité et la conscience historique de l’inaliénabilité de la lutte contre toutes oppressions. Prononcé lors de la 39ème Session de l’Assemblée Générale des Nation-Unies, le 4 octobre 1984, ce discours historique à n’en point douter, mérite de constituer l’humus fertilisant des nouvelles consciences en mouvement, avides de justice, de liberté, d’enrichissements mutuels.

(en savoir plus : www.afrikara.com)

« Permettez, vous qui m’écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part. Je parle au nom de ces millions d’êtres qui sont dans les ghettos parce qu’ils ont la peau noire, ou qu’ils sont de cultures différentes et qui bénéficient d’un statut à peine supérieur à celui d’un animal.

Je souffre au nom des Indiens massacrés, écrasés, humiliés et confinés depuis des siècles dans des réserves, afin qu’ils n’aspirent à aucun droit et que leur culture ne puisse s’enrichir en convolant en noces heureuses au contact d’autres cultures, y compris celle de l’envahisseur.

Je m’exclame au nom des chômeurs d’un système structurellement injuste et conjoncturellement désaxé, réduits à ne percevoir de la vie que le reflet de celle des plus nantis.

Je parle au nom des femmes du monde entier, qui souffrent d’un système d’exploitation imposé par les mâles. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts à accueillir toutes suggestions du monde entier, nous permettant de parvenir à l’épanouissement total de la femme burkinabè. En retour, nous donnons en partage, à tous les pays, l’expérience positive que nous entreprenons avec des femmes désormais présentes à tous les échelons de l’appareil d’Etat et de la vie sociale au Burkina Faso. Des femmes qui luttent et proclament avec nous, que l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à l’assaut pour la conquête de leurs droits.

Je parle au nom des mères de nos pays démunis qui voient mourir leurs enfants de paludisme ou de diarrhée, ignorant qu’il existe, pour les sauver, des moyens simples que la science des multinationales ne leur offre pas, préférant investir dans les laboratoires de cosmétiques et dans la chirurgie esthétique pour les caprices de quelques femmes ou d’hommes dont la coquetterie est menacée par les excès de calories de leurs repas trop riches et d’une régularité à vous donner, non, plutôt à nous donner, à nous autres du Sahel, le vertige. Ces moyens simples recommandés par l’OMS et l’UNICEF, nous avons décidé de les adopter et de les populariser.

Je parle aussi au nom de l’enfant. L’enfant du pauvre qui a faim et louche furtivement vers l’abondance amoncelée dans une boutique pour riches. La boutique protégée par une épaisse vitre. La vitre défendue par une grille infranchissable. Et la grille gardée par un policier casqué, ganté et armé de matraque. Ce policier placé là par le père d’un autre enfant qui viendra se servir ou plutôt se faire servir parce que présentant toutes les garanties de représentativité et de normes capitalistiques du système.

Je parle au nom des artistes - poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, acteurs - hommes de bien qui voient leur art se prostituer pour l’alchimie des prestidigitations du show-business.

Je crie au nom des journalistes qui sont réduits soit au silence, soit au mensonge, pour ne pas subir les dures lois du chômage.

Je proteste au nom des sportifs du monde entier dont les muscles sont exploités par les systèmes politiques ou les négociants de l’esclavage moderne.

Mon pays est un concentré de tous les malheurs des peuples, une synthèse douloureuse de toutes les souffrances de l’humanité, mais aussi et surtout des espérances de nos luttes.

C’est pourquoi je vibre naturellement au nom des malades qui scrutent avec anxiété les horizons d’une science accaparée par les marchands de canons. Mes pensées vont à tous ceux qui sont touchés par la destruction de la nature et à ces trente millions d’hommes qui vont mourir comme chaque année, abattus par la redoutable arme de la faim...

Je m’élève ici au nom de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils pourront faire entendre leur voix et la faire prendre en considération, réellement. Sur cette tribune beaucoup m’ont précédé, d’autres viendront après moi. Mais seuls quelques-uns feront la décision. Pourtant nous sommes officiellement présentés comme égaux. Eh bien, je me fais le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

L’INVITATION Texte de la sagesse amèrindienne Par Oriah Mountain Dreamer

Peu importe comment tu gagnes ta vie. Ce que je veux savoir, c’est l’objet de ce désir qui brûle en toi à t’en faire mal ; ce que je veux savoir, c’est si tu oses, ne serait-ce que rêver de réaliser le désir profond de ton coeur

Peu importe l’âge que tu as. Je veux savoir si tu es prêt à risquer de passer pour un fou, au nom de l’amour, au nom de tes rêves secrets, au nom de la simple aventure d’être vivant

Peu m’importe quelles planètes sont en conjonction avec ta lune. Je veux savoir si tu as touché le centre de ta tristesse, si tu t’es ouvert aux trahisons de la vie ou si tu t’es ratatiné, refermé de peur de ressentir une douleur de plus. Je veux savoir si tu peux t’asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, et rester là sans bouger, sans essayer de la cacher, de l’éviter ou de la travestir

Je veux savoir si tu peux être un avec la joie, la mienne ou la tienne ; si tu peux danser sauvagement, laisser l’extase te remplir jusqu’au bout des doigts et des orteils sans nous prévenir constamment de faire attention, d’être réaliste sans nous rappeler à chaque seconde que l’être humain a des limites dont on doit tenir compte

Peu importe que l’histoire que tu racontes soit vraie ou fausse. Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même ; si tu peux supporter d’être accusé de trahison pour ne pas trahir ton âme ; si tu peux être sans foi et cependant digne de confiance

Je veux savoir si tu peux continuer de voir la beauté même quand ce n’est pas très joli au jour le jour et si tu as choisi de nourrir ta vie à cette source

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien comme le mien, te tenir néanmoins au bord du lac et crier Ouiiiii ! à la pleine lune argentée

Peu importe où tu habites, combien d’argent tu as. Je veux savoir si tu peux te lever après une nuit de douleur et de désespoir, épuisé et meurtri, et faire ce qu’il faut pour les enfants

Peu importe qui tu connais, par quel chemin tu es venu ici. Je veux savoir si tu te tiendras au centre du feu avec moi sans chercher à t’en aller ou à reculer

Peu importe ce que tu as étudié, où, avec qui. Je veux savoir ce qui te porte et te soutient à l’intérieur quand tout le reste s’est évanoui

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même et si tu aimes vraiment ta propre compagnie dans les moments vides.

    

Héros ou bandit ?

Toute la vie de Besouro Manganga est entourée de mystères. Sa date de naissance fait problème : entre 1885 et 1895. Une chose est certaine : alors que le Brésil vient seulement d’abolir l’esclavage (1888), les Noirs, toujours stigmatisés, restent des marginaux. La date de sa mort (le 8 juillet 1924) est à peu près certaine : le document officiel le décrit comme « un mulâtre sombre … décédé d’une profonde entaille à l’abdomen ». Une vie de travailleur, de truand, peut-être d’agent de la police. Il apparaît comme l’incarnation des traditions et pratiques des Noirs du Brésil depuis le temps de l’esclavage, en particulier la capoeira. Constamment révisée, son image aujourd’hui est celle d’un héros, représenté dans les romans, les récits oraux, la chanson populaire, le cinéma.

Par Elikia M’Bokolo avec : Julien Terrin, anthropologue. samedi 26 novembre 2011

Écouter (19:30) IMG/mp3/memoire_d_un_continent_20111126_1840.mp3

Au Brésil, on danse souvent pour oublier les coups du sort. Avoir conscience des battements de son cœur qui s’accélère, se persuader de sa propre existence, sentir l’air circuler au fond de ses bronches, comprendre la fragilité d’une vie ... C’est ainsi que la capoeira a vu le jour. Au temps de la société esclavagiste, des millions d’Africains sont déportés dans la région de Bahia, « La Rome noire » du Brésil, pour travailler dans les champs de cannes à sucre. Déracinés, ils voient dans la musique une échappatoire et une manière de lutter contre l’oppresseur. Pour cela, les esclaves imaginent un jeu où les arts martiaux se dissimulent derrière le jeu et la musique. En réalité, il commence à s’émanciper. Longtemps perçue comme violente, la capoeira sera interdite jusqu’au XXe siècle. En 1930, quelques écoles de Salvador de Bahia proposent de l’enseigner. Mais, elle devra attendre le 15 juillet 2008, pour entrer juridiquement dans le patrimoine culturel brésilien.

Cette histoire en est une parmi tant d’autres. Les origines de cette danse et la complexité de ses symboles restent mystérieux encore aujourd’hui. Julien Terrin, anthropologue, a écrit la sienne, dans un mémoire de recherche qu’il a réalisé en 2011 : Salvador de Bahia, la Mecque de la Capoeira. Rencontre, en vue de l’évènement à la Cité de la Musique, « Capoeira : danse et combat », le 12 février 2012.

Ici Mestre Gato Preto et Dorado, photo de Pacôme Lajotte

Entrevistas sobre a vida do Mestre Gato Preto ( José Gabriel Goes). Entrevistas feitas pelo Dorado Cajueiro ( Bernardo Tinoco) entre 1999 e 2001 para realisar o livro de suas memorias ! Quem quizer saber mais sobre este grande mestre " Berimbau de ouro da Bahia", pode ouvir agora atravez de sua propria voz. Sao mais de 6h de gravaçoes, que começam no Rio de janeiro, no morro do galo, aonde eu morava e se terminam em Sao Bras, Santo Amaro da Purificaçao Bahia. Muitas das filosofias e historias que eu aprendi com o mestre estao aqui, contadas por ele mesmo ! Agora vou compartilhar com todos as verdades sobre sua vida como ele contava ! vou botar cada parte de uma vez ! Para termos tempo de apreciar !!! Iê capoeira angola camara !!!

Segunda parte : Sobre a sua vivência e sobre os grandes mestres e capoeiras de sua época. Passei muito tempo para fazer estas entrevistas, me dediquei a este projeto de registro de suas historias. Um documento de muito valor que deve ser escutado com muita atençao e respeito, sem intençao de deturpar ou usurpar as palavras do Mestre. Escutar e aprender sao palavras importantes ! Humildade e respeito também ! E pra quem tem pressa de ouvir tudo deixo uma mensagem que Mestre Gato Preto sempre falou para todos que vinham perguntando e pedindo muito pra ele : " CAAALMAAA !"...

Mestre Nestor Capoeira a été initié par Mestre Leopoldinha et a évolué au sein du groupe Senzala avec Mestre Preguiça. Il est l’auteur du fameux livre Capoeira : le petit manuel du joueur d’où est tiré cet extrait. Après avoir enseigné la capoeira en Europe et notamment en France, il est aujourd’hui principalement basé à Rio de Janeiro.

