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Figure incomparable de la politique africaine et mondiale [1949-1987], radicalement insoumis à tous les paternalismes et docilisations pourtant plus sûrs placements en longévité politique post-coloniale, Thomas Sankara a légué aux générations futures la verve et l’énergie de l’espoir, l’emblème de la probité et la conscience historique de l’inaliénabilité de la lutte contre toutes oppressions. Prononcé lors de la 39ème Session de l’Assemblée Générale des Nation-Unies, le 4 octobre 1984, ce discours historique à n’en point douter, mérite de constituer l’humus fertilisant des nouvelles consciences en mouvement, avides de justice, de liberté, d’enrichissements mutuels.

(en savoir plus : www.afrikara.com)

« Permettez, vous qui m’écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part. Je parle au nom de ces millions d’êtres qui sont dans les ghettos parce qu’ils ont la peau noire, ou qu’ils sont de cultures différentes et qui bénéficient d’un statut à peine supérieur à celui d’un animal.

Je souffre au nom des Indiens massacrés, écrasés, humiliés et confinés depuis des siècles dans des réserves, afin qu’ils n’aspirent à aucun droit et que leur culture ne puisse s’enrichir en convolant en noces heureuses au contact d’autres cultures, y compris celle de l’envahisseur.

Je m’exclame au nom des chômeurs d’un système structurellement injuste et conjoncturellement désaxé, réduits à ne percevoir de la vie que le reflet de celle des plus nantis.

Je parle au nom des femmes du monde entier, qui souffrent d’un système d’exploitation imposé par les mâles. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts à accueillir toutes suggestions du monde entier, nous permettant de parvenir à l’épanouissement total de la femme burkinabè. En retour, nous donnons en partage, à tous les pays, l’expérience positive que nous entreprenons avec des femmes désormais présentes à tous les échelons de l’appareil d’Etat et de la vie sociale au Burkina Faso. Des femmes qui luttent et proclament avec nous, que l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à l’assaut pour la conquête de leurs droits.

Je parle au nom des mères de nos pays démunis qui voient mourir leurs enfants de paludisme ou de diarrhée, ignorant qu’il existe, pour les sauver, des moyens simples que la science des multinationales ne leur offre pas, préférant investir dans les laboratoires de cosmétiques et dans la chirurgie esthétique pour les caprices de quelques femmes ou d’hommes dont la coquetterie est menacée par les excès de calories de leurs repas trop riches et d’une régularité à vous donner, non, plutôt à nous donner, à nous autres du Sahel, le vertige. Ces moyens simples recommandés par l’OMS et l’UNICEF, nous avons décidé de les adopter et de les populariser.

Je parle aussi au nom de l’enfant. L’enfant du pauvre qui a faim et louche furtivement vers l’abondance amoncelée dans une boutique pour riches. La boutique protégée par une épaisse vitre. La vitre défendue par une grille infranchissable. Et la grille gardée par un policier casqué, ganté et armé de matraque. Ce policier placé là par le père d’un autre enfant qui viendra se servir ou plutôt se faire servir parce que présentant toutes les garanties de représentativité et de normes capitalistiques du système.

Je parle au nom des artistes - poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, acteurs - hommes de bien qui voient leur art se prostituer pour l’alchimie des prestidigitations du show-business.

Je crie au nom des journalistes qui sont réduits soit au silence, soit au mensonge, pour ne pas subir les dures lois du chômage.

Je proteste au nom des sportifs du monde entier dont les muscles sont exploités par les systèmes politiques ou les négociants de l’esclavage moderne.

Mon pays est un concentré de tous les malheurs des peuples, une synthèse douloureuse de toutes les souffrances de l’humanité, mais aussi et surtout des espérances de nos luttes.

C’est pourquoi je vibre naturellement au nom des malades qui scrutent avec anxiété les horizons d’une science accaparée par les marchands de canons. Mes pensées vont à tous ceux qui sont touchés par la destruction de la nature et à ces trente millions d’hommes qui vont mourir comme chaque année, abattus par la redoutable arme de la faim...

