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(la presse nord-américaine a refusé de publier ce texte).

Sujet : Internationalisation de la foret Amazonienne...

Discours du ministre brésilien de l’Éducation aux Etats-Unis.

Pendant un débat dans une université aux Etats-Unis, le ministre de l’Éducation Cristovao Buarque, fut interrogé sur ce qu’il pensait

au sujet de l’internationalisation de l’Amazonie.

Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu’il espérait une réponse d’un humaniste et non d’un Brésilien.

Voici la réponse de M. Cristovao Buarque :

En effet, en tant que Brésilien, je m’élèverais tout simplement contre l’internationalisation de l’Amazonie.

Quelle que soit l’insuffisance de l’attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.

En tant qu’humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l’Amazonie, je peux imaginer que

l’Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l’importance pour toute l’humanité.

Si, au nom d’une éthique humaniste, nous devions internationaliser l’Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.

Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l’humanité que l’Amazonie l’est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des

réserves de pétrole se sentent le droit d’augmenter ou de diminuer l’extraction de pétrole, comme d’augmenter ou non son prix.

De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l’Amazonie est une réserve pour tous les

hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d’un pays.

Brûler l’Amazonie, c’est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l’économie globale.

Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.

Avant l’Amazonie, j’aimerai assister à l’internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles œuvres produites par le génie humain.

On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l’Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d’un seul propriétaire ou d’un seul pays.

Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d’enterrer avec lui le tableau d’un grand maître. Avant que cela n’arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.

Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des Etats-Unis. Je crois donc qu’il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé.

Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l’humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.

Si les Etats-Unis veulent internationaliser l’Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l’arsenal nucléaire des Etats-Unis. Ne serait-ce que par ce qu’ils sont capables d’utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes.

Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des Etats-Unis ont soutenu l’idée d’une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d’un effacement de la dette.

Commençons donc par utiliser cette dette pour s’assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d’aller à l’école. Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu’ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l’attention du monde entier.

Davantage encore que l’Amazonie.

Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l’Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu’ils devraient aller à l’école ; ils ne les laisseront pas mourir alors qu’ils devraient vivre.

En tant qu’humaniste, j’accepte de défendre l’idée d’une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l’Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !

Ce texte n’a pas été publié. Aidez-nous à le diffuser.

Merci !

À lire : L’Art de la Capoeira à Rio de Janeiro, au Brésil et dans le Monde, André Luiz Lacé Lopes, ed. version française, 2005, Rio de Janeiro

Dès le XVIe siècle, des chansonniers parcouraient le Brésil de ville en ville pour égrener dans les foires des vers empreints de révolte et d’humour populaire aux rythmes du Nordeste. Ces chansonniers pratiquaient souvent le repente  : ils improvisaient des vers sur un thème donné, préférant des strophes bien cadencées à la poésie trop académique. Les repentistas distribuaient leurs chansons imprimées sur des feuillets assemblées par des cordelettes. C’est ce qu’on appelle la literatura de cordel , une vieille tradition issue de la culture populaire.

André Lacé a choisi ce genre littéraire pour raconter son histoire de la capoeira au travers de chroniques, légendes et témoignages, tout cela dans un humour grinçant enrobé de joie de vivre. C’est bien le style des poètes repentistas  : la rime importe parfois plus que le sens, les énumérations fréquentes permettent de prolonger un air endiablé, les attaques les plus ciblées s’achèvent par des pirouettes. Personne n’échappe à la plume de l’auteur : les lutteurs de la régionale, de l’angola, les anciens, les nouveaux, les morts et les vivants.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : ce ouvrage n’est pas une satire banale. Au fil des strophes, on y retrouvera les thèmes chers à Lacé, ceux qui font l’objet de son combat en tant que journaliste de la capoeira. D’abord il critique l’institutionnalisation politique de cette discipline qui ouvre les portes à une commercialisation perverse de la capoeira. Il dénonce encore et toujours le blanchiment de cet art et surtout la capoeira dite « contemporaine » dont il n’aime ni le fond ni la forme. Enfin et surtout, il recadre le débat sur les origines de la discipline, car si la région de Bahia est la mère de la capoeira du point de vue artistique et musical, Rio de Janeiro en est incontestablement le père sur le plan des techniques de lutte. Ainsi ce cordel rend aux capoeiristes de Rio la place qu’ils méritent après plusieurs décennies passées dans l’ombre de la capoeira bahianaise.

André Luiz Lacé Lopes est né dans l’Etat du Paraná, Brésil, il y a soixante cinq ans. Journaliste, écrivain et maitre en administration à l’Université de Syracuse à New York, il a publié plusieurs livres, de nombreux articles, ainsi que des poèmes et certains contes récompensés par des prix littéraires. Dans sa jeunesse il a pratiqué et enseigné la capoeira (style Sinhôzinho).

Contact : Prof. André Luiz Lacé Lopes

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Figure incomparable de la politique africaine et mondiale [1949-1987], radicalement insoumis à tous les paternalismes et docilisations pourtant plus sûrs placements en longévité politique post-coloniale, Thomas Sankara a légué aux générations futures la verve et l’énergie de l’espoir, l’emblème de la probité et la conscience historique de l’inaliénabilité de la lutte contre toutes oppressions. Prononcé lors de la 39ème Session de l’Assemblée Générale des Nation-Unies, le 4 octobre 1984, ce discours historique à n’en point douter, mérite de constituer l’humus fertilisant des nouvelles consciences en mouvement, avides de justice, de liberté, d’enrichissements mutuels.

(en savoir plus : www.afrikara.com)

« Permettez, vous qui m’écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part. Je parle au nom de ces millions d’êtres qui sont dans les ghettos parce qu’ils ont la peau noire, ou qu’ils sont de cultures différentes et qui bénéficient d’un statut à peine supérieur à celui d’un animal.