Au début, l’initié commence à avoir confiance dans la lutte mais pas dans le lutteur, il développe alors des mouvements impressionnants mais dans la vie, il ne se fait pas confiance. Il développe ses muscles et sa technique mais pas sa force d’esprit, il gagne donc une certaine confiance en son groupe mais finalement a peur de tout et tous, et en viendra à sentir le besoin d’accuser constamment les autres groupes et maîtres, d’ici et là, pour pouvoir s’affirmer. Il peut alors donner, dans la rue, des coups aux uns et aux autres, mais pour affronter quelqu’un tête froide avec un minimum de recours défensif, il reste figé, de peur que l’on découvre la fausseté de sa vie. Il sent alors la nécessité de marcher armé, en pensant que les autres personnes marchent armées. Dans un niveau plus social que physique, il sent la nécessité de construire un faux discours et une façade semblable à la façade physique de ses muscles décrite auparavant. Il vit également dans la peur d’être découvert et n’a pas d’amis avec lesquels il peut se montrer en simple élève ; il utilise l’attaque comme seul moyen de défense. Pour terminer, il y a une progression de sa paranoïa sans fin, le transformant en menteur, en escroc qui persécute les plus faibles, en « lèche-bottes » de ceux détenant le pouvoir, en un dictateur insatisfait. Tout ceci pour ne pas avoir eu le courage de regarder à l’intérieur de lui-même, préférant opter pour un chemin déjà tracé, offert par une société qui le mènerait au succès et au pouvoir, plaçant la compétition au dessus de l’amitié et de toute autre valeur. Jusqu’au jour ou bien plus tard il se rendra compte que ce chemin ne l’a réalisé ni en tant que capoeiriste, ni en temps d’être humain.

En savoir plus : Dos Passos Neto, Sezefredo (Mestre Nestor Capoeira), Capoeira : pequeno manual de jogador (édition revue et actualisée), ed. Record, Rio de janeiro-Sao Paulo, 2002, pp. 99-100

Dos Passos Neto, Sezefredo (Mestre Nestor Capoeira), Capoeira : le petit manuel du joueur, (traduit par Gilles Cheze et Celène de Oliveira Vaz), ed. Atabac, 1987, 163p.

 

Principes à suivre afin d’acquérir de bonnes bases pour la pratique de la capoeira selon Mestre Vicente Ferreira Pastinha.

1) Respectez et faites respecter les coutumes, les rites et les traditions de la capoeira angola ;

2) Respectez tous les maîtres de capoeira ;

3) N’appliquez pas de coups offensifs avec les membres supérieurs, de coups liés tel que pisadas ni de coups de pieds en dessus de la ceinture du camarada pendant le jeu ;

4) Au moment de s’agenouiller au pied du berimbau, essayez de vous concentrer, de relâcher votre corps et, une fois le jeu commencé, de ne jamais dévier votre attention du camarada. Néanmoins, pendant le jeu, essayez de diriger votre regard vers l’avant ou sur les côtés, en étant “ailleurs” en apparence, mais sans jamais dévisager le camarada, cela pourrait trahir vos intentions. Ne fixez pas votre regard sur quelque chose, au contraire, gardez votre champ de vision le plus large possible ;

5) N’entrez dans une roda de rue que lorsque vous êtes totalement préparé à la capoeiragem ;

6) Dans les rodas de rue, ne jouez en jogo de dentro qu’au moment du coup de l’adversaire, en lui appliquant simultanément un contre-coup. Évitez de vous baisser quand le coup passe loin ou quand l’adversaire en feinte un ;

7) Pendant un jogo de dentro, quand le camarada se rapproche rapidement afin de donner une pisada ou un coup de pied sur la figure, sans vous donnez la possibilité de sortir en rolê ou de contre-attaquer, essayez de vous relever près de lui, cela vous procurera plusieurs opportunités de lui appliquer différents coups ;

8) Apprenez bien la ginga. Rappelez-vous qu’elle est le principal mouvement de la capoeira, le premier à être enseigné, et par conséquent, la base de la capoeira ;

9) "Ginguez" constament, en cherchant toujours la feinte ;

L'histoire de la Capoeira

La capoeira fut inventée par les esclaves noirs déportés d'Afrique par les colonisateurs portugais du XVIe au XVIII siècle. On décompte au Brésil 3,5 millions de noirs exploités, cinq cents ans de lutte, de résistance noire, marquant le peuple brésilien et faisant partie intégrante de leur culture.

Savamment mélangés entre eux, les esclaves se sont trouvés face à des dialectes différents. Ainsi fut dressée la barrière du langage, ce qui les amenèrent à communiquer à travers des gestes, la musique et la danse.

Pour échapper à l'oppression et la domination des colonisateurs, les esclaves qui étaient surexploités ont donc été poussés à créer une forme de lutte utilisant leur corps comme seule arme de combat.

Les esclaves n'étant pas autorisés à se réunir par peur des rébellions, ont camouflé leur forme de combat par la musique et la danse, qui passait inaperçue aux yeux de leurs oppresseurs. La capoeira fut ainsi un moyen de s'émanciper des chaînes de l'esclavagisme.

Il lui aura fallu plus de quarante années après l'abolition de l'esclavage (1888) pour être reconnue et autorisée par l'Etat. Elle est maintenant pratiquée par toutes les classes sociales et enseignée dans les écoles et universités pour son aspect sportif, artistique, créatif, pour la danse, la poésie, le courage, le dialogue, la communication et, d'autres éléments contribuant au développement de la connaissance et l'estime de soi et comme identification culturelle dans un pays pluriethnique, brassant les trois races : indienne, africaine et européenne.

Capoeira angola et Luta regional bahiana (capoeira régionale)

Vers 1930, à Salvador, Maître Bimba (Manuel dos Reis Machado, 1900-1974) ouvre la première académie de capoeira (1932), exploit rendu possible par l'administration nationaliste de Getulio Vargas, qui voulait promouvoir la capoeira comme sport brésilien. En 1941, Maître Pastinha (Vicente Ferreira Pastinha, 1889-1981) inaugure son école de capoeira angola. Pour la première fois depuis 400 ans, la capoeira est enseignée et pratiquée en dehors de la marginalité.

Ces deux " mestres " sont les figures centrales de la capoeira du XXe siècle. Ils sont si importants dans l'histoire de la capoeira qu'ils sont (eux et la légende qui les entoure) les ancêtres mythiques de tous les joueurs de capoeira.

Bimba a commencé à enseigner ce qu'il appelait " le combat régional de Bahia " : une nouvelle méthode de pratique de la capoeira dans laquelle il a introduit des mouvements de " batuque " (samba de lutte) et a inventé une nouvelle méthode d'enseignement. Il a pour l'essentiel, sacrifié beaucoup du rituel et des aspects du jeu, pour une plus grande agressivité et pour l'esprit de combat. Il a créé un nouveau style, la " capoeira régionale ".

Avec l'avènement du style régional, la capoeira traditionnelle a pris le nom de capoeira angola. Mestre Pastinha, soutenu par la majeure partie des maîtres angoleiros, joua un rôle pionnier dans la préservation du style traditionnel : rituel-danse-combat-jeu. Il est aujourd'hui reconnu comme le gardien de la capoeira angola.

En savoir plus : Dos Passos Neto, Sezefredo (Mestre Nestor Capoeira), Capoeira : le petit manuel du joueur, (traduit par Gilles Cheze et Celène de Oliveira Vaz), ed. Atabac, 1987, 163.

 

A Capoeira é minha pedagogia e minha filosofia

Guardo minha escassa paciência para aqueles que realmente precisam de compreensão. Para os demais, minha filosofia é a do capoeira: bobeou, levou! Pois quem não sabe andar, pisa no massapé, escorrega. Quem não sabe jogar, fica miúdo no jogo. Chega devagar. Treine antes de entrar na roda. O mesmo vale em relação a entrar num debate, numa discussão. Tem que se informar antes. Se vocês sabem que têm uma limitação, vocês deveriam ser os mais preocupados e dedicados. Se não sabem, vocês também deveriam ser os mais preocupados. Na roda da malandragem, no meio dos partideiros, quem atravessa o samba, é atravessado. Quem tá sempre pedindo compreensão é porque não está compreendendo nada. Então, apenas pare, observe, sinta. Quem tudo apenas pede é porque pouco merece. Porque quem tá no corre o corre reconhece. Entenda, de antemão, que ninguém tem obrigação de te ensinar nada. Pelo menos, não mais do que você tem de se virar para aprender. Afinal, quem tá no erro é você.

Na pista, ninguém educa segurando pela mão, não. É vivência preta. É pedagogia. É filosofia. Na nossa vida, ou a gente corre na frente, ou fica pra trás. A vida ensina de diversas formas. E, nas mais refinadas, ela impõe um custo a quem é displicente com o conhecimento. Capoeira é fundamento. É ensinamento. Ainda tem gente dizendo que é preciso inserir pedagogia na capoeira, método, etc e tal. A capoeira é o próprio método. A capoeira é a própria pedagogia. É a partir disso que ela se estabelece como filosofia de vida. Capoeira ensina. Mas não é ensinar pegando na mão. Pelo contrário, te ensina te deixando na mão. Te ensina a te virar. Ao mesmo tempo, ela te mostra que o mundo é acessível e que podemos realizar até mesmo o impossível. Te prepara para tudo que vier e pra tudo que você quiser, ao te ensinar que pra tudo tem um jeito. Ou tem que ter. Se vira!

Capoeira é te testar o tempo todo, te apertar de todas as formas e, nisso, extrair o melhor de você. Ela vai te inspirar toda confiança do mundo e depois vai te trair. Só para você aprender a não confiar demais, em hipótese nenhuma. Mais do que a confiança em si, a lição é sobre sobre o perigo da acomodação. Quando tomamos as coisas por certo, tendemos a ser displicentes. E isso a capoeira não tolera. Na capoeira, cochilou, cachimbo cai. Se dormir no ponto, te ganham, amigo. E é apenas essa filosofia, essa pedagogia de te apertar, que explica esse jogo de picardia, de sorriso falso, traiçoeiro. É um apertando o outro, num jogo de malandro onde duas facas vão se amolando. Ou pelo menos era. Porque com essa nova pedagogia nutela, a brincadeira virou só brincadeira mesmo. O meio virou fim. Se ensina pegando na mão. E, quanto mais boias e coletes salva-vidas à sua disposição, mais displicente você será em relação a aprender a nadar. Com toda sinceridade, na capoeira, quem quer ser mimado, tá no lugar errado. Capoeira com outra pedagogia, com outra filosofia, pode ser considerado tudo, menos capoeira. A capoeira não cabe em uma academia, numa forma de levantar a perna ou balançar o corpo. Ela é uma relação com o mundo baseada no “se vira” que o sistema é bruto e só sendo mais bruto que ele para passar por cima de tudo.