Je m’élève ici au nom de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils pourront faire entendre leur voix et la faire prendre en considération, réellement. Sur cette tribune beaucoup m’ont précédé, d’autres viendront après moi. Mais seuls quelques-uns feront la décision. Pourtant nous sommes officiellement présentés comme égaux. Eh bien, je me fais le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

L’INVITATION Texte de la sagesse amèrindienne Par Oriah Mountain Dreamer

Peu importe comment tu gagnes ta vie. Ce que je veux savoir, c’est l’objet de ce désir qui brûle en toi à t’en faire mal ; ce que je veux savoir, c’est si tu oses, ne serait-ce que rêver de réaliser le désir profond de ton coeur

Peu importe l’âge que tu as. Je veux savoir si tu es prêt à risquer de passer pour un fou, au nom de l’amour, au nom de tes rêves secrets, au nom de la simple aventure d’être vivant

Peu m’importe quelles planètes sont en conjonction avec ta lune. Je veux savoir si tu as touché le centre de ta tristesse, si tu t’es ouvert aux trahisons de la vie ou si tu t’es ratatiné, refermé de peur de ressentir une douleur de plus. Je veux savoir si tu peux t’asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, et rester là sans bouger, sans essayer de la cacher, de l’éviter ou de la travestir

Je veux savoir si tu peux être un avec la joie, la mienne ou la tienne ; si tu peux danser sauvagement, laisser l’extase te remplir jusqu’au bout des doigts et des orteils sans nous prévenir constamment de faire attention, d’être réaliste sans nous rappeler à chaque seconde que l’être humain a des limites dont on doit tenir compte

Peu importe que l’histoire que tu racontes soit vraie ou fausse. Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même ; si tu peux supporter d’être accusé de trahison pour ne pas trahir ton âme ; si tu peux être sans foi et cependant digne de confiance

Je veux savoir si tu peux continuer de voir la beauté même quand ce n’est pas très joli au jour le jour et si tu as choisi de nourrir ta vie à cette source

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien comme le mien, te tenir néanmoins au bord du lac et crier Ouiiiii ! à la pleine lune argentée

Peu importe où tu habites, combien d’argent tu as. Je veux savoir si tu peux te lever après une nuit de douleur et de désespoir, épuisé et meurtri, et faire ce qu’il faut pour les enfants

Peu importe qui tu connais, par quel chemin tu es venu ici. Je veux savoir si tu te tiendras au centre du feu avec moi sans chercher à t’en aller ou à reculer

Peu importe ce que tu as étudié, où, avec qui. Je veux savoir ce qui te porte et te soutient à l’intérieur quand tout le reste s’est évanoui

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même et si tu aimes vraiment ta propre compagnie dans les moments vides.

    

Héros ou bandit ?

Toute la vie de Besouro Manganga est entourée de mystères. Sa date de naissance fait problème : entre 1885 et 1895. Une chose est certaine : alors que le Brésil vient seulement d’abolir l’esclavage (1888), les Noirs, toujours stigmatisés, restent des marginaux. La date de sa mort (le 8 juillet 1924) est à peu près certaine : le document officiel le décrit comme « un mulâtre sombre … décédé d’une profonde entaille à l’abdomen ». Une vie de travailleur, de truand, peut-être d’agent de la police. Il apparaît comme l’incarnation des traditions et pratiques des Noirs du Brésil depuis le temps de l’esclavage, en particulier la capoeira. Constamment révisée, son image aujourd’hui est celle d’un héros, représenté dans les romans, les récits oraux, la chanson populaire, le cinéma.

Par Elikia M’Bokolo avec : Julien Terrin, anthropologue. samedi 26 novembre 2011

Écouter (19:30) IMG/mp3/memoire_d_un_continent_20111126_1840.mp3

Au Brésil, on danse souvent pour oublier les coups du sort. Avoir conscience des battements de son cœur qui s’accélère, se persuader de sa propre existence, sentir l’air circuler au fond de ses bronches, comprendre la fragilité d’une vie ... C’est ainsi que la capoeira a vu le jour. Au temps de la société esclavagiste, des millions d’Africains sont déportés dans la région de Bahia, « La Rome noire » du Brésil, pour travailler dans les champs de cannes à sucre. Déracinés, ils voient dans la musique une échappatoire et une manière de lutter contre l’oppresseur. Pour cela, les esclaves imaginent un jeu où les arts martiaux se dissimulent derrière le jeu et la musique. En réalité, il commence à s’émanciper. Longtemps perçue comme violente, la capoeira sera interdite jusqu’au XXe siècle. En 1930, quelques écoles de Salvador de Bahia proposent de l’enseigner. Mais, elle devra attendre le 15 juillet 2008, pour entrer juridiquement dans le patrimoine culturel brésilien.