Je souffre au nom des Indiens massacrés, écrasés, humiliés et confinés depuis des siècles dans des réserves, afin qu’ils n’aspirent à aucun droit et que leur culture ne puisse s’enrichir en convolant en noces heureuses au contact d’autres cultures, y compris celle de l’envahisseur.

Je m’exclame au nom des chômeurs d’un système structurellement injuste et conjoncturellement désaxé, réduits à ne percevoir de la vie que le reflet de celle des plus nantis.

Je parle au nom des femmes du monde entier, qui souffrent d’un système d’exploitation imposé par les mâles. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts à accueillir toutes suggestions du monde entier, nous permettant de parvenir à l’épanouissement total de la femme burkinabè. En retour, nous donnons en partage, à tous les pays, l’expérience positive que nous entreprenons avec des femmes désormais présentes à tous les échelons de l’appareil d’Etat et de la vie sociale au Burkina Faso. Des femmes qui luttent et proclament avec nous, que l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à l’assaut pour la conquête de leurs droits.

Je parle au nom des mères de nos pays démunis qui voient mourir leurs enfants de paludisme ou de diarrhée, ignorant qu’il existe, pour les sauver, des moyens simples que la science des multinationales ne leur offre pas, préférant investir dans les laboratoires de cosmétiques et dans la chirurgie esthétique pour les caprices de quelques femmes ou d’hommes dont la coquetterie est menacée par les excès de calories de leurs repas trop riches et d’une régularité à vous donner, non, plutôt à nous donner, à nous autres du Sahel, le vertige. Ces moyens simples recommandés par l’OMS et l’UNICEF, nous avons décidé de les adopter et de les populariser.

Je parle aussi au nom de l’enfant. L’enfant du pauvre qui a faim et louche furtivement vers l’abondance amoncelée dans une boutique pour riches. La boutique protégée par une épaisse vitre. La vitre défendue par une grille infranchissable. Et la grille gardée par un policier casqué, ganté et armé de matraque. Ce policier placé là par le père d’un autre enfant qui viendra se servir ou plutôt se faire servir parce que présentant toutes les garanties de représentativité et de normes capitalistiques du système.

Je parle au nom des artistes - poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, acteurs - hommes de bien qui voient leur art se prostituer pour l’alchimie des prestidigitations du show-business.

Je crie au nom des journalistes qui sont réduits soit au silence, soit au mensonge, pour ne pas subir les dures lois du chômage.

Je proteste au nom des sportifs du monde entier dont les muscles sont exploités par les systèmes politiques ou les négociants de l’esclavage moderne.

Mon pays est un concentré de tous les malheurs des peuples, une synthèse douloureuse de toutes les souffrances de l’humanité, mais aussi et surtout des espérances de nos luttes.

C’est pourquoi je vibre naturellement au nom des malades qui scrutent avec anxiété les horizons d’une science accaparée par les marchands de canons. Mes pensées vont à tous ceux qui sont touchés par la destruction de la nature et à ces trente millions d’hommes qui vont mourir comme chaque année, abattus par la redoutable arme de la faim...

Je m’élève ici au nom de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils pourront faire entendre leur voix et la faire prendre en considération, réellement. Sur cette tribune beaucoup m’ont précédé, d’autres viendront après moi. Mais seuls quelques-uns feront la décision. Pourtant nous sommes officiellement présentés comme égaux. Eh bien, je me fais le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

L’INVITATION Texte de la sagesse amèrindienne Par Oriah Mountain Dreamer

Peu importe comment tu gagnes ta vie. Ce que je veux savoir, c’est l’objet de ce désir qui brûle en toi à t’en faire mal ; ce que je veux savoir, c’est si tu oses, ne serait-ce que rêver de réaliser le désir profond de ton coeur

Peu importe l’âge que tu as. Je veux savoir si tu es prêt à risquer de passer pour un fou, au nom de l’amour, au nom de tes rêves secrets, au nom de la simple aventure d’être vivant

Peu m’importe quelles planètes sont en conjonction avec ta lune. Je veux savoir si tu as touché le centre de ta tristesse, si tu t’es ouvert aux trahisons de la vie ou si tu t’es ratatiné, refermé de peur de ressentir une douleur de plus. Je veux savoir si tu peux t’asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, et rester là sans bouger, sans essayer de la cacher, de l’éviter ou de la travestir

Je veux savoir si tu peux être un avec la joie, la mienne ou la tienne ; si tu peux danser sauvagement, laisser l’extase te remplir jusqu’au bout des doigts et des orteils sans nous prévenir constamment de faire attention, d’être réaliste sans nous rappeler à chaque seconde que l’être humain a des limites dont on doit tenir compte

Peu importe que l’histoire que tu racontes soit vraie ou fausse. Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même ; si tu peux supporter d’être accusé de trahison pour ne pas trahir ton âme ; si tu peux être sans foi et cependant digne de confiance

Je veux savoir si tu peux continuer de voir la beauté même quand ce n’est pas très joli au jour le jour et si tu as choisi de nourrir ta vie à cette source

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien comme le mien, te tenir néanmoins au bord du lac et crier Ouiiiii ! à la pleine lune argentée

Peu importe où tu habites, combien d’argent tu as. Je veux savoir si tu peux te lever après une nuit de douleur et de désespoir, épuisé et meurtri, et faire ce qu’il faut pour les enfants

Peu importe qui tu connais, par quel chemin tu es venu ici. Je veux savoir si tu te tiendras au centre du feu avec moi sans chercher à t’en aller ou à reculer

Peu importe ce que tu as étudié, où, avec qui. Je veux savoir ce qui te porte et te soutient à l’intérieur quand tout le reste s’est évanoui

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même et si tu aimes vraiment ta propre compagnie dans les moments vides.

    

Héros ou bandit ?