É recorrente a comparação desse jogo de gato e rato que é a capoeira com o jogo de xadrez. Na minha concepção, capoeira é xadrez de Exu. É um xadrez de corpos. Uma esgrima corporal a partir de uma corporeidade sustentada na filosofia desse Orixá. Tem tranquinagem, tem música, tem dança, tem certezas sendo desmanchadas em fração de segundos, tem o impossível acontecendo como se fosse a coisa mais normal do mundo, como punição à displicência ou prêmio à insistência, tem a zombaria, têm as gargalhadas, os pontos (enigmáticos) e, principalmente, um corpo vibrante, dinâmico, alegre, vivo! Características inconfundíveis desse Orixá do fogo. Mas as “coincidências” não param por aí. Pense o corpo. O que é ele? Ele é elemento de ligação. Sem ele, nada se realiza. Nada se materializa. Tem que passar por ele. Uma ideia precisa do corpo para se realizar, tal qual sempre se precisa de Exu para que qualquer coisa seja realizada, como bem se pode apreender da mitologia ioruba e dos ensinamentos nas casas de axé. Até para se comunicar com os demais Orixás, não se faz se não se alimenta Exu antes. Há de se alimentar o mensageiro, pois, caso contrário, a mensagem não chega. Tem que cuidar do canal. O corpo também é esse canal que deve ser cuidado para que possamos materializar nossos desejos e o que emana da nossa espiritualidade. As comparações com o corpo vão ao infinito…

Todavia, o infinito não cabe aqui e seria demasiada pretensão querer dar conta dele ou de Exu. Então, vamos no sapatinho. Falemos um pouco da figura mitológica que traz toda uma pedagogia e uma filosofia de vida que fazem parte do fundamento da capoeira. Nas histórias desse Orixá, se percebe que quem o alimenta, recebe. Quem o negligencia, se dá mal. Quem o alimenta e sobe na vida, mas depois se acomoda e se faz displicente, se dá mal duas vezes. Malvado, não? Vingativo, né? Lição! Ensinamento. Existe um ditado que meu pai sempre me falava: dinheiro não leva desaforo pra casa. Qual não foi minha surpresa ao saber que Exu além de simbolizar o fogo, a transformação, a comunicação, o movimento, a troca, dentre muitas coisas, também simboliza o dinheiro? Com dinheiro, o ditado é meio óbvio. Agora troquemos ele por “comunicação e movimento”, por exemplo. Sem se comunicar ou se mover direito, a gente chega a algum lugar? Nós somos a medida do esforço que empregamos nisso, da reverência prestada, da atenção dispensada. É um Orixá que também está sempre arrumando confusão para aqueles que não prestam a devida atenção com ele, né? Já viram como a falta de cuidado com a comunicação ou com o dinheiro ou mesmo com o movimento acabam te colocando em situações para lá de difíceis? Bom, voltemos ao ditado e troquemos “dinheiro” por Exu. É isso. Ele não leva desaforo pra casa. Ao mesmo tempo que, se você sabe cuidar dele, ele cuidará direitinho de você. Com ele, tudo você pode. Troque-o pelos elementos que simboliza e você vai aprender que ele apenas está te ensinando, à sua maneira, pra valer, a ser sagaz com os elementos que vão desenhar sua trajetória de vida.

Ainda, nas histórias, ele vai ensinar o valor do sacrifício, da dedicação. Sem choro nem vela, quem põe metade, recebe metade. Quem põe demais, recebe demais. Mas como tudo que é demais sobra e tudo que sobra atrapalha, vai dar problema também. Mas quem decide isso? Quem nos dá a medida do que é pouco ou muito? É aí que entra o amigo inseparável de Exu: Orunmilá, o guardião do saber — que é fornecido por Exu, que, como guardião dos caminhos e da comunicação, tudo sabe. Orunmilá é como um oráculo. Não adianta se esforçar se o esforço não está sendo bem direcionado, bem empregado. Nas histórias, quem sai sem antes se informar, só vai se atrapalhar e não vai chegar. Quem se informa e não segue as recomendações, será acometido pela mesma má sorte. Não basta saber, tem que fazer. E isso é um grande ensinamento para a vida. Se a gente buscasse se informar antes de sair, antes de falar, antes de tentar, evitaríamos tanta confusão. Para qualquer projeto, uma pesquisa prévia é fundamental. Pesquisar antes de fazer é uma tradução da relação com Orunmilá. Fazer o que a sabedoria recomendou é uma forma de alimentar e venerar Exu. A propósito, a primeira recomendação de Orunmilá é sempre alimentar Exu. Ele mesmo, sábio que é, separa a primeira parte de tudo que recebe para seu amigo e mensageiro, guardião dos caminhos e da comunicação.

Mas aí, metaforicamente falando, tem aqueles que não recorrem a Orunmilá quando querem alguma coisa. Por exemplo, quando entram numa roda de capoeira ou numa discussão. Ou aqueles que até sabem o que deveriam fazer, isto é, “consultaram o ifá”, mas não fizeram o recomendado, não alimentaram Exu. Em resumo, sabem, mas não fazem. Me diz o que tende a acontecer? Vai dar ruim. E a culpa é de quem? De quem foi displicente! É sobre aprender a ser responsável. Daí decorre todo o problema com Exu e com nosso sistema filosófico, mitológico e pedagógico por parte das classes dominantes. É um problema do tamanho da dificuldade dessa sociedade em lidar com suas responsabilidades. A facilidade de se desvencilhar da culpa e da responsabilidade é o grande trunfo para a manutenção do status quo. A displicência tem um custo bem alto e se você nao tá pagando por ela, é porque alguém está pagando por você. O que seria dessa galera se tirássemos dela o poder de alegar desconhecimento e pedir compreensão? Compreensão essa que nunca nos dão. Se impuséssemos um custo á sua cômoda displicência… pense nisso! E o outro lado da moeda é que essa filosofia quando incorporada confere às pessoas um poder incontrolável — como o é o próprio Exu e como costumavam ser os capoeiras. Por isso, são sempre inibidos quando manifestados a partir de corporeidade negra.

Esse é aquele momento em que deixo as pessoas perceberem que o fato de eu gostar de jogar capoeira de vermelho e preto vai muito além do fato de eu ser torcedor do Flamengo. É porque eu acho que tem tudo a ver — capoeira e Exu. Pra mim, é fundamento. É referência. Tem música. Tem alegria. Tem picardia. Tem zoeira. Tem o impossível. Tem o improviso. Tem, principalmente, o custo da displicência. Tem que ter sabedoria. Tem que saber os atalhos. Tem que conhecer os caminhos. Tem tudo que já citei, repeti e muito mais. É cria da rua e dona da rua. É a própria rua. Cada movimento é uma chamada. E cada chamada é uma encruzilhada. Ali é assim, o jogo é animado mas quem vacilar acaba deitado. E quem é o culpado? Respondo com uma frase clássica dos capoeiras: errado é quem leva. Sempre! É pedagogia. É filosofia. Por isso, cantamos:

“Olha, bem miudinho. Cuidado! Esse jogo de angola é mandingado.
Esse jogo de angola é mandingado e errar nesse jogo é complicado”

P.S.: E vou dizer que não acho, em hipótese alguma, que o vermelho e preto do Flamengo seja mera coincidência. Até porque elas iriam bem além das cores. Torcida vibrante, adora uma farra, mais próxima do povo… Um time que adora aprontar umas com a gente. Sempre que achamos que está perdido, ele vai lá e mostra que “isso aqui é Flamengo, porra!!”. Como aquele memorável Flamengo e Santos. E sempre que achamos que está ganho, ele nos mostra que é Exu no comando e toda displicência será punida e motivo de zoeira. Ah Cabañas… Por fim, aquele gol que Deivid perdeu é a cara de uma punição exemplar à displicência na pedagogia de Exu, te coloca naquela encruzilhada em que você não sabe se ri ou se chora…  

Maicol William

Espaço de divulgação para os textos e reflexões do Kilombo Òkòtó

A roda de capoeira foi declarada no dia 26 de novembro de 2014 em Paris como Patrimônio cultural Imaterial da Humanidade pela UNESCO – Organização das Nações Unidas para a Educação, a Ciência e a Cultura. Esse título de reconhecimento é muito importante para a cultura afro-brasileira.

Comemorando esse reconhecimento o Sr. Roberto Chaves, fundador do “Lavagem da Madeleine”, realizou no dia 06 de setembro de 2017, no anexo da sede da UNESCO em Paris, a entrega de certificados aos Mestres de Capoeira e dos dossiês do REGISTRO da Capoeira como Patrimônio Imaterial do Brasil.

O evento foi muito emocionante tendo relatos e agradecimentos pessoais dos capoeiristas. Entrega dos certificados de reconhecimentos pelo trabalho dos capoeiristas foi feita pela embaixadora do Brasil na França a exma. Sra. Maria Edileuza Fontenele Reis.

Vídeos no YouTube (sem edição): 

https://www.youtube.com/watch?v=Q8WpyTO75XY&list=PLmY1Bp-_fXhD7I7OWhTlkVa0AKKFY4SPC

Fotos e texto: Louisa Monteiro

Eventos Brasileiros na Europa

 

 

Nesta semana viralizou um vídeo em que um mestre de Capoeira, em pleno evento feminino, suspende no ar uma capoeirista e beija suas nádegas.

Ao colocá-la no chão, recebe uma cotovelada e um tapa, revidando imediatamente com um chute que a joga longe.

Todos os elementos de uma notícia bombástica estão ali: exposição pública do corpo feminino, violência gratuita, covardia e um terreno fértil para o esporte preferido dos tablóides sensacionalistas: fofoca.

Teria sido lindo se algum capoeirista presente, QUALQUER UM, independentemente de gênero, idade ou tempo de Capoeira, tivesse entrado na roda e gritado: “Iê! Parou!” e dito: “Enquanto não se discutir o absurdo da situação que houve aqui não tem cabimento continuar a roda!” e aberto uma roda de conversas para debater a questão, expondo o ridículo do ato impróprio. Se a roda é de todos, todos são responsáveis.

Mas isso não aconteceu. Nunca acontece. A indignação vem depois, via facebook.

Quantas vezes não vimos situações de opressão ou de violência muito parecidas com essa, em que ninguém falou nada?

Três coisas me chamam a atenção nesta roda:

  1. A normalização da violência contra a mulher: o corpo da mulher é historicamente explorado pelos homens, que se sentem no direito de fazer com ele o que bem entendem, ao ponto do tal mestre se sentir no direito de beijar a bunda da sua oponente e ninguém parar a roda para falar nada.
  2. A normalização da violência na Capoeira: uma roda de confraternização tem um jogo onde após uma suspendida, uma cotovelada, um tapa e uma bicuda ninguém para a roda para falar nada.
  3. A normalização da violência discursiva: um bombardeio de comentários que incitam ainda mais a violência se espalham como fogo no facebook. Todos falamos muito.

VIOLÊNCIA

O tal mestre provavelmente foi convidado para o evento e certamente não foi a primeira vez que resolveu mostrar toda sua valentia. Sobram dúvidas: quem o convidou? Por que ninguém falou nada? Por quê não se parou a roda?