Cette histoire en est une parmi tant d’autres. Les origines de cette danse et la complexité de ses symboles restent mystérieux encore aujourd’hui. Julien Terrin, anthropologue, a écrit la sienne, dans un mémoire de recherche qu’il a réalisé en 2011 : Salvador de Bahia, la Mecque de la Capoeira. Rencontre, en vue de l’évènement à la Cité de la Musique, « Capoeira : danse et combat », le 12 février 2012.

Ici Mestre Gato Preto et Dorado, photo de Pacôme Lajotte

Entrevistas sobre a vida do Mestre Gato Preto ( José Gabriel Goes). Entrevistas feitas pelo Dorado Cajueiro ( Bernardo Tinoco) entre 1999 e 2001 para realisar o livro de suas memorias ! Quem quizer saber mais sobre este grande mestre " Berimbau de ouro da Bahia", pode ouvir agora atravez de sua propria voz. Sao mais de 6h de gravaçoes, que começam no Rio de janeiro, no morro do galo, aonde eu morava e se terminam em Sao Bras, Santo Amaro da Purificaçao Bahia. Muitas das filosofias e historias que eu aprendi com o mestre estao aqui, contadas por ele mesmo ! Agora vou compartilhar com todos as verdades sobre sua vida como ele contava ! vou botar cada parte de uma vez ! Para termos tempo de apreciar !!! Iê capoeira angola camara !!!

Segunda parte : Sobre a sua vivência e sobre os grandes mestres e capoeiras de sua época. Passei muito tempo para fazer estas entrevistas, me dediquei a este projeto de registro de suas historias. Um documento de muito valor que deve ser escutado com muita atençao e respeito, sem intençao de deturpar ou usurpar as palavras do Mestre. Escutar e aprender sao palavras importantes ! Humildade e respeito também ! E pra quem tem pressa de ouvir tudo deixo uma mensagem que Mestre Gato Preto sempre falou para todos que vinham perguntando e pedindo muito pra ele : " CAAALMAAA !"...

Mestre Nestor Capoeira a été initié par Mestre Leopoldinha et a évolué au sein du groupe Senzala avec Mestre Preguiça. Il est l’auteur du fameux livre Capoeira : le petit manuel du joueur d’où est tiré cet extrait. Après avoir enseigné la capoeira en Europe et notamment en France, il est aujourd’hui principalement basé à Rio de Janeiro.

Au début, l’initié commence à avoir confiance dans la lutte mais pas dans le lutteur, il développe alors des mouvements impressionnants mais dans la vie, il ne se fait pas confiance. Il développe ses muscles et sa technique mais pas sa force d’esprit, il gagne donc une certaine confiance en son groupe mais finalement a peur de tout et tous, et en viendra à sentir le besoin d’accuser constamment les autres groupes et maîtres, d’ici et là, pour pouvoir s’affirmer. Il peut alors donner, dans la rue, des coups aux uns et aux autres, mais pour affronter quelqu’un tête froide avec un minimum de recours défensif, il reste figé, de peur que l’on découvre la fausseté de sa vie. Il sent alors la nécessité de marcher armé, en pensant que les autres personnes marchent armées. Dans un niveau plus social que physique, il sent la nécessité de construire un faux discours et une façade semblable à la façade physique de ses muscles décrite auparavant. Il vit également dans la peur d’être découvert et n’a pas d’amis avec lesquels il peut se montrer en simple élève ; il utilise l’attaque comme seul moyen de défense. Pour terminer, il y a une progression de sa paranoïa sans fin, le transformant en menteur, en escroc qui persécute les plus faibles, en « lèche-bottes » de ceux détenant le pouvoir, en un dictateur insatisfait. Tout ceci pour ne pas avoir eu le courage de regarder à l’intérieur de lui-même, préférant opter pour un chemin déjà tracé, offert par une société qui le mènerait au succès et au pouvoir, plaçant la compétition au dessus de l’amitié et de toute autre valeur. Jusqu’au jour ou bien plus tard il se rendra compte que ce chemin ne l’a réalisé ni en tant que capoeiriste, ni en temps d’être humain.