Toute la vie de Besouro Manganga est entourée de mystères. Sa date de naissance fait problème : entre 1885 et 1895. Une chose est certaine : alors que le Brésil vient seulement d’abolir l’esclavage (1888), les Noirs, toujours stigmatisés, restent des marginaux. La date de sa mort (le 8 juillet 1924) est à peu près certaine : le document officiel le décrit comme « un mulâtre sombre … décédé d’une profonde entaille à l’abdomen ». Une vie de travailleur, de truand, peut-être d’agent de la police. Il apparaît comme l’incarnation des traditions et pratiques des Noirs du Brésil depuis le temps de l’esclavage, en particulier la capoeira. Constamment révisée, son image aujourd’hui est celle d’un héros, représenté dans les romans, les récits oraux, la chanson populaire, le cinéma.

Par Elikia M’Bokolo avec : Julien Terrin, anthropologue. samedi 26 novembre 2011

Écouter (19:30) IMG/mp3/memoire_d_un_continent_20111126_1840.mp3

Au Brésil, on danse souvent pour oublier les coups du sort. Avoir conscience des battements de son cœur qui s’accélère, se persuader de sa propre existence, sentir l’air circuler au fond de ses bronches, comprendre la fragilité d’une vie ... C’est ainsi que la capoeira a vu le jour. Au temps de la société esclavagiste, des millions d’Africains sont déportés dans la région de Bahia, « La Rome noire » du Brésil, pour travailler dans les champs de cannes à sucre. Déracinés, ils voient dans la musique une échappatoire et une manière de lutter contre l’oppresseur. Pour cela, les esclaves imaginent un jeu où les arts martiaux se dissimulent derrière le jeu et la musique. En réalité, il commence à s’émanciper. Longtemps perçue comme violente, la capoeira sera interdite jusqu’au XXe siècle. En 1930, quelques écoles de Salvador de Bahia proposent de l’enseigner. Mais, elle devra attendre le 15 juillet 2008, pour entrer juridiquement dans le patrimoine culturel brésilien.

Cette histoire en est une parmi tant d’autres. Les origines de cette danse et la complexité de ses symboles restent mystérieux encore aujourd’hui. Julien Terrin, anthropologue, a écrit la sienne, dans un mémoire de recherche qu’il a réalisé en 2011 : Salvador de Bahia, la Mecque de la Capoeira. Rencontre, en vue de l’évènement à la Cité de la Musique, « Capoeira : danse et combat », le 12 février 2012.

Ici Mestre Gato Preto et Dorado, photo de Pacôme Lajotte

Entrevistas sobre a vida do Mestre Gato Preto ( José Gabriel Goes). Entrevistas feitas pelo Dorado Cajueiro ( Bernardo Tinoco) entre 1999 e 2001 para realisar o livro de suas memorias ! Quem quizer saber mais sobre este grande mestre " Berimbau de ouro da Bahia", pode ouvir agora atravez de sua propria voz. Sao mais de 6h de gravaçoes, que começam no Rio de janeiro, no morro do galo, aonde eu morava e se terminam em Sao Bras, Santo Amaro da Purificaçao Bahia. Muitas das filosofias e historias que eu aprendi com o mestre estao aqui, contadas por ele mesmo ! Agora vou compartilhar com todos as verdades sobre sua vida como ele contava ! vou botar cada parte de uma vez ! Para termos tempo de apreciar !!! Iê capoeira angola camara !!!

Segunda parte : Sobre a sua vivência e sobre os grandes mestres e capoeiras de sua época. Passei muito tempo para fazer estas entrevistas, me dediquei a este projeto de registro de suas historias. Um documento de muito valor que deve ser escutado com muita atençao e respeito, sem intençao de deturpar ou usurpar as palavras do Mestre. Escutar e aprender sao palavras importantes ! Humildade e respeito também ! E pra quem tem pressa de ouvir tudo deixo uma mensagem que Mestre Gato Preto sempre falou para todos que vinham perguntando e pedindo muito pra ele : " CAAALMAAA !"...

Mestre Nestor Capoeira a été initié par Mestre Leopoldinha et a évolué au sein du groupe Senzala avec Mestre Preguiça. Il est l’auteur du fameux livre Capoeira : le petit manuel du joueur d’où est tiré cet extrait. Après avoir enseigné la capoeira en Europe et notamment en France, il est aujourd’hui principalement basé à Rio de Janeiro.

Au début, l’initié commence à avoir confiance dans la lutte mais pas dans le lutteur, il développe alors des mouvements impressionnants mais dans la vie, il ne se fait pas confiance. Il développe ses muscles et sa technique mais pas sa force d’esprit, il gagne donc une certaine confiance en son groupe mais finalement a peur de tout et tous, et en viendra à sentir le besoin d’accuser constamment les autres groupes et maîtres, d’ici et là, pour pouvoir s’affirmer. Il peut alors donner, dans la rue, des coups aux uns et aux autres, mais pour affronter quelqu’un tête froide avec un minimum de recours défensif, il reste figé, de peur que l’on découvre la fausseté de sa vie. Il sent alors la nécessité de marcher armé, en pensant que les autres personnes marchent armées. Dans un niveau plus social que physique, il sent la nécessité de construire un faux discours et une façade semblable à la façade physique de ses muscles décrite auparavant. Il vit également dans la peur d’être découvert et n’a pas d’amis avec lesquels il peut se montrer en simple élève ; il utilise l’attaque comme seul moyen de défense. Pour terminer, il y a une progression de sa paranoïa sans fin, le transformant en menteur, en escroc qui persécute les plus faibles, en « lèche-bottes » de ceux détenant le pouvoir, en un dictateur insatisfait. Tout ceci pour ne pas avoir eu le courage de regarder à l’intérieur de lui-même, préférant opter pour un chemin déjà tracé, offert par une société qui le mènerait au succès et au pouvoir, plaçant la compétition au dessus de l’amitié et de toute autre valeur. Jusqu’au jour ou bien plus tard il se rendra compte que ce chemin ne l’a réalisé ni en tant que capoeiriste, ni en temps d’être humain.