O cara errou. Errou feio. Errou de um jeito que nunca mais vai errar. Qualquer tipo de violência contra uma mulher deve ser reprimida. Ponto final. Não há o que relativizar.

Mas cooommooo isssoo foi aconteceeeer??? Uma dúvida: será que ele é tããããooooo diferente dos demais capoeiristas que estavam ali? Ou de todos nós?

O cara está sendo execrado e linchado publicamente, recebendo dezenas de ameaças dos valentões do facebook, que lhe enviam convites virtuais para visitar suas rodas e resolver as coisas do jeito Maçaranduba de ser.

Nos comentários do vídeo aparecem homens-machos-masculinos super interessantes, dizendo: “Se fosse minha irmã eu quebrava no pau” ou “Ela é namorada de alguém! Merece respeito”.

Amigo, olha só: se porrada resolvesse e educasse, a cadeia tava cheia de gente educada e regenerada. Não adianta querer ensinar o cidadão que violentou com a mesma moeda da violência. Na política do olho por olho, todos terminam cegos. E não, não é porque ela é namorada ou irmã de alguém que o beijo na bunda foi desrespeitoso, ok?! É desrespeitoso porque foi uma opressão e ponto final.

MORALISMO

O curioso é que de repente aparece um monte de guardiões da moral, todos super revoltados, como se o distinto cidadão que fez o ato tivesse vindo de outro planeta ou de outra arte qualquer. Ele era um marciano praticante de yoga tântrica? Não. É um capoeirista como tantos outros que saiu do seu país para tentar a sorte em terras estrangeiras, levando consigo o seu título de mestre de Capoeira e sua vivência pessoal de ser fruto de uma cultura machista e violenta. O beijo, o chute, o tapa, a cotovelada e todo o resto da cena não se deu numa arte distante de um país desconhecido. Pelo contrário, a cena é bem comum na Capoeira e no Brasil em geral, com algumas variáveis. Na resolução de conflitos da Capoeira, o machismo e a violência são regra, não exceção.

O QUE EU TENHO EM COMUM COM ELE?

É só dar uma breve pesquisa e você vai ver que tem muitos, mas muitos amigos em comum com ele no facebook. Surpreso? Não deveria. Saiba que entre os seus amigos há misóginos, homofóbicos, racistas e imbecis de todas as categorias. Como somos produto do meio, isso quer dizer alguma coisa sobre nós mesmos…

É bem mais fácil xingar o vacilão do que pensar que ele tem mãe, esposa, filha; que tem um mestre de Capoeira; que tem alunos; que é mais um representante da Capoeira na Europa, que já apareceu até no Luciano Huck (pesquisa aí no Youtube)… Que na verdade, ele é muito parecido com o espelho que temos em casa.

EU NÃO SOU MACHISTA! ELE É QUE É!

Todos contra o machismo! Será mesmo? Amigo guardião da moral: não é você que se irrita com a forma de sua namorada de se vestir? Não é você que sempre que vê uma mulher na rua se sente no direito de dizer um “pssssiiiiuuuu”? Não é você que no meio de um evento de Capoeira começa a puxar papo torto com garotas que não te deram abertura para isso? Não é você que chega num curso de Capoeira já contando as horas para o momento de relax onde você vai tentar dar em cima das alunas? Não é você que confunde a admiração de uma mulher pela sua Capoeira com interesse sexual pelos seus atributos físicos? Não é você que é casado com uma capoeirista mas faz questão de que todo mundo saiba que você é pegador sinistrão cheio de amantes?

Quem nunca viu um mestre ou um futuro mestre de Capoeira ser inconveniente com mulheres, seja na roda, seja nos comentários, seja no samba ou nas festas?

A ideia de que o capoeirista tem que ser “pegador” faz parte em grande parte do nosso meio. Assédio sexual na Capoeira é quase sempre jogado para baixo dos panos, com as mulheres tendo que se afastar e sendo constantemente colocadas à prova ao se esquivarem dos ataques físicos que são piores fora da roda do que dentro dela.

Será que não chegou a hora dos capoeiristas homens refletirem mais seriamente sobre suas próprias ações? Será que somos tão diferentes assim do agressor em questão?

SEXO

Uma musiquinha tirada a engraçadinha era cantada até pouco tempo nas rodas de Capoeira e ainda pode ser encontrada nos sites de letras:

De um tempo para cá a coisa melhorou. Pelo menos não se ouve este tipo de imbecilidade na maioria das rodas, mas a sexualização continua sendo parte integrante da nossa cultura. Por exemplo, quando colocamos a palavra “Capoeira” no Youtube qual é o vídeo com recorde de visualizações? Mestre Bimba? Mestre Pastinha?

Não. O primeiro é este, com mais de 22 MILHÕES de visualizações

Quando se liga o vídeo não há nada de Capoeira e sim uma cena de samba. Será que isso quer dizer algo?

A figura feminina faz parte constante dos papos de bar pós-roda. “Comi essa, essa e aquela”, “Viu aquela gostosa de abadá coladinho?”, “Vai ter muita mulher no evento de beltrano?”

Quando as mulheres reclamam do machismo elas são vistas como “exageradas” ou então “estão de mi-mi-mi”.

Neste meio tempo um indivíduo se sente na liberdade de beijar a bunda da oponente na roda, assim como outro se sente na liberdade de chamá-la de “gostooosssaaa” na esquina ou mandar o clássico “te chupo toda” no meio da rua.

VIOLÊNCIA

Seguindo nas buscas do Youtube, chegamos em vídeos deste tipo. Os mais de 2 milhões de visualizações em um ano não dizem nada sobre nós? Sobre o que valorizamos?

Agora, sempre que aparece algum capoeirista desmaiando um adolescente numa roda ou bicando uma mulher num evento brota pacifista de todos os cantos.

Amigo pacifista: não é você que acha maneirão tatuar a testa do ladrão de bicicleta? Não é você que vota em quem diz que “bandido bom é bandido morto”? Que prefere ter filho morto do que gay? Que incita os alunos a darem chutes sem controle, tapas na cara e quedas de wrestling? Não é você que que quando alguém se machuca na roda é o primeiro a dizer: “Deu mole! Se estivesse treinando mais isso não acontecia”?

Não é você que incentiva uma Capoeira cheia de “raça”, “guerreira”, “pronta para tudo”?

Um pouco mais de bom-senso faz bem para todo mundo: não se deveria suspender ninguém numa roda de Capoeira. Tampouco dar um tapa na cara e uma cotovelada, muito menos bicar a caixa torácica de uma pessoa com metade do seu peso. Beijar as nádegas é apenas mais um ato surreal num festival de anomalias que longe de serem alienígenas, dizem muito de nós mesmos.

Se começarem a tatuar cada um dos vacilos que vemos na Capoeira vai faltar testa e tinta…

FOFOCA

Diariamente são postados centenas de vídeos e textos interessantes sobre cultura, política, corpo e outros assuntos super interessantes à Capoeira. No entanto, vídeos escandalosos e mensagens de fofoca fazem mais sucesso. Basta postar algo como: “Tem muito capoeirista comprando seu título de Mestre” ou “Olhe o trabalho de beltrano: isso não é Capoeira!” para se ganhar uma visibilidade baseada na fofoca. Quem nunca viu um mestre de Capoeira que passa a maior parte do seu tempo falando mal do trabalho dos outros?

Essa é a cultura da fofoca, mas isso é assunto para um próximo post! Por hoje é só!

Axé!

Mestre Ferradura

PS – Compartilhe este post e comente suas ideias! Se você gostou ou se você acha que estou de “mi-mi-mi”, diga aí e marque os amigos para debatermos juntos!

 

 

 

 Instituto Brasileiro de Capoeira-Educação (IBCE) 

 

o  Instituto Brasileiro de Capoeira-Educação (IBCE) é uma preparadora e certificadora, com uma metodologia de qualidade, democrática e gratuita, voltada a profissionais que trabalham ou desejam trabalhar com Capoeira-Educação.

A missão do IBCE é divulgar boas práticas profissionais, acessibilizar conhecimentos técnicos e científicos a pessoas que querem trabalhar com qualidade e garantir que um professor certificado tenha o aval da comunidade da Capoeira como alguém preparado para dar aulas.

Auxiliando na formação continuada de professores, o IBCE contribui para fortalecer o papel da Capoeira-Educação como prática pedagógica.

Contatos:

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    Web: capoeiraibce.com.br

 

Omri Ferradura Breda

Mestre de Capoeira e pedagogo

O objetivo deste trabalho é analisar como são transmitidas pela mídia e pela escola informações relativas à história afro-brasileira, especialmente à Abolição da Escravatura, e suas implicações nas identidades dos estudantes.

Devido à extensão do tema, recorri a diversos autores, privilegiando, no entanto, os estudos de Emilia Viotti da Costa, Elisa Larkin Nascimento, Ricardo Franklin Ferreira e Thomas Skidmore, por considerar seus trabalhos relevantes nas áreas de Ciências Sociais, Educação, Psicologia e História.

Ao lado da pesquisa bibliográfica, houve ao longo do trabalho preocupação em interferir na realidade, estabelecendo um diálogo com os autores do principal objeto de estudo analisado: a edição especial da revista Turma da Mônica – coleção Você Sabia?, nº 2, da Editora Globo, intitulada “A Abolição dos Escravos”. A revista é consumida por crianças e jovens de diversas faixas etárias e camadas sociais em todo o território nacional.

Livros com conteúdo educacional, porém não oficializados pelo MEC.

A coleção Você sabia? se propõe a ser uma fonte de informação lúdica, que facilite o aprendizado de certos feitos históricos nacionais, como o “Descobrimento” e a “Independência”. Por seu caráter supostamente educativo, definido pela editora como “ferramenta lúdica de apoio educacional”, pode ser encarada como um recurso paradidático, que o professor poderia utilizar para suscitar o interesse dos alunos por determinado tema em sala de aula.

Observou-se que um enfoque eurocêntrico e veladamente racista foi utilizado na apresentação dos conteúdos relativos à história afro-brasileira. A revista, no entanto, alegadamente se propõe a ser um veículo de valorização dessa mesma história. Conclui-se, portanto, que mesmo uma atitude teoricamente bem-intencionada em relação à questão racial brasileira, quando tratada de forma superficial, pode se provar infrutífera e contraproducente, estimulando de forma ingênua justamente aquilo que se propõe a combater.

O termo “negro” foi utilizado pelo dominador europeu para esvaziar a identidade dos diversos povos africanos escravizados, homogeneizando-os. Porém, ao longo deste trabalho será também utilizado na forma como foi ressignificado pelo movimento negro: uma identificação positiva, com os valores étnicos dos afrodescendentes (Ferreira, 2000, p. 81). “Mesmo reconhecendo as limitações advindas de assumirmos categorias raciais como “branco” e “negro”, tais classificações foram utilizadas, pois, se não for à ‘raça’, a que atribuir as discriminações que somente se tornam inteligíveis pela idéia de ‘raça’?” (Guimarães, 1999a, p. 24).