En savoir plus : Dos Passos Neto, Sezefredo (Mestre Nestor Capoeira), Capoeira : pequeno manual de jogador (édition revue et actualisée), ed. Record, Rio de janeiro-Sao Paulo, 2002, pp. 99-100

Dos Passos Neto, Sezefredo (Mestre Nestor Capoeira), Capoeira : le petit manuel du joueur, (traduit par Gilles Cheze et Celène de Oliveira Vaz), ed. Atabac, 1987, 163p.

 

Principes à suivre afin d’acquérir de bonnes bases pour la pratique de la capoeira selon Mestre Vicente Ferreira Pastinha.

1) Respectez et faites respecter les coutumes, les rites et les traditions de la capoeira angola ;

2) Respectez tous les maîtres de capoeira ;

3) N’appliquez pas de coups offensifs avec les membres supérieurs, de coups liés tel que pisadas ni de coups de pieds en dessus de la ceinture du camarada pendant le jeu ;

4) Au moment de s’agenouiller au pied du berimbau, essayez de vous concentrer, de relâcher votre corps et, une fois le jeu commencé, de ne jamais dévier votre attention du camarada. Néanmoins, pendant le jeu, essayez de diriger votre regard vers l’avant ou sur les côtés, en étant “ailleurs” en apparence, mais sans jamais dévisager le camarada, cela pourrait trahir vos intentions. Ne fixez pas votre regard sur quelque chose, au contraire, gardez votre champ de vision le plus large possible ;

5) N’entrez dans une roda de rue que lorsque vous êtes totalement préparé à la capoeiragem ;

6) Dans les rodas de rue, ne jouez en jogo de dentro qu’au moment du coup de l’adversaire, en lui appliquant simultanément un contre-coup. Évitez de vous baisser quand le coup passe loin ou quand l’adversaire en feinte un ;

7) Pendant un jogo de dentro, quand le camarada se rapproche rapidement afin de donner une pisada ou un coup de pied sur la figure, sans vous donnez la possibilité de sortir en rolê ou de contre-attaquer, essayez de vous relever près de lui, cela vous procurera plusieurs opportunités de lui appliquer différents coups ;

8) Apprenez bien la ginga. Rappelez-vous qu’elle est le principal mouvement de la capoeira, le premier à être enseigné, et par conséquent, la base de la capoeira ;

9) "Ginguez" constament, en cherchant toujours la feinte ;

L'histoire de la Capoeira

La capoeira fut inventée par les esclaves noirs déportés d'Afrique par les colonisateurs portugais du XVIe au XVIII siècle. On décompte au Brésil 3,5 millions de noirs exploités, cinq cents ans de lutte, de résistance noire, marquant le peuple brésilien et faisant partie intégrante de leur culture.

Savamment mélangés entre eux, les esclaves se sont trouvés face à des dialectes différents. Ainsi fut dressée la barrière du langage, ce qui les amenèrent à communiquer à travers des gestes, la musique et la danse.

Pour échapper à l'oppression et la domination des colonisateurs, les esclaves qui étaient surexploités ont donc été poussés à créer une forme de lutte utilisant leur corps comme seule arme de combat.

Les esclaves n'étant pas autorisés à se réunir par peur des rébellions, ont camouflé leur forme de combat par la musique et la danse, qui passait inaperçue aux yeux de leurs oppresseurs. La capoeira fut ainsi un moyen de s'émanciper des chaînes de l'esclavagisme.