En savoir plus : Dos Passos Neto, Sezefredo (Mestre Nestor Capoeira), Capoeira : pequeno manual de jogador (édition revue et actualisée), ed. Record, Rio de janeiro-Sao Paulo, 2002, pp. 99-100

Dos Passos Neto, Sezefredo (Mestre Nestor Capoeira), Capoeira : le petit manuel du joueur, (traduit par Gilles Cheze et Celène de Oliveira Vaz), ed. Atabac, 1987, 163p.

 

Principes à suivre afin d’acquérir de bonnes bases pour la pratique de la capoeira selon Mestre Vicente Ferreira Pastinha.

1) Respectez et faites respecter les coutumes, les rites et les traditions de la capoeira angola ;

2) Respectez tous les maîtres de capoeira ;

3) N’appliquez pas de coups offensifs avec les membres supérieurs, de coups liés tel que pisadas ni de coups de pieds en dessus de la ceinture du camarada pendant le jeu ;

4) Au moment de s’agenouiller au pied du berimbau, essayez de vous concentrer, de relâcher votre corps et, une fois le jeu commencé, de ne jamais dévier votre attention du camarada. Néanmoins, pendant le jeu, essayez de diriger votre regard vers l’avant ou sur les côtés, en étant “ailleurs” en apparence, mais sans jamais dévisager le camarada, cela pourrait trahir vos intentions. Ne fixez pas votre regard sur quelque chose, au contraire, gardez votre champ de vision le plus large possible ;

5) N’entrez dans une roda de rue que lorsque vous êtes totalement préparé à la capoeiragem ;

6) Dans les rodas de rue, ne jouez en jogo de dentro qu’au moment du coup de l’adversaire, en lui appliquant simultanément un contre-coup. Évitez de vous baisser quand le coup passe loin ou quand l’adversaire en feinte un ;

7) Pendant un jogo de dentro, quand le camarada se rapproche rapidement afin de donner une pisada ou un coup de pied sur la figure, sans vous donnez la possibilité de sortir en rolê ou de contre-attaquer, essayez de vous relever près de lui, cela vous procurera plusieurs opportunités de lui appliquer différents coups ;

8) Apprenez bien la ginga. Rappelez-vous qu’elle est le principal mouvement de la capoeira, le premier à être enseigné, et par conséquent, la base de la capoeira ;

9) "Ginguez" constament, en cherchant toujours la feinte ;

L'histoire de la Capoeira

La capoeira fut inventée par les esclaves noirs déportés d'Afrique par les colonisateurs portugais du XVIe au XVIII siècle. On décompte au Brésil 3,5 millions de noirs exploités, cinq cents ans de lutte, de résistance noire, marquant le peuple brésilien et faisant partie intégrante de leur culture.

Savamment mélangés entre eux, les esclaves se sont trouvés face à des dialectes différents. Ainsi fut dressée la barrière du langage, ce qui les amenèrent à communiquer à travers des gestes, la musique et la danse.

Pour échapper à l'oppression et la domination des colonisateurs, les esclaves qui étaient surexploités ont donc été poussés à créer une forme de lutte utilisant leur corps comme seule arme de combat.

Les esclaves n'étant pas autorisés à se réunir par peur des rébellions, ont camouflé leur forme de combat par la musique et la danse, qui passait inaperçue aux yeux de leurs oppresseurs. La capoeira fut ainsi un moyen de s'émanciper des chaînes de l'esclavagisme.

Il lui aura fallu plus de quarante années après l'abolition de l'esclavage (1888) pour être reconnue et autorisée par l'Etat. Elle est maintenant pratiquée par toutes les classes sociales et enseignée dans les écoles et universités pour son aspect sportif, artistique, créatif, pour la danse, la poésie, le courage, le dialogue, la communication et, d'autres éléments contribuant au développement de la connaissance et l'estime de soi et comme identification culturelle dans un pays pluriethnique, brassant les trois races : indienne, africaine et européenne.

Capoeira angola et Luta regional bahiana (capoeira régionale)

Vers 1930, à Salvador, Maître Bimba (Manuel dos Reis Machado, 1900-1974) ouvre la première académie de capoeira (1932), exploit rendu possible par l'administration nationaliste de Getulio Vargas, qui voulait promouvoir la capoeira comme sport brésilien. En 1941, Maître Pastinha (Vicente Ferreira Pastinha, 1889-1981) inaugure son école de capoeira angola. Pour la première fois depuis 400 ans, la capoeira est enseignée et pratiquée en dehors de la marginalité.

Ces deux " mestres " sont les figures centrales de la capoeira du XXe siècle. Ils sont si importants dans l'histoire de la capoeira qu'ils sont (eux et la légende qui les entoure) les ancêtres mythiques de tous les joueurs de capoeira.

Bimba a commencé à enseigner ce qu'il appelait " le combat régional de Bahia " : une nouvelle méthode de pratique de la capoeira dans laquelle il a introduit des mouvements de " batuque " (samba de lutte) et a inventé une nouvelle méthode d'enseignement. Il a pour l'essentiel, sacrifié beaucoup du rituel et des aspects du jeu, pour une plus grande agressivité et pour l'esprit de combat. Il a créé un nouveau style, la " capoeira régionale ".

Avec l'avènement du style régional, la capoeira traditionnelle a pris le nom de capoeira angola. Mestre Pastinha, soutenu par la majeure partie des maîtres angoleiros, joua un rôle pionnier dans la préservation du style traditionnel : rituel-danse-combat-jeu. Il est aujourd'hui reconnu comme le gardien de la capoeira angola.

En savoir plus : Dos Passos Neto, Sezefredo (Mestre Nestor Capoeira), Capoeira : le petit manuel du joueur, (traduit par Gilles Cheze et Celène de Oliveira Vaz), ed. Atabac, 1987, 163.

 

BEM-VINDO A CAPOEIRAHISTORY.COM,UM WEBSITE DEDICADO À HISTÓRIA DA CAPOEIRA.