A mídia, os livros didáticos e os paradidáticos são fontes disseminadoras de informação e valores. No entanto, a transmissão destes é baseada numa ideologia muitas vezes sem que os autores se apercebam disto. Para ilustrar esse fato, foi feita uma breve análise das representações sociais do negro utilizadas em histórias em quadrinhos no século XX. Avaliamos o impacto que essas representações podem ter na identidade e na autoestima das crianças brasileiras.

O trabalho não se propõe a ser uma pesquisa imparcial, baseada numa pseudoneutralidade científica impossível de ser atingida nas Ciências Humanas. Segundo Ferreira (2000) e Freire (1996), é importante que o trabalho em ciência politicamente comprometido parta de situações existenciais que tenham tocado emocionalmente o pesquisador, de modo que este recuse a neutralidade, passando a “elaborar trabalhos cada vez mais diretamente comprometidos com a melhora da condição humana” (Ferreira, 2000, p. 19-61). Nas palavras de Freire (1996): “daí o meu nenhum interesse de (…) assumir um ar de observador imparcial, objetivo, seguro, dos fatos e dos acontecimentos (…). Quem observa o faz de um certo ponto de vista, o que não situa o observador em erro” (1996, p. 14).

A subjetividade do pesquisador deve ser considerada uma das variáveis a influenciar os rumos da pesquisa. A motivação principal que me levou à elaboração deste trabalho foi a indignação sentida ao analisar a revista citada e perceber que tal material foi impresso e distribuído em todo o país. Levando em conta o cenário de desigualdade social/racial existente no Brasil, fazem-se necessárias medidas e estudos que combatam esse mal e tentem, de alguma forma, reverter esse quadro.

Representação social do negro em histórias em quadrinhos – HQs

As HQs, como são chamadas pelos fãs, pelo custo reduzido e facilidade de leitura, são para muitos a única fonte de leitura acessível. Tradicionalmente, tendem a representar a ideologia vigente na época em que são editadas. Dessa forma, os personagens, a linha narrativa e, principalmente, as gravuras podem servir como termômetro dos valores e da ideologia de determinado momento histórico.

Tarzan – 1912

Criado por Edgar Rice Burroughs, filho do inglês Lorde Greystoke e sua esposa, Lady Alice, Tarzan representava o imaginário do imperialismo europeu na África. O “Rei dos Macacos” era a única pessoa branca no meio da exótica selva africana, portanto era justo que recebesse o titulo de “Rei”. A imagem que se expunha era a de que no continente africano só habitavam macacos ou seres humanos próximos destes na escala evolutiva.

  
Figuras 1 e 2: O personagem branco sempre em vantagem.

Tintin – 1931

Personagem de Hergé, Tintin apresentava a visão ingênua do bom europeu em visita à África. O colonialismo e o imperialismo da época se refletem em imagens estereotipadas, como esta:

Figura 3: A África no imaginário europeu.

Mandrake – 1934

Criado por Lee Falk, o personagem se fazia acompanhar de Lothar, um príncipe africano que havia trocado seu reino e o título de “Príncipe de Sete Nações” para viver como capataz de seu “patrão”:

Figura 4: Lothar é o serviçal de Mandrake. “No início da série, ele era um escravo negro que chamava Mandrake “mestre”. Com o tempo, mentalidade evoluindo, passa a chamá-lo de “patrão”, termo um pouco menos racista” (www.bdoubliees.com, acesso em 17/06/2006).

Apesar de constantemente salvar Mandrake de situações de risco e de ser apresentado como seu amigo e braço direito, Lothar sempre aparecia nas gravuras atrás de Mandrake. Até porque essa era sua função.

   

Figuras 5 e 6: “A presença de Lothar, com seu enorme corpanzil negro, só tinha a finalidade de destacar Mandrake graficamente” (www.arcadovelho.com.br, acesso em 17/06/2006).

Fantasma -1936

Das mãos do mesmo autor, surgiu O Fantasma. O personagem, de linhagem britânica nobre, vivia na África, sendo sempre representado como modelo de civilização e ordem para os chamados povos selvagens.

Figura 7: “Ele atende às tribos locais sentado num trono, com caveiras esculpidas nas pontas!” (www.universohq.com, acesso em 17/06/2006).

Figuras 8 e 9: “Dá medo ver o Fantasma enfurecido”; “O Fantasma é violento com os violentos” – ditados da selva (www.universohq.com.br, acesso em 17/06/2006).

Segundo Galvão (on-line),

o Fantasma perdeu força simplesmente porque a África não existe mais no imaginário mundial. Na década de 1930 ainda era o continente negro, cheio de mistério e animais enormes, e gigantes Masai e anões pigmeus. Os safáris eram chiques.

Hoje a África não tem mistério nenhum. Tem tutsis e hutus massacrando-se uns aos outros, tem a África do Sul recuperando-se do apartheid, tem a Libéria e a Somália, tem o Ebola e uma população miserável condenada a morrer de Aids. Quando dizemos que a África é selvagem, certamente não é no mesmo sentido que dizíamos há um século.

No trecho citado, o autor retrata a decadência do modo colonial de enxergar a África e a ascensão da imagem atual do continente. Ambas as visões são depreciativas, assim como as gravuras expostas. Os personagens brancos são valorizados em detrimento dos personagens negros.

Todos os heróis tinham em comum, além da descendência europeia, uma relação no máximo paternalista com os africanos, apresentados graficamente sempre em um nível imagético abaixo ou atrás dos protagonistas.

Sendo os autores de origem branco-europeia e vivendo em países de população majoritariamente branca, não é de se surpreender que refletissem os preconceitos e a imagem colonialista da época.

O Brasil é o segundo maior país de população negra do mundo, ficando apenas atrás da Nigéria (Guimarães, 1999b). É de se supor, portanto, que essas imagens oferecidas aos jovens brasileiros reforçassem um ideal de ego branco, desvalorizando a riqueza da pluralidade étnica do país. Só recentemente teve início um movimento de valorização da cultura afro-brasileira na mídia e no meio educacional.

Mídia, livros didáticos e paradidáticos

No que se refere a mídia, é uma instância formadora de opinião por excelência, extremamente ideológica, que tende a reproduzir os valores da classe que adquire os produtos anunciados em seus comerciais.

Lima (apud Ferreira, 2000) afirma: “Na mídia, o segmento negro tem sido representado por uma imagem estereotipada, na qual os afrodescendentes são mostrados frequentemente em posição subalterna em relação ao branco” (p. 43).

Nos últimos anos, a crescente mobilização da população negra fez o mercado perceber a necessidade de se afinar com esse novo consumidor, reproduzindo em revistas, jornais e programas de TV personagens negras em papéis diferentes dos “clássicos”: empregada doméstica, manobrista, ladrão. Há alguns anos, seria inimaginável um personagem negro protagonizar algum programa de TV ou filme. Nos anos 1970, ficou famoso o caso do ator Sérgio Cardoso, ator branco pintado de preto para viver o protagonista na novela A cabana do Pai Tomás. De lá pra cá, as emissoras têm procurado se adaptar aos novos tempos. Como o negro agora consome, deve ser retratado dessa maneira.

Nesse novo cenário surgem então iniciativas de “resgate e valorização” da cultura e da história negras, entre elas edições de revistas voltadas para o público jovem. Porém algumas perguntas se fazem pertinentes: qual o critério utilizado para determinar o que deve ser “resgatado e valorizado”? Em quais valores as informações são baseadas? Quais são os pressupostos ideológicos envolvidos? E, principalmente, qual a extensão da transformação pretendida com a difusão de certos saberes e omissão de outros, ou seja, até que ponto se pretende “mexer na ferida”?

Além da mídia, os livros didáticos, pela sua abrangência e importância para professores e alunos, estão na ordem do dia em se tratando de preconceito.

Tradicionalmente, esses livros têm sido disseminadores de discriminações diversas. No tocante à população afro-brasileira, a primeira imagem de personagens negros em livros didáticos é em situações a-históricas, posto que não se apresenta a História pré-colonial africana, em sua riqueza e diversidade. Os africanos de diversas origens são chamados pelos nomes genéricos de “negro” ou “escravo”, e sua cultura é apresentada como selvagem. As fotos ou gravuras em que aparecem são sempre relacionadas à escravidão ou a papéis subalternos na sociedade moderna, como faxineira ou porteiro. Segundo Silva (2002),

a primeira representação que a criança negra tem de si na escola a projeta como escrava, sujeito passivo da história, escravizada e, num ato de indulgência dos brancos, libertada. Não há feitos gloriosos dos seus antepassados, não há heróis negros, a religião dos negros é tratada como fetiche, a semântica da palavra negro ou preto é empregada como sinônimo de algo ruim, depreciativo (p. 68).

A população branco-europeia tem sua imagem e seus valores constantemente valorizados. Isso contribui para a formação de uma cultura veladamente racista, posto que se funda em estereótipos aceitos tácita e inconscientemente pela população. De acordo com Ferreira (2000),

apesar de [na escola] nem sempre haver uma hostilidade declarada contra a criança afrodescendente, há uma consistente valorização dos valores branco-europeus, de forma a favorecer, nas crianças, a identificação com os ideais do grupo dominante branco (p. 70).

Do ponto de vista da criança negra (principalmente da criança negra pobre), seu passado não tem nada a ser valorizado. A escola, ao adotar uma postura conformada com o status quo, acaba por ser uma instância de opressão contribuidora para o preconceito.

Os valores que estigmatizam a população negra são confirmados pela educação, em ações e omissões que tendem a relacionar a posição econômica desvantajosa dessa população a uma suposta incapacidade inata de ascender socialmente. Quando esses valores são introjetados pelo oprimido, sua condição presente de inferioridade econômica é justificada (Freire, 1987; Ferreira, 2000). Como consequência cruel,

a cor de pele e as características fenotípicas acabam operando como referências que associam de forma inseparável raça e condição social, o que leva ao afrodescendente a introjeção de um julgamento de inferioridade, não somente quanto ao aspecto racial, mas também em relação às condições socioeconômicas, implicando o favorecimento de uma concentração racial de renda, de prestígio social e de poder por parte do grupo dominante (Souza, apud Ferreira, 2000, p. 41-42, grifo nosso).