Il lui aura fallu plus de quarante années après l'abolition de l'esclavage (1888) pour être reconnue et autorisée par l'Etat. Elle est maintenant pratiquée par toutes les classes sociales et enseignée dans les écoles et universités pour son aspect sportif, artistique, créatif, pour la danse, la poésie, le courage, le dialogue, la communication et, d'autres éléments contribuant au développement de la connaissance et l'estime de soi et comme identification culturelle dans un pays pluriethnique, brassant les trois races : indienne, africaine et européenne.

Capoeira angola et Luta regional bahiana (capoeira régionale)

Vers 1930, à Salvador, Maître Bimba (Manuel dos Reis Machado, 1900-1974) ouvre la première académie de capoeira (1932), exploit rendu possible par l'administration nationaliste de Getulio Vargas, qui voulait promouvoir la capoeira comme sport brésilien. En 1941, Maître Pastinha (Vicente Ferreira Pastinha, 1889-1981) inaugure son école de capoeira angola. Pour la première fois depuis 400 ans, la capoeira est enseignée et pratiquée en dehors de la marginalité.

Ces deux " mestres " sont les figures centrales de la capoeira du XXe siècle. Ils sont si importants dans l'histoire de la capoeira qu'ils sont (eux et la légende qui les entoure) les ancêtres mythiques de tous les joueurs de capoeira.

Bimba a commencé à enseigner ce qu'il appelait " le combat régional de Bahia " : une nouvelle méthode de pratique de la capoeira dans laquelle il a introduit des mouvements de " batuque " (samba de lutte) et a inventé une nouvelle méthode d'enseignement. Il a pour l'essentiel, sacrifié beaucoup du rituel et des aspects du jeu, pour une plus grande agressivité et pour l'esprit de combat. Il a créé un nouveau style, la " capoeira régionale ".

Avec l'avènement du style régional, la capoeira traditionnelle a pris le nom de capoeira angola. Mestre Pastinha, soutenu par la majeure partie des maîtres angoleiros, joua un rôle pionnier dans la préservation du style traditionnel : rituel-danse-combat-jeu. Il est aujourd'hui reconnu comme le gardien de la capoeira angola.

En savoir plus : Dos Passos Neto, Sezefredo (Mestre Nestor Capoeira), Capoeira : le petit manuel du joueur, (traduit par Gilles Cheze et Celène de Oliveira Vaz), ed. Atabac, 1987, 163.

 

Se não fosse o samba quem sabe hoje em dia eu seria do bicho
Não deixou a elite me fazer marginal e tambem em seguida me jogar no lixo!
(Carlinhos Russo-Zézinho do Valle)

Incrível a importância social de uma quadra de Samba nos morros do Rio de Janeiro!
Salvo engano de minha parte a da Mangueira tornou-se um polo esportivo fantástico mudando o destino de centenas de crianças!
Enquanto a Quadra de Samba do Vila Rica em Copacabana foi embaixo de minha janela, vi coisas do arco da velha!
Anos depois mudou-se mais para cima e foi ali que o berimbau me chamou e pude conhecer o futuro Mestre Guará

A minha 1ª ida a sua casa foi um choque pois ao saber que sua mãe, dona Maria da Conceição criava 3 filhos sózinha me veio na lembrança minha mãe subindo o morro com um filho e uma sacola de compras em cada braço. Quando o conheci eu tinha idade e conhecimento suficiente para ajuda-la um mínimo que fosse, mas a Lei de Muricy que ja vem embutida em quem nasce no morro, castra e imobiliza.

Nossa amizade se fortaleceu com o tempo, mas a 1ª laçada forte foi uma infeliz aula de matemática dada por este incompetente que não sabia o limite na cobrança do aprendizado de uma criança! Convivemos por pouco tempo porque em 1983 sai do RJ, mas restou estes 2 episódios:
Trabalhei num laboratório em Botafogo e o dono me permitiu fazer o exame de sangue do Guaracy Paulino da Conceição de graça. Desgraça pouca é bobagem, Guaracy que ja fazia curso de faquir por força do destino, ainda tinha que ir ao exame em jejum.
Para piorar eu não tinha o dinheiro da passagem de maneiras que tivemos que ir os quase 5 KM na base do expresso canelinha ou seja: A pé!
Quase matei o menino e após tirarem o sangue, tiram-lhe as forças também!
Sorte minha que a duas quadras dali morava a Capoeirista Sueli e eu fui rezando para a casa dela!
Ela estava viajando mas o marido dela, o famoso desenhista Ivan Watch Rodrigues nos deu um salvador café com pão e ele pode voltar são e salvo para casa. 