O nosso objetivo é provê-lo de informação séria, apoiada em fontes seguras e pesquisa. O crescimento fenomenal da capoeira pelo mundo afora criou a necessidade de mais informação fidedigna sobre sua história e suas tradições. A internet nos favorece com recursos fantásticos. Ao mesmo tempo, induz a produção e facilita a circulação de fake news. Se, de um lado, as tradições da capoeira fazem parte do domínio público e particularmente capoeiristas deveriam ter acesso a elas, pelo outro, não aceitamos que o trabalho de artistas vivos seja reproduzido sem seu consentimento, dificultando que vivam de sua arte. Por essa razão, cremos que a transparência é importante. Almejamos providenciar referências às fontes que usamos, com autorizações onde for necessário. Estamos pesquisando em bibliotecas e arquivos e criando recursos novos, ao entrevistar mestres com experiência e conhecimentos significativos sobre a história da capoeira. Queremos também dispor de um espaço para trabalhos criativos relacionados à capoeira.

Acreditamos que o conhecimento da rica história da capoeira pode contribuir para a discussão sobre o seu papel no mundo contemporâneo. Esperamos estar em colaboração com outros pesquisadores, mestres, grupos e websites que compartilhem esses princípios. O foco principal do site será sobre a história da capoeira no Rio de Janeiro, 1948-82. Esse período foi essencial para a formação da capoeira como ela é jogada ao redor do mundo hoje, no entanto, sem receber até agora a atenção que merece.

 

O PROJETO

A capoeira é documentada no Rio de Janeiro desde o início do século XIX. Desenvolvida por africanos e crioulos escravizados, a capoeira teve sua prática estigmatizada pelas autoridades ainda no Brasil colonial. A formação de maltas e seu envolvimento com os partidos políticos do Império também provocaram uma onda de repressão no início da Primeira República, resultando na quase extinção da capoeira no Rio de Janeiro. A arte sobreviveu melhor em outros estados, em particular no Nordeste. A partir da década de 1930, os estilos Regional e Angola, desenvolvidos na Bahia, foram responsáveis pela modernização da capoeira, chegando ao Sudeste trazidos por migrantes baianos, a partir da década de 1950. E foi aqui, no Sudeste, que se desenvolveu então o estilo com mais adeptos atualmente, no Brasil e no mundo, a chamada Capoeira Contemporânea. Essa denominação de uso corrente tem seus problemas, devido à variedade de estilos que poderiam ser considerados como capoeira “contemporânea”, desde a “Angola contemporânea” até a capoeira praticada pelos adeptos do MMA, passando pelo estilos consagrados dos grandes grupos que se originaram no Rio de Janeiro.

Este projeto procura entender melhor a emergência da “Capoeira Contemporânea” no Rio de Janeiro pesquisando e reunindo material de várias fontes: história oral, arquivos e documentos doados. Valorizando a oralidade característica da arte, equipe do projeto está realizando entrevistas com mestres de capoeira da primeira e segunda gerações, que foram responsáveis pelo desenvolvimento e expansão da capoeira durante os anos 1950-70 no Rio de Janeiro, seja no Centro e na Zona Sul, ou nos subúrbios e nas áreas mais periféricas. O projeto está coletando material em arquivos para complementar esses depoimentos e ainda conta com a ajuda dos mestres, que estão disponibilizando fotos e documentos de seus acervos pessoais. Com a ajuda de alguns mestres de renome que aceitaram ser consultores do projeto , vamos tentar mobilizar a comunidade de capoeiristas para que colaborem na doação ou empréstimo de materiais, como entrevistas antigas e fotografias.

Todo o material será arquivado em formato digital no Laboratório de História Oral e Imagem (LABHOI) da Universidade Federal Fluminense (Niterói, RJ) e na Universidade de Essex, Inglaterra. Dada a idade avançada dos pioneiros da primeira geração que ainda vivem e a falta de um centro de referência sobre capoeira na atualidade, a proposta é constituir uma base de dados sobre a história da Capoeira Contemporânea no Rio de Janeiro que permita resgatar essa memória e devolvê-la aos praticantes e outros grupos interessados. O objetivo é assim contribuir para a revalorização da capoeira e ressaltar sua contribuição para a cultura da cidade e o desenvolvimento dos estilos responsáveis pela sua globalização.

Os resultados da pesquisa e as contribuições dos consultores serão disponibilizados no website do projeto. Caso queira contribuir com fotos e arquivos audiovisuais dos anos 1948-82, por favor, entre em contato escrevendo para o e-mail capoeirahistory arroba gmail.com.

 

Se não fosse o samba quem sabe hoje em dia eu seria do bicho
Não deixou a elite me fazer marginal e tambem em seguida me jogar no lixo!
(Carlinhos Russo-Zézinho do Valle)

Incrível a importância social de uma quadra de Samba nos morros do Rio de Janeiro!
Salvo engano de minha parte a da Mangueira tornou-se um polo esportivo fantástico mudando o destino de centenas de crianças!
Enquanto a Quadra de Samba do Vila Rica em Copacabana foi embaixo de minha janela, vi coisas do arco da velha!
Anos depois mudou-se mais para cima e foi ali que o berimbau me chamou e pude conhecer o futuro Mestre Guará

A minha 1ª ida a sua casa foi um choque pois ao saber que sua mãe, dona Maria da Conceição criava 3 filhos sózinha me veio na lembrança minha mãe subindo o morro com um filho e uma sacola de compras em cada braço. Quando o conheci eu tinha idade e conhecimento suficiente para ajuda-la um mínimo que fosse, mas a Lei de Muricy que ja vem embutida em quem nasce no morro, castra e imobiliza.