Quanto aos livros didáticos, se faz mister reconhecer que nos últimos anos a situação se alterou. Desde a implementação do Programa Nacional do Livro Didático (PNLD/MEC) dezenas de livros são vetados anualmente. As editoras passaram a ser mais criteriosas e o nível das edições melhorou. Essa política vai ao encontro dos anseios da população brasileira e das reivindicações antigas do Movimento Negro (Nascimento, 1993). Ainda assim, de acordo com Santos (apud Trindade; Santos, 2002), “vários volumes constantes do Programa Nacional do Livro Didático estão muito distantes de uma análise menos estereotipada e conservadora da história” (p. 79). Esse autor, em artigo sobre o ensino de História, levanta a questão: “como interessar-se pela historia brasileira, se esta é contada a partir da perspectiva das classes dominantes, dos vencedores e dos detentores do poder?” (p. 82).

Coelhadas na Abolição

Nossa análise foi feita sobre a edição especial da revista Turma da Mônica cujo título é “Abolição dos Escravos”. Acredito que a história tenha sido baseada em informações históricas rasas, tratadas de forma superficial e preconceituosa. Pululam nas páginas exemplos repetidos de preconceito explícito. A ideologia racista permeia explicitamente o livro.

No ano de edição da revista, 2002, já havia no mercado diversos livros de História do Brasil revisada, o que indica que, se as informações preconceituosas não foram intencionalmente reproduzidas, ao menos a editora não se preocupou em pesquisar fontes modernas nem em ter uma postura crítica e reflexiva, comprometida com a mudança.

A figura do homem negro é representada em dezenas de imagens negativas: sofrendo, trabalhando acorrentado, sendo castigado. Em 44 imagens em que aparecem personagens negros, somente seis os apresentam em liberdade. Destas, duas se passam dentro do contexto da escravidão, em situação de fuga ou em lembrança de um passado fora do cativeiro. São 40 imagens negativas e estereotipadas para quatro positivas, ou seja, 90% da obra reforçam a condição de inferioridade da população afrodescendente.

Tabela 1: Classificação das imagens em que personagens negros aparecem representados negativamente

Aprisionados 5 imagens
Castigados 5 imagens
Apavorados 6 imagens
Em trabalhos forçados 9 imagens
Livres, porém esfarrapados/em ferros 13 imagens

A revista acerta ao apresentar com precisão a extensão dos danos feitos à população afrodescendente, mas não equilibra essa relação com imagens positivas das lutas protagonizadas por ela. Acredito que, dessa forma, inutiliza suas boas intenções e não alcança seu potencial social.

Pela pouca seriedade dada ao tema, é de se supor que os demais livros da coleção também sejam reprodutores da História oficial, dirigida por uma visão eurocêntrica e ufanista.

Seria preciso reproduzir as dezenas de imagens negativas para dar a real dimensão do que está sendo descrito; porém optou-se por destacar os exemplos de preconceito mais explícitos da revista:

Figura 10: A capa.

Temos a seguinte imagem: muitas pessoas felizes, comemorando a assinatura da Lei Áurea, exibida com alegria pela Princesa Isabel. Entre elas destaca-se um homem negro seminu, com os resquícios das correntes ainda nas mãos e radiante de alegria. Todos os outros estão vestidos. Como poderia estar ele tão feliz apesar das argolas de ferro que machucavam seus punhos e de sua situação desfavorável na sociedade?

É claro que se trata de uma alegoria, mas não podem ser deixados de lado os efeitos nocivos dessa imagem no inconsciente coletivo e, especialmente, na autoimagem das crianças negras que, dessa forma, se veem retratadas nas bancas de jornal de todo o país.

No início da revista, José do Patrocínio, personagem da história, está contando à Mônica sobre o tráfico de africanos, quando salienta:

Figura 11: O tráfico negreiro feito por africanos.

Por que “pior ainda”? O europeu escravizando é melhor? Ou menos pior? A imagem ainda apresenta o vendedor supostamente “traindo seus irmãos de cor” por uma ninharia. Reforçam-se aí três estereótipos: o negro objeto, o negro traidor e o negro burro!

A frase ainda escamoteia a verdade ao tentar passar a imagem de que existia um povo negro, e não diversas nações, muitas vezes inimigas históricas, que lutavam entre si, assim como ingleses, franceses e alemães – que nem por isso são apresentados como “traidores da raça branca”.

Segundo Romão (in Cavelleiro, 2001),

se é possível compreender que os brancos possuem entre si diferenças determinadas pelas existentes em um grande continente, não é possível observar este fenômeno quando, na escola, se fala dos (…) africanos. São tratados como se fossem todos iguais (p. 163).

Na escola, as diversas culturas africanas são tratadas indistintamente, as línguas reduzidas a dialetos tribais e as religiões a seitas (quando não “rituais satânicos”). Omitindo-se a diversidade, omite-se também o fato de que na África floresciam os mais diferentes conhecimentos artísticos e tecnológicos, adaptados às necessidades e ao modo de vida de cada uma de suas sociedades.

Generalizações e simplificações são recorrentes quando se trata de questões ligadas à cultura negra. Ou alguém já ouviu uma frase do tipo “os europeus falavam o dialeto europeu, viviam todos em um só reino e iam todos à Igreja Católica Apostólica Romana aos domingos”? É claro que não! Aprendemos na escola as diferenças entre Inglaterra, França, Portugal, Espanha. Sabemos da Reforma Protestante, das revoluções cientificas e até os nomes das caravelas de Cabral! Por que então não aprendemos nada sobre os Ashanti, os Bantus, os diversos reinos e civilizações africanas? Por que esse conhecimento é negado aos estudantes e aos professores brasileiros? Reduzir e homogeneizar são formas de uma estratégia velada de dominação, em que um dos objetivos é diminuir a curiosidade dos educandos em relação à sua história.

Um dos lemas da ideologia racista reforçada na revista poderia ser resumido na frase: “na África já existia escravidão muito antes da chegada do europeu”. Verdade. Assim como existia escravidão também em Roma e na Grécia, propaladas como a base da civilização e da democracia. Também na Europa, durante toda a Idade Média, a maior parte da população vivia em condições de servilismo similares à escravidão. O modo de produção capitalista veio alterar esse cenário, transformando a população pobre em “escravos assalariados”.

A escravidão na África era de natureza diversa da que o colonizador europeu instituiu nas Américas. O escravo africano muitas vezes se encontrava naquela condição por razões de guerra ou de dívida. O indivíduo mantinha seu nome e sua identidade. Muitas vezes essa escravidão era um momento transitório, e não raro acabava em casamento com algum membro do clã familiar, passando então a membro da nova comunidade.

O europeu trouxe consigo o advento da desumanização: o escravo deixava de ser humano para se transformar em objeto, perdia seu passado e sua identidade, sua língua e sua religião; perdia seu nome e passava a ser conhecido pelo sobrenome do dono da fazenda que o adquiria. Isso era inédito nas relações escravistas africanas, e foi uma semente nociva com consequências funestas até nossos dias.

A frase reproduzida na revista – “Pior ainda é o fato de que negros vendem negros” – é não mais que uma ridícula tentativa de justificar o injustificável! As pessoas que repetem essa baboseira do senso comum racista não se dão conta de que “brancos queimavam brancos” na fogueira durante a Santa Inquisição, em nome de Deus! Os horrores cometidos pela Igreja são condenados. No entanto, os inquisidores jamais são julgados pela cor de sua pele.

Inimigos matam e praticam todo tipo de ato vil contra seus oponentes desde que o mundo é mundo, independente da cor da pele. Por que então se acusa o “negro de vender negro”? Simples: porque foi bem-sucedida a empreitada europeia de diluir a identidade dos diversos povos africanos em um único e uniforme bloco, o dos “negros”. Dessa forma, não são observadas as particularidades de cada nação e, baseando-se nas guerras interafricanas, justificam-se os genocídios praticados pelo europeu no continente africano.

Ainda há na Figura 11 uma peculiaridade: a mulher presa usa saia de palha (provavelmente para parecer africana), porém a blusa é ocidental-moderna e o pano na cabeça remete a uma empregada doméstica brasileira.

A história continua:

Figuras 12 e 13: O destino da carga humana

Entre figuras de homens e mulheres negros sendo vendidos, marcados com ferro quente, empilhados no porão, todas reforçando sua condição inferior, encontramos a primeira e uma das únicas imagens do negro em liberdade, ainda que só na lembrança:

Figura 14: O estereótipo do rei africano

Pode-se perceber a semelhança entre o vestuário do personagem da Figura 14 com o “traidor da raça” da Figura 11 e o da negra da Figura 13. A imagem que fica é de que todo africano ou se veste com folhas ou com panos brancos.

Passatempos

Como de costume, nas revistas da Mônica, há uma seção de passatempos no interior da edição. É sabido que a atividade lúdica facilita a aprendizagem dos conteúdos e reforça valores. Penso que exatamente por isso a revista é mais perniciosa do que um material declaradamente racista, pois age em nível inconsciente, reforçando valores que estigmatizam a população negra como inferior.

Figura 15: Os personagens “em ordem de importância”.

Nesta página são apresentados os personagens da Abolição. Podemos reparar que o papel dos afrodescendentes, apresentados convenientemente ao final da página, é reduzido a “escravos libertos”, felizes da vida (apesar das correntes).

Nesta outra página, Jeremias, personagem negro, aparece como navegador europeu, encorajando o leitor a distribuir as palavras que a editora julgou serem as mais relevantes em relação à Abolição.

Figura 16: Onde estão as palavras Zumbi, luta, quilombos?

Na figura seguinte há um mapa. Os diversos povos africanos poderiam ter sido representados graficamente. No entanto, a África é apresentada como bloco único e uniforme.

Figura 17: A Europa é um continente e Portugal, um país. E a África?

A próxima atividade levanta uma questão: se Jeremias é representado como europeu, por que então não se pensou em apresentar o personagem Anjinho – obviamente loiro de olhos azuis – como africano?

Figura 18: Os personagens estão rindo do quê?

Na primeira atividade, insinua-se que foram necessárias somente leis para “libertar os escravos”, negligenciando as lutas deles por sua própria libertação.

Na segunda atividade da mesma página, utiliza-se o conceito de “raça”, junto com as palavras “negro” e “escravo”. Associando as três, podemos ter como combinações: “a raça do escravo é negra”; “o escravo é da raça negra”; “a raça negra é escrava”.

A palavra “escravo”, no inconsciente coletivo brasileiro, remete não aos judeus no Egito ou aos romanos no Coliseu; e sim à população negra escravizada. A atividade proposta apenas reforça esse já tão arraigado conceito.

A seguir há um jogo dos sete erros:

Figura 19: O oitavo erro foi apresentar a princesa “boazinha” – obviamente em um nível imagético acima dos “passivos e felizes negros” – acabando com a escravidão com uma “penada”.

As meninas negras estão vestidas como empregadas domésticas (assim como as demais personagens negras) e a branca, de princesa.

A repetição de imagens estereotipadas pode gerar nas crianças negras um sentimento de inferioridade, resultando

em rejeição e negação dos seus valores culturais e preferência pela estética e valores culturais dos grupos sociais valorizados nas representações. (…) As denominações e associações negativas à cor preta podem levar as crianças negras, por associação, a sentir horror à sua pele negra (Silva, in Munanga, 2001, p. 16-24).