E outro aconteceu um 7 dias antes de 11-11-1979 na Feira de São Cristovão enquanto era resgistrado a reportagem para o jornal O Globo:
Nesse dia tu marcou no pé do berimbau e pegou um pé no olho, inchou logo e voce chorou pra burro, ai eu te paguei uma laranjagua, logo tu melhorou.
A anestesia foi na base da laranjada quente!
Ja distante dele 4.000 KM , continuamos nos contactando atraves de cartas, que eu buscava no correio 2 horas de remo distante! 

Foi lá que recebi emocionante desenho que originou esta homenagem!
Na real se Guará ainda não venceu, conseguiu realizar o sonho dourado de todos os capoeiristas: Ir a Mãe Africa!

Leiteiro
Remexi meus guardados e achei este desenho, feito para mim pelo menino Guaracy, em 28 de março de 1984, hoje Mestre de Capoeira Guará, desenvolvendo, ensinando e divulgando esta linda Arte na França.
No caso deste desenho, foram digamos, meia hora de dedicação, pensando na pessoa, se ela gostaria daquela côr ou do tipo de peixe.
Então este desenho, não é só um pedaço de papel colorido, é a soma de tempo e pensamentos, e no minimo um pingo de emoção!

Guará:
Tô emocionado com este email, não lembrava de nada, nada...

Yasmine:
Guará, meu caro, também eu fiquei emocionada...sinais de uma infância remota, perdida na falta de registro. A infância nos diz muitas coisasde nós mesmos...nos faz entender nosso universo particular, nos faz repassa-lo aos nossos filhos...porque senão esta, que outra motivação tem na nossa passagem por esse mundinho vão...a não ser deixar pros nossos herdeiros pequenos sinais de quem fomos.
O resto é tão nefasto, tão perecível,que melhor seria se levássemos conosco pra virar semente de nada! 

Leiteiro:
Yasmine, a Sra é do balacobaco!
Essa sua definição é do baú. É claro que meu lado ateu, não acredita muito naquela de inspiração do Espirito Santo, mas depois de ler suas palavras, minha convicção, balança, baalaançaa....
beijos de Leite!

Dona Yasmine:
Olá Leiteiro! Pois veja você, fui casada com o Guará por quase 5 anos, e durante todo aquele tempo, escutei tanto falar em você e mestre Lua!
A nítida sensação de que a infância dele estava só naquela memória...e onde estavam vocês?
Ele sempre quis reencontrar vocês, e agora isso se realiza...Porque até hoje, muitas vezes tenho a sensação, de que Guará pulou aquela fase da vida...a família, por conta de todas as dificuldades, meio que passou por cima...e na relação com o filho isso fica tão claro...a impressão de que a infância é algo quase supérfluo, tipo cultura nesse nosso país!
Enfim, vendo aquele desenho e tudo o que ele traz de inconsciente, (medos, tristezas e uma infância subestimada) percebo que muito da dureza que hoje, volta e-meia invade as feições desse capoeirista, e esconde o que nunca vai ser esquecido por aquela criança que mora ali dentro... ainda assim, ele supera qualquer expectativa, vai muito além das oportunidades desse país!
É um grande homem, íntegro como poucos! 

Esse reencontro merecia um documentário!
Porque aquele projeto social ali, na Ladeira dos Tabajaras, mudou um futuro presente hoje!
E o efeito borboleta disso tudo...gera um pedacinho de um outro Brasil, que lamentavelmente ficou só no pedacinho, mas poderia ser um Brasil inteiro...não é mesmo???
Um grande abraço!
Yasmine

A sorte lhe bafejou, Guaracy foi para a França, fez-faz um lindo trabalho, tem um maravilhoso site! 