Nossa amizade se fortaleceu com o tempo, mas a 1ª laçada forte foi uma infeliz aula de matemática dada por este incompetente que não sabia o limite na cobrança do aprendizado de uma criança! Convivemos por pouco tempo porque em 1983 sai do RJ, mas restou estes 2 episódios:
Trabalhei num laboratório em Botafogo e o dono me permitiu fazer o exame de sangue do Guaracy Paulino da Conceição de graça. Desgraça pouca é bobagem, Guaracy que ja fazia curso de faquir por força do destino, ainda tinha que ir ao exame em jejum.
Para piorar eu não tinha o dinheiro da passagem de maneiras que tivemos que ir os quase 5 KM na base do expresso canelinha ou seja: A pé!
Quase matei o menino e após tirarem o sangue, tiram-lhe as forças também!
Sorte minha que a duas quadras dali morava a Capoeirista Sueli e eu fui rezando para a casa dela!
Ela estava viajando mas o marido dela, o famoso desenhista Ivan Watch Rodrigues nos deu um salvador café com pão e ele pode voltar são e salvo para casa. 

E outro aconteceu um 7 dias antes de 11-11-1979 na Feira de São Cristovão enquanto era resgistrado a reportagem para o jornal O Globo:
Nesse dia tu marcou no pé do berimbau e pegou um pé no olho, inchou logo e voce chorou pra burro, ai eu te paguei uma laranjagua, logo tu melhorou.
A anestesia foi na base da laranjada quente!
Ja distante dele 4.000 KM , continuamos nos contactando atraves de cartas, que eu buscava no correio 2 horas de remo distante! 

Foi lá que recebi emocionante desenho que originou esta homenagem!
Na real se Guará ainda não venceu, conseguiu realizar o sonho dourado de todos os capoeiristas: Ir a Mãe Africa!

Leiteiro
Remexi meus guardados e achei este desenho, feito para mim pelo menino Guaracy, em 28 de março de 1984, hoje Mestre de Capoeira Guará, desenvolvendo, ensinando e divulgando esta linda Arte na França.
No caso deste desenho, foram digamos, meia hora de dedicação, pensando na pessoa, se ela gostaria daquela côr ou do tipo de peixe.
Então este desenho, não é só um pedaço de papel colorido, é a soma de tempo e pensamentos, e no minimo um pingo de emoção!

Guará:
Tô emocionado com este email, não lembrava de nada, nada...

Yasmine:
Guará, meu caro, também eu fiquei emocionada...sinais de uma infância remota, perdida na falta de registro. A infância nos diz muitas coisasde nós mesmos...nos faz entender nosso universo particular, nos faz repassa-lo aos nossos filhos...porque senão esta, que outra motivação tem na nossa passagem por esse mundinho vão...a não ser deixar pros nossos herdeiros pequenos sinais de quem fomos.
O resto é tão nefasto, tão perecível,que melhor seria se levássemos conosco pra virar semente de nada! 

Leiteiro:
Yasmine, a Sra é do balacobaco!
Essa sua definição é do baú. É claro que meu lado ateu, não acredita muito naquela de inspiração do Espirito Santo, mas depois de ler suas palavras, minha convicção, balança, baalaançaa....
beijos de Leite!

Dona Yasmine:
Olá Leiteiro! Pois veja você, fui casada com o Guará por quase 5 anos, e durante todo aquele tempo, escutei tanto falar em você e mestre Lua!
A nítida sensação de que a infância dele estava só naquela memória...e onde estavam vocês?
Ele sempre quis reencontrar vocês, e agora isso se realiza...Porque até hoje, muitas vezes tenho a sensação, de que Guará pulou aquela fase da vida...a família, por conta de todas as dificuldades, meio que passou por cima...e na relação com o filho isso fica tão claro...a impressão de que a infância é algo quase supérfluo, tipo cultura nesse nosso país!
Enfim, vendo aquele desenho e tudo o que ele traz de inconsciente, (medos, tristezas e uma infância subestimada) percebo que muito da dureza que hoje, volta e-meia invade as feições desse capoeirista, e esconde o que nunca vai ser esquecido por aquela criança que mora ali dentro... ainda assim, ele supera qualquer expectativa, vai muito além das oportunidades desse país!
É um grande homem, íntegro como poucos! 

Esse reencontro merecia um documentário!
Porque aquele projeto social ali, na Ladeira dos Tabajaras, mudou um futuro presente hoje!
E o efeito borboleta disso tudo...gera um pedacinho de um outro Brasil, que lamentavelmente ficou só no pedacinho, mas poderia ser um Brasil inteiro...não é mesmo???
Um grande abraço!
Yasmine

A sorte lhe bafejou, Guaracy foi para a França, fez-faz um lindo trabalho, tem um maravilhoso site! 

Nem eu, nem Guará poderiamos imaginar a projeção que o futuro nos reservava, através do Pioneiro Lua Rasta!
Digo Pioneiro porque Lua foi o 1º no Rio a trabalhar com os meninos de rua da Cinelândia!
Isso nos trouxe um problema, fomos impedidos de fazer roda de Capoeira na Cinelãndia pela policia que disse que nos armava-mos as rodas para os pivetes roubarem.

Capoeira quem é teu pai?
Sou filha de Bamba
nasci na Africa
cresci no Brasil
sou irmã do Samba! 

Na real se Guará ainda não venceu, conseguiu realizar o sonho dourado de todos os capoeiristas: Ir a Mãe Africa!
Não há duvida que a essência da Rainha Nzinga N'golo aqui no Brasil se hermafroditou, passou a ser Mãe e Pai de muitos, de Estados como Pernambuco, Maranhão e Bahia, que a ensinaram e divulgaram no leste e sul do Brasil, e de muitos Brasileiros que a ensinam e divulgam no Mundo!
Ontem erámos filhos, hoje somos pais e amanhã avôs no ensino desta Arte Maravilhosa, redentora de possíveis e prováveis Restos Humanos!