Ao contrário das demais imagens, em que adultos são representados, esta apresenta crianças; portanto, a rejeição ou identificação é imediata. Como a imagem da criança branca é valorizada e a da criança negra é apresentada numa situação de inferioridade, existe a possibilidade de, “internalizando uma imagem negativa de si próprio e uma imagem positiva do outro, o indivíduo estigmatizado (…) procurar aproximar-se em tudo do individuo estereotipado positivamente” (Silva, apud Munanga, 2001, p. 16-24).

Em contrapartida ao sentimento de inferioridade, a estereotipia das imagens pode gerar nas crianças brancas outro sentimento tão nocivo quanto: o de superioridade. Esse estado patológico provoca danos na forma como as crianças enxergam a si e ao mundo, pois, de acordo com Ferreira (2000), “é condição importante para a saúde psicológica ter-se um senso positivo de si mesmo como membro de um grupo do qual se é participante, sem nenhuma ideia de superioridade ou inferioridade” (p. 68).

No Brasil, essas relações dicotômicas indicam uma distorção social no que se refere a identidade, uma vez que, em uma sociedade miscigenada como a brasileira, o ideal valorizado é o branco-europeu.

Ainda segundo Ferreira (2000), a identidade é a

maneira como o individuo constrói suas referências de mundo (…), as referências em torno das quais ele organiza a si mesmo e a sua relação com o mundo, coletivamente compartilhadas, tanto no nível consciente quanto inconsciente.(…) a identidade é uma referência em torno da qual a pessoa se constitui (grifo do autor) (p. 45-47).

Crianças que não se veem representadas positivamente tendem a criar uma identidade baseada em valores estigmatizados, impossibilitando-as, dessa forma, a “alterar situações de discriminação por meio de atitudes afirmativas quanto às especificidades raciais” (Souza, apud Ferreira, 2000, p. 41).

A continuação da história apresenta os castigos e a resistência negra:

Figura 20: “Quando é rebelde”, por que não “quando luta pela sua liberdade”?

Falando sobre os quilombos

Figuras 21, 22 e 23: Apesar de apresentar de forma romântica e ingênua a vida nos quilombos, essa é a única parte, em 33 páginas, em que o homem negro é apresentado vivendo em liberdade.

Leis abolicionistas

A escola brasileira ensina e a mídia reafirma, de forma bastante reduzida, que as leis abolicionistas foram de grande importância para a melhora das condições de vida da população negra, quando não benesses concedidas pelos donos do poder. A revista trata das leis abolicionistas reproduzindo esses conceitos em imagens deturpadas e reprodutoras da História oficial.

Por estas afirmações falaciosas serem tão repetidas e pelo seu valor simbólico no imaginário coletivo, é fundamental saber redimensionar sua real importância. O objetivo de estudar as leis é tentar compreender por que sua transmissão segue sendo repetida de forma deturpada nas escolas e na mídia brasileiras. Se é verdade, segundo Freire (1996) e Focault (2004), que qualquer estudo deve ser feito levando em conta a ideologia de quem o sistematiza ou o reproduz, a serviço de quem e de qual ideologia as leis abolicionistas são transmitidas desta forma?

Histórico da Abolição

O primeiro dado a se ter em mente é que a Abolição foi um processo inevitável pela mudança do modo de produção escravista/colonial para o capitalismo e pela industrialização crescente no mundo. A escravidão aos poucos tornou-se uma instituição anacrônica. De acordo com Costa (1988), o capitalismo, a campanha abolicionista e a insurgência escrava mudaram as relações de produção: “As condições de produção tinham-se modificado no decorrer do século XIX, de forma a tornar o trabalho escravo cada vez mais irrelevante na escala nacional” (p. 86). Portanto, antes mesmo da Abolição “o desenvolvimento do capitalismo e a Revolução Industrial já haviam condenado a escravidão como forma de trabalho” (p. 94).

Em 1831 ocorreu a proibição do tráfico negreiro. A Inglaterra pressionou o Brasil a adotar uma lei considerando livre qualquer africano introduzido no país a partir de 7 de novembro daquele ano. Segundo Costa (1988), “a lei foi simplesmente ignorada. Entre 1831 e 1850 mais de meio milhão de africanos foram ilegalmente introduzidos no país” (1988, p. 27). Em 1850 foi aprovada a Lei Eusébio de Queiroz, mais dura e que surtiu efeito maior, apesar de o tráfico ter continuado por mais alguns anos antes de cessar completamente.

No curto prazo, os preços dos escravos dobraram e continuaram a subir daí em diante. Ante a alta dos preços, os fazendeiros passaram a se preocupar mais com o tratamento dado aos escravos. Multiplicaram-se, nessa época, manuais ensinando como tratar melhor as “mercadorias” humanas (Costa, 1988, p. 31). Outra consequência do aumento nos preços foi a concentração de escravos nas mãos dos grandes senhores. Dessa forma, a população, alijada de um “bem” que passou a privilégio de poucos, deixou de se identificar com a elite escravista. A escravidão começava a dar sinais de sua inviabilidade como sistema econômico (Salles; Soares, 2005).

Leis do Ventre Livre e dos Sexagenários

A revista se detém mais pormenorizadamente nas Leis do Ventre Livre, dos Sexagenários e Áurea.


Figuras 24 e 25: Ventre Livre.

A Lei do Ventre Livre foi fruto das batalhas entre os emancipadores e os escravistas. Os primeiros lutando por sua aprovação e os últimos contra. Como a agitação social já se tornava grande em prol da Abolição, a Lei do Ventre Livre foi aceita pelos escravistas com base na premissa “reformar para evitar maior radicalização” (Costa, 1988, p. 47).

No entanto, a pressão dos fazendeiros findou por transformar a lei num instrumento a seu favor. O texto do quadrinho passa a ideia de que Lei foi benéfica à população negra quando, na verdade, omite o fato de que o projeto final dava poder aos senhores de manter os ingênuos (como eram chamados os filhos dos escravos) em estado servil até os 21 anos ou entregá-los ao Estado, mediante indenização: “Ficavam [os ingênuos] obrigados a prestar serviços gratuitos em retribuição por seu sustento. Isso na prática significava que as crianças nascidas de mãe escrava de fato permaneceriam escravizadas” (Costa, 1988, p. 47).

Façamos um cálculo rápido, feito primeiramente pelo abolicionista Rui Barbosa (Costa, 1988): uma criança nascida em 1871, antes da aprovação da lei, teria nascido e continuaria escrava até o fim da vida. Se essa criança tivesse um filho aos 40 anos, isto é, em 1911, este seria escravo até 1932!

Para melhor compreensão desse cálculo hipotético, ilustrei uma situação também hipotética, em que um homem negro, chamado “João”, teria um filho chamado “Francisco”:

Tabela 2: Ilustração do cálculo de Rui Barbosa.

1871 – Nasce João, no dia 27/09, véspera da Lei do Ventre Livre; portanto, não beneficiado por ela.
1911 – João, aos 40 anos, tem um filho, Francisco. Francisco é ingênuo, portanto deve permanecer nas mãos do senhor até os 21 anos.
1932 – Francisco completa 21 anos e é libertado.

De acordo com a Lei do Ventre Livre, caso João tivesse um filho aos 60 anos, a escravidão no Brasil teria se prolongado até depois da Segunda Guerra Mundial. O que no início pareceu uma vitória do movimento abolicionista, em pouco tempo se revelou uma armadilha. Os escravistas, por sua vez, quando perceberam que a escravidão duraria meio século a mais, passaram a defender a lei contra a qual haviam arduamente lutado (Costa, 1988). De acordo com Salles e Soares (2005), “o Visconde de Rio Branco, que nos debates (…) de 1866 não vira razões para promover a emancipação dos nascituros, era, agora, o chefe do Gabinete que fazia aprovar a lei” (p. 110).

Como a Abolição se deu 17 anos após a Lei do Ventre Livre (em 1888), e como a entrega de crianças ao Estado foi praticamente nula, quase nenhum ingênuo foi beneficiado por ela:

pior ainda, ingênuos continuaram a viver como escravos, a ser vendidos juntamente com suas mães, a ser castigados como qualquer outro escravo, perfazendo as mesmas tarefas a que teriam sido obrigados se não tivessem sido libertos pela lei de 1871. Para eles, a liberdade continuava uma promessa a ser cumprida num futuro distante (Costa, 1888, p. 50).

Lei dos Sexagenários:

Figuras 26 e 27: Lei dos Sexagenários

Infelizmente, a falta de uma pesquisa criteriosa levou a revista a reproduzir a velha falácia de que o idoso negro teria sido beneficiado. Na verdade, de acordo com Costa (1988), esse pseudobenefício não foi uma conquista da população negra nem uma benesse da elite abolicionista. A Lei dos Sexagenários foi “uma tentativa desesperada dos que se apegavam à escravidão de deter a marcha do processo abolicionista” (p. 70) e ganhar alguma indenização em troca de escravos que já não mais serviam como mão de obra produtiva.

Faltando apenas três anos para a Lei Áurea, na prática a Abolição já havia sido tomada das mãos do governo pela população civil. De acordo com Costa (1988), a década de 1880 foi marcada pela inevitabilidade da implementação de mudanças. Os mais diversos setores da sociedade protestavam contra a escravidão, especialmente nos centros urbanos.

Na segunda metade da década de 1880, havia se tornado uma prática comum em São Paulo bandos de negros desafiarem as autoridades, arrancarem escravos das mãos dos capitães-do-mato, invadindo trens com o fim de libertar escravos de seus senhores. (…) No Rio de Janeiro, a agitação parecia incontrolável (p. 64-87).

Devido à turbulência política, os escravistas agora buscavam leis que postergassem a emancipação total que se aproximava, respeitando o direito de propriedade e o princípio de indenização.

Os mesmos fazendeiros que haviam inicialmente combatido a Lei do Ventre Livre, em 1885 lutaram arduamente pela aprovação da Lei dos Sexagenários.

A imagem da cultura negra

Figura 28: Contribuições da cultura negra no Brasil.

Apresenta-se a personagem negra mais uma vez como empregada, servindo à patroa branca. Pode-se concluir pelas imagens que cada uma está em seu devido lugar, pois, nas palavras de Alves (2004), “séculos de escravidão e miséria jogaram os negros no alto das favelas e no fundo das cozinhas” (p. 6).

No primeiro quadrinho, a frase “O negro precisa se integrar à sociedade!” parece transferir ao afrodescendente a responsabilidade pela sua não inserção. Em seguida, a “integração” apresentada é relegada às contribuições “exóticas” africanas, chamadas por Costa (1982) de “habitual periferia culinária-folclórica” (1982, p. 23), perpetuando assim a imagem do “negro folclórico”. São omitidas as contribuições africanas no campo da agricultura, da matemática, da navegação, da engenharia, da arquitetura, da medicina.