Nem eu, nem Guará poderiamos imaginar a projeção que o futuro nos reservava, através do Pioneiro Lua Rasta!
Digo Pioneiro porque Lua foi o 1º no Rio a trabalhar com os meninos de rua da Cinelândia!
Isso nos trouxe um problema, fomos impedidos de fazer roda de Capoeira na Cinelãndia pela policia que disse que nos armava-mos as rodas para os pivetes roubarem.

Capoeira quem é teu pai?
Sou filha de Bamba
nasci na Africa
cresci no Brasil
sou irmã do Samba! 

Na real se Guará ainda não venceu, conseguiu realizar o sonho dourado de todos os capoeiristas: Ir a Mãe Africa!
Não há duvida que a essência da Rainha Nzinga N'golo aqui no Brasil se hermafroditou, passou a ser Mãe e Pai de muitos, de Estados como Pernambuco, Maranhão e Bahia, que a ensinaram e divulgaram no leste e sul do Brasil, e de muitos Brasileiros que a ensinam e divulgam no Mundo!
Ontem erámos filhos, hoje somos pais e amanhã avôs no ensino desta Arte Maravilhosa, redentora de possíveis e prováveis Restos Humanos!

Site do Mestre Guará na França:
http://www.angola-ecap.org/spip.php?article1- 20&id_rubrique=1

Se não fosse o samba-Bezerra da Silva- letra e video
http://letras.terra.com.br/bezerra-da-silva/11...

Para a MINHA VERDADE só existe uma réplica A MENTIRA! (Leiteiro)

Fonte : OVERMUNDO

 
 

 

A capoeira é minha pedagogia e minha filosofia

Guardo minha escassa paciência para aqueles que realmente precisam de compreensão. Para os demais, minha filosofia é a do capoeira: bobeou, levou! Pois quem não sabe andar, pisa no massapé, escorrega. Quem não sabe jogar, fica miúdo no jogo. Chega devagar. Treine antes de entrar na roda. O mesmo vale em relação a entrar num debate, numa discussão. Tem que se informar antes. Se vocês sabem que têm uma limitação, vocês deveriam ser os mais preocupados e dedicados. Se não sabem, vocês também deveriam ser os mais preocupados. Na roda da malandragem, no meio dos partideiros, quem atravessa o samba, é atravessado. Quem tá sempre pedindo compreensão é porque não está compreendendo nada. Então, apenas pare, observe, sinta. Quem tudo apenas pede é porque pouco merece. Porque quem tá no corre o corre reconhece. Entenda, de antemão, que ninguém tem obrigação de te ensinar nada. Pelo menos, não mais do que você tem de se virar para aprender. Afinal, quem tá no erro é você.

Na pista, ninguém educa segurando pela mão, não. É vivência preta. É pedagogia. É filosofia. Na nossa vida, ou a gente corre na frente, ou fica pra trás. A vida ensina de diversas formas. E, nas mais refinadas, ela impõe um custo a quem é displicente com o conhecimento. Capoeira é fundamento. É ensinamento. Ainda tem gente dizendo que é preciso inserir pedagogia na capoeira, método, etc e tal. A capoeira é o próprio método. A capoeira é a própria pedagogia. É a partir disso que ela se estabelece como filosofia de vida. Capoeira ensina. Mas não é ensinar pegando na mão. Pelo contrário, te ensina te deixando na mão. Te ensina a te virar. Ao mesmo tempo, ela te mostra que o mundo é acessível e que podemos realizar até mesmo o impossível. Te prepara para tudo que vier e pra tudo que você quiser, ao te ensinar que pra tudo tem um jeito. Ou tem que ter. Se vira!

Capoeira é te testar o tempo todo, te apertar de todas as formas e, nisso, extrair o melhor de você. Ela vai te inspirar toda confiança do mundo e depois vai te trair. Só para você aprender a não confiar demais, em hipótese nenhuma. Mais do que a confiança em si, a lição é sobre sobre o perigo da acomodação. Quando tomamos as coisas por certo, tendemos a ser displicentes. E isso a capoeira não tolera. Na capoeira, cochilou, cachimbo cai. Se dormir no ponto, te ganham, amigo. E é apenas essa filosofia, essa pedagogia de te apertar, que explica esse jogo de picardia, de sorriso falso, traiçoeiro