Site do Mestre Guará na França:
http://www.angola-ecap.org/spip.php?article1- 20&id_rubrique=1

Se não fosse o samba-Bezerra da Silva- letra e video
http://letras.terra.com.br/bezerra-da-silva/11...

Para a MINHA VERDADE só existe uma réplica A MENTIRA! (Leiteiro)

Fonte : OVERMUNDO

 
 

 

A capoeira é minha pedagogia e minha filosofia

Guardo minha escassa paciência para aqueles que realmente precisam de compreensão. Para os demais, minha filosofia é a do capoeira: bobeou, levou! Pois quem não sabe andar, pisa no massapé, escorrega. Quem não sabe jogar, fica miúdo no jogo. Chega devagar. Treine antes de entrar na roda. O mesmo vale em relação a entrar num debate, numa discussão. Tem que se informar antes. Se vocês sabem que têm uma limitação, vocês deveriam ser os mais preocupados e dedicados. Se não sabem, vocês também deveriam ser os mais preocupados. Na roda da malandragem, no meio dos partideiros, quem atravessa o samba, é atravessado. Quem tá sempre pedindo compreensão é porque não está compreendendo nada. Então, apenas pare, observe, sinta. Quem tudo apenas pede é porque pouco merece. Porque quem tá no corre o corre reconhece. Entenda, de antemão, que ninguém tem obrigação de te ensinar nada. Pelo menos, não mais do que você tem de se virar para aprender. Afinal, quem tá no erro é você.

Na pista, ninguém educa segurando pela mão, não. É vivência preta. É pedagogia. É filosofia. Na nossa vida, ou a gente corre na frente, ou fica pra trás. A vida ensina de diversas formas. E, nas mais refinadas, ela impõe um custo a quem é displicente com o conhecimento. Capoeira é fundamento. É ensinamento. Ainda tem gente dizendo que é preciso inserir pedagogia na capoeira, método, etc e tal. A capoeira é o próprio método. A capoeira é a própria pedagogia. É a partir disso que ela se estabelece como filosofia de vida. Capoeira ensina. Mas não é ensinar pegando na mão. Pelo contrário, te ensina te deixando na mão. Te ensina a te virar. Ao mesmo tempo, ela te mostra que o mundo é acessível e que podemos realizar até mesmo o impossível. Te prepara para tudo que vier e pra tudo que você quiser, ao te ensinar que pra tudo tem um jeito. Ou tem que ter. Se vira!

Capoeira é te testar o tempo todo, te apertar de todas as formas e, nisso, extrair o melhor de você. Ela vai te inspirar toda confiança do mundo e depois vai te trair. Só para você aprender a não confiar demais, em hipótese nenhuma. Mais do que a confiança em si, a lição é sobre sobre o perigo da acomodação. Quando tomamos as coisas por certo, tendemos a ser displicentes. E isso a capoeira não tolera. Na capoeira, cochilou, cachimbo cai. Se dormir no ponto, te ganham, amigo. E é apenas essa filosofia, essa pedagogia de te apertar, que explica esse jogo de picardia, de sorriso falso, traiçoeiro. É um apertando o outro, num jogo de malandro onde duas facas vão se amolando. Ou pelo menos era. Porque com essa nova pedagogia nutela, a brincadeira virou só brincadeira mesmo. O meio virou fim. Se ensina pegando na mão. E, quanto mais boias e coletes salva-vidas à sua disposição, mais displicente você será em relação a aprender a nadar. Com toda sinceridade, na capoeira, quem quer ser mimado, tá no lugar errado. Capoeira com outra pedagogia, com outra filosofia, pode ser considerado tudo, menos capoeira. A capoeira não cabe em uma academia, numa forma de levantar a perna ou balançar o corpo. Ela é uma relação com o mundo baseada no “se vira” que o sistema é bruto e só sendo mais bruto que ele para passar por cima de tudo.

É recorrente a comparação desse jogo de gato e rato que é a capoeira com o jogo de xadrez. Na minha concepção, capoeira é xadrez de Exu. É um xadrez de corpos. Uma esgrima corporal a partir de uma corporeidade sustentada na filosofia desse Orixá. Tem tranquinagem, tem música, tem dança, tem certezas sendo desmanchadas em fração de segundos, tem o impossível acontecendo como se fosse a coisa mais normal do mundo, como punição à displicência ou prêmio à insistência, tem a zombaria, têm as gargalhadas, os pontos (enigmáticos) e, principalmente, um corpo vibrante, dinâmico, alegre, vivo! Características inconfundíveis desse Orixá do fogo. Mas as “coincidências” não param por aí. Pense o corpo. O que é ele? Ele é elemento de ligação. Sem ele, nada se realiza. Nada se materializa. Tem que passar por ele. Uma ideia precisa do corpo para se realizar, tal qual sempre se precisa de Exu para que qualquer coisa seja realizada, como bem se pode apreender da mitologia ioruba e dos ensinamentos nas casas de axé. Até para se comunicar com os demais Orixás, não se faz se não se alimenta Exu antes. Há de se alimentar o mensageiro, pois, caso contrário, a mensagem não chega. Tem que cuidar do canal. O corpo também é esse canal que deve ser cuidado para que possamos materializar nossos desejos e o que emana da nossa espiritualidade. As comparações com o corpo vão ao infinito…

Todavia, o infinito não cabe aqui e seria demasiada pretensão querer dar conta dele ou de Exu. Então, vamos no sapatinho. Falemos um pouco da figura mitológica que traz toda uma pedagogia e uma filosofia de vida que fazem parte do fundamento da capoeira. Nas histórias desse Orixá, se percebe que quem o alimenta, recebe. Quem o negligencia, se dá mal. Quem o alimenta e sobe na vida, mas depois se acomoda e se faz displicente, se dá mal duas vezes. Malvado, não? Vingativo, né? Lição! Ensinamento. Existe um ditado que meu pai sempre me falava: dinheiro não leva desaforo pra casa. Qual não foi minha surpresa ao saber que Exu além de simbolizar o fogo, a transformação, a comunicação, o movimento, a troca, dentre muitas coisas, também simboliza o dinheiro? Com dinheiro, o ditado é meio óbvio. Agora troquemos ele por “comunicação e movimento”, por exemplo. Sem se comunicar ou se mover direito, a gente chega a algum lugar? Nós somos a medida do esforço que empregamos nisso, da reverência prestada, da atenção dispensada. É um Orixá que também está sempre arrumando confusão para aqueles que não prestam a devida atenção com ele, né? Já viram como a falta de cuidado com a comunicação ou com o dinheiro ou mesmo com o movimento acabam te colocando em situações para lá de difíceis? Bom, voltemos ao ditado e troquemos “dinheiro” por Exu. É isso. Ele não leva desaforo pra casa. Ao mesmo tempo que, se você sabe cuidar dele, ele cuidará direitinho de você. Com ele, tudo você pode. Troque-o pelos elementos que simboliza e você vai aprender que ele apenas está te ensinando, à sua maneira, pra valer, a ser sagaz com os elementos que vão desenhar sua trajetória de vida.

Ainda, nas histórias, ele vai ensinar o valor do sacrifício, da dedicação. Sem choro nem vela, quem põe metade, recebe metade. Quem põe demais, recebe demais. Mas como tudo que é demais sobra e tudo que sobra atrapalha, vai dar problema também. Mas quem decide isso? Quem nos dá a medida do que é pouco ou muito? É aí que entra o amigo inseparável de Exu: Orunmilá, o guardião do saber — que é fornecido por Exu, que, como guardião dos caminhos e da comunicação, tudo sabe. Orunmilá é como um oráculo. Não adianta se esforçar se o esforço não está sendo bem direcionado, bem empregado. Nas histórias, quem sai sem antes se informar, só vai se atrapalhar e não vai chegar. Quem se informa e não segue as recomendações, será acometido pela mesma má sorte. Não basta saber, tem que fazer. E isso é um grande ensinamento para a vida. Se a gente buscasse se informar antes de sair, antes de falar, antes de tentar, evitaríamos tanta confusão. Para qualquer projeto, uma pesquisa prévia é fundamental. Pesquisar antes de fazer é uma tradução da relação com Orunmilá. Fazer o que a sabedoria recomendou é uma forma de alimentar e venerar Exu. A propósito, a primeira recomendação de Orunmilá é sempre alimentar Exu. Ele mesmo, sábio que é, separa a primeira parte de tudo que recebe para seu amigo e mensageiro, guardião dos caminhos e da comunicação.

Mas aí, metaforicamente falando, tem aqueles que não recorrem a Orunmilá quando querem alguma coisa. Por exemplo, quando entram numa roda de capoeira ou numa discussão. Ou aqueles que até sabem o que deveriam fazer, isto é, “consultaram o ifá”, mas não fizeram o recomendado, não alimentaram Exu. Em resumo, sabem, mas não fazem. Me diz o que tende a acontecer? Vai dar ruim. E a culpa é de quem? De quem foi displicente! É sobre aprender a ser responsável. Daí decorre todo o problema com Exu e com nosso sistema filosófico, mitológico e pedagógico por parte das classes dominantes. É um problema do tamanho da dificuldade dessa sociedade em lidar com suas responsabilidades. A facilidade de se desvencilhar da culpa e da responsabilidade é o grande trunfo para a manutenção do status quo. A displicência tem um custo bem alto e se você nao tá pagando por ela, é porque alguém está pagando por você. O que seria dessa galera se tirássemos dela o poder de alegar desconhecimento e pedir compreensão? Compreensão essa que nunca nos dão. Se impuséssemos um custo á sua cômoda displicência… pense nisso! E o outro lado da moeda é que essa filosofia quando incorporada confere às pessoas um poder incontrolável — como o é o próprio Exu e como costumavam ser os capoeiras. Por isso, são sempre inibidos quando manifestados a partir de corporeidade negra.

Esse é aquele momento em que deixo as pessoas perceberem que o fato de eu gostar de jogar capoeira de vermelho e preto vai muito além do fato de eu ser torcedor do Flamengo. É porque eu acho que tem tudo a ver — capoeira e Exu. Pra mim, é fundamento. É referência. Tem música. Tem alegria. Tem picardia. Tem zoeira. Tem o impossível. Tem o improviso. Tem, principalmente, o custo da displicência. Tem que ter sabedoria. Tem que saber os atalhos. Tem que conhecer os caminhos. Tem tudo que já citei, repeti e muito mais. É cria da rua e dona da rua. É a própria rua. Cada movimento é uma chamada. E cada chamada é uma encruzilhada. Ali é assim, o jogo é animado mas quem vacilar acaba deitado. E quem é o culpado? Respondo com uma frase clássica dos capoeiras: errado é quem leva. Sempre! É pedagogia. É filosofia. Por isso, cantamos:

“Olha, bem miudinho. Cuidado! Esse jogo de angola é mandingado.
Esse jogo de angola é mandingado e errar nesse jogo é complicado”

P.S.: E vou dizer que não acho, em hipótese alguma, que o vermelho e preto do Flamengo seja mera coincidência. Até porque elas iriam bem além das cores. Torcida vibrante, adora uma farra, mais próxima do povo… Um time que adora aprontar umas com a gente. Sempre que achamos que está perdido, ele vai lá e mostra que “isso aqui é Flamengo, porra!!”. Como aquele memorável Flamengo e Santos. E sempre que achamos que está ganho, ele nos mostra que é Exu no comando e toda displicência será punida e motivo de zoeira. Ah Cabañas… Por fim, aquele gol que Deivid perdeu é a cara de uma punição exemplar à displicência na pedagogia de Exu, te coloca naquela encruzilhada em que você não sabe se ri ou se chora…  

Maicol William

Espaço de divulgação para os textos e reflexões do Kilombo Òkòtó