Atribui-se ao negro brasileiro a responsabilidade pela preservação e difusão da cultura popular, “responsabilidade incômoda, aliás, em cuja delegação pode-se detectar alguns componentes de preconceito incubado” (idem, p. 15). Ao se definir e classificar o negro como guardião dessa cultura, delimita-se também o seu campo de atuação, restringindo-o a esse espaço.

Hardt in Alliez (2000) afirma que “o racismo não mais se apoia em um conceito biológico de raça, e sim nas diferenças culturais, que seriam essencialmente constitutivas da identidade e, portanto, insuperáveis” (p. 363). Segundo essa visão, “seria vão, e até mesmo perigoso, permitir ou impor uma mistura de culturas” (idem, p. 365).  Estabelece-se, assim, uma base teórica igualmente forte para a separação e a segregação sociais:

esse pluralismo aceita todas as diferenças em nossas identidades, sob a condição de concordarmos em agir tendo por base essas diferenças de identidade, preservando-as, assim, como indicadores (…) de separação social (Alliez, 2000, p. 365).

A Lei Áurea

Segundo Salles e Soares (2005), a escravidão em 1888 já estava definitivamente sepultada. A Princesa Isabel assinou uma lei que apenas “sancionava uma situação de fato” (p. 113). No entanto, a revista atribui a esse fato uma dimensão histórica diversa:

Figura 29: A Lei Áurea

Se era só assinar uma lei, o que será que levou a Princesa Isabel a esperar tanto? A revista traz a ideia de que a Abolição foi um ato simples, bastava a princesa ter “pena” dos escravos, trocadilho infame que parece representar o que os autores presumiram ser o sentimento ideal em relação ao negro: piedade.

Quanto à “penada”, afirma Costa (1998, p. 15): “a Lei Áurea abolia a escravidão, mas não o seu legado. Trezentos anos de opressão não se eliminam com uma penada”.

Em 1888, a Lei Áurea apenas atestou o que de fato já era uma causa popular: “a lei vinha, como bem observou mais tarde o presidente da Província de São Paulo, selar um fato consumado” (Costa, 1988, p. 92). De acordo com Salles e Soares (2005), “em 13 de Maio os escravos de fato não eram mais que 400 mil e a perspectiva de liberdade estava cada vez mais a seu alcance” (p. 113).

Segundo Skidmore (1976), em 1872 a porcentagem da população escrava na população total era de 15,2%. Em 1888, essa proporção já havia diminuído a 5%. “Quando veio a Abolição, o Brasil já tinha uma longa experiência com milhões de homens de cor livres” (p. 58). A diminuição da população escrava se devia a diversos fatores, entre eles: à luta dos próprios escravos, à alta dos preços da mão de obra escrava, à campanha abolicionista, à mecanização da produção, à construção de ferrovias e à introdução do trabalho imigrante livre: “Dessa forma, o desenvolvimento do capitalismo do País, criando novas oportunidades e investimentos, tornava a imobilização de capitais em escravos menos atraente do que fora no passado, quando faltavam aquelas alternativas” (Costa, 1988, p. 57).

O ato de abrir mão dos 5% de escravos que inevitavelmente seriam libertos foi uma cartada de mestre da elite branca. Fabricando a ilusão que havia libertado um enorme contingente negro, a classe dominante conseguiu:

No processo de formação-invenção da cidadania brasileira, iniciado após a instituição da República e perpetuado durante o Estado Novo, o Brasil teve o duvidoso mérito de construir e propagar uma imagem de democracia racial. Esse mito preconizava a convivência harmônica entre negros e brancos, sob a suposição de que não haveria discriminação racial no Brasil (Salles; Soares, 2005).

  1. se imortalizar como defensora dos ideais humanistas, criando a base para a ideologia da democracia racial;
  2. se eximir da responsabilidade quanto ao futuro da população negra; e
  3. criar um sentimento de gratidão à Princesa Isabel – apelidada de “redentora” (embora ela apenas tenha “redimido” o nome da família imperial) – por parte da população negra, o que simbolicamente colocou essa pseudoliberdade como dívida à população branca. A elite fundiária foi suficientemente astuta “para perceber que se presidissem ao último ato poderiam conservar em suas mãos o controle político” (Costa, 1988, p. 54).

No entanto, sem indenizações para os ex-escravos, a situação se revelou um abandono à sua própria sorte. Para muitos a Abolição, sem meios para a consecução da liberdade, representou apenas o direito de ser livre para escolher entre a miséria ou a opressão do trabalhador pobre brasileiro: “pode-se dizer que o processo de emancipação do negro não culminou na Abolição. Começou com ela e ainda está longe de se concretizar” (Costa, 1988, p. 12).

Ao contrário da postura passiva atribuída pela ideologia dominante, a população negra lutou desde sempre pela sua liberdade e protagonizou, na ultima década da escravidão, o “maior movimento de desobediência civil de nossa história” (Mattos, 2005). ­­Segundo Costa (1988), “o fator decisivo [à Abolição] foi a insurreição dos escravos (…), o que levou os fazendeiros a ver a Abolição como uma medida necessária ao restabelecimento da ordem” (p. 12-52).

Para essa autora, a maior emancipação conseguida pela Lei Áurea foi “libertar os homens brancos do peso da escravidão e das contradições que existiam entre a escravidão e os princípios liberais adotados pela Nação”, pois “a escravidão era uma instituição ultrapassada, arcaica, símbolo do atraso do País” (p. 15-40).

Racismo com a melhor das intenções

A mobilização popular forçou a emancipação formal. Foi, segundo Costa, uma vitória do povo e uma conquista dos negros livres e escravos; “estes, no entanto, não escreveram a sua história. Por isso ela foi contada por outros” (1988, p. 94). Os livros de história enaltecem as leis abolicionistas, “descritas como dádivas das classes dominantes. Heróis foram os que tinham o privilégio de saber escrever e puderam contar sua própria história” (Costa, 1998, p. 94-95).

A falta de uma política social que incluísse verdadeiramente a população negra se refletiu na transmissão de saberes pela educação, que simplesmente omitia sua participação na história nacional. Como consequência, por desconhecerem a própria importância histórica, os afrodescendentes (incluindo suas crianças) ficaram impossibilitados de se enxergar como indivíduos ou como grupo social positivamente afirmados, pois a promoção da autoestima individual ou coletiva está relacionada “com a história, seja ela de vida ou social, individual ou coletiva” (Romão, in Cavalleiro, 2001, p. 161).

Em relação à criança negra, o conhecimento da história e do grupo étnico a que pertence é fundamental para a avaliação sobre a sua identidade, pois “ninguém nasce com baixa autoestima. Ela é apreendida e resulta das relações sociais e históricas” (Romão, in Cavalleiro, 2001, p. 161).

Se o entendimento do próprio passado é fundamental para a construção de planos futuros de uma determinada coletividade, coloca-se a questão: seria a falta de referência histórica um empecilho à organização e, consequentemente, ao poder de reivindicação dos afrodescendentes no Brasil? Me parece que sim. De acordo com Bazílio e Kramer (2003, p. 111), “trata-se de enormes contingentes populacionais que sistematicamente têm sido expropriados de seus direitos básicos e bens materiais e culturais e que, portanto, não conseguem conhecer e elaborar seu passado”; consequentemente, “ficam excluídos de processos de socialização que lhes permitiriam se ver como sujeitos não só produzidos, mas também produtores de história e de cultura” (Bazílio e Kramer, 2003, p. 111).

Para Santos (apud Trindade; Santos, 2002) os processos de ensino-aprendizagem são diretamente relacionados às relações de poder existentes em nossa sociedade. Portanto, a omissão ou valorização de certos conteúdos seriam reflexo da ideologia que se deseja impingir à população. “Poderíamos afirmar, mesmo, que o desconhecimento da historia é uma forma de se exercer o poder” (p. 83).

Considerações finais

A revista falha ao apresentar dados históricos de forma deturpada e equivocada. O que se defende neste trabalho não é escamotear a triste realidade da escravidão, e sim contextualizá-la, opô-la a imagens positivas e utilizá-la como meio de informação e reflexão para as mudanças necessárias à nossa realidade de desigualdades sociais.

Em virtude dos fatos apresentados, pode-se concluir que todo e qualquer material que direta ou indiretamente envolva fatos relacionados à história negra terá influência direta na autoestima e na forma de se enxergar de toda a população brasileira.

A desigualdade social no Brasil é diretamente relacionada às estruturas de poder fundamentadas na segregação étnico-racial. Segundo Salles e Soares (2005), o racismo e o preconceito racial são “elementos constitutivos e centrais” dessa desigualdade. (p. 132). Portanto, se faz mister um combate ao racismo que envolva concomitantemente os setores do governo, educação, mídia e sociedade.

A ação

Foi enviada ao núcleo de atendimento da Maurício de Sousa Produções uma cópia deste trabalho.

A resposta

Como resposta, obtivemos a carta que está reproduzida na Figura 30:

Figura 30: A carta de resposta

O diálogo se provou frutífero, principalmente pelo reconhecimento, por parte da editora, da necessidade de revisão dos conteúdos. Entretanto, é interessante perceber que as fontes consultadas para a confecção da revista (os livros didáticos) tampouco se colocam a serviço de uma educação democrática.

Ao afirmar “nunca foi a nossa intenção ofender a história afro-brasileira, muito pelo contrário”, a editora reproduz esta que é uma das principais características do racismo brasileiro: a falta de intencionalidade.

Em estudo similar, que veio inspirar a confecção desse trabalho, Nascimento (1993) estabeleceu um diálogo com os autores da cartilha infantil O sonho de Talita, apelidada pelo Movimento Negro de “O pesadelo de Talita”. A obra foi analisada e considerada violentamente racista. Ao ser apresentada aos resultados, a editora saiu-se com a seguinte frase: “Nunca foi intenção da autora e da editora desmerecer os nossos irmãos e o povo negro” (op.cit., p. 53).

Pode-se concluir portanto, que o racismo brasileiro se encontra enraizado em nível inconsciente, pois as atitudes racistas são tomadas sem que os autores tenham consciência e intencionalidade de “ofender” ou “desmerecer” os “irmãos” afro-brasileiros.

Conclusão

Se é verdade que a Ciência contribui para desvelar conhecimentos ocultos, também o é que, encerrada nas bibliotecas das universidades, sua função social se esteriliza. Acredito que a teorização acadêmica, principal mas não exclusivamente em Ciências Humanas, deve ser colocada a serviço da humanidade.

Este trabalho não é pró-negro, é pró-humanidade, pois qualquer tipo de discriminação, independente se de raça, religião, sexo ou qualquer outro motivo, fere a humanidade como um todo.

Talvez tenha sido este trabalho um passo inicial para que Mônica venha a ser a nossa futura Mafalda.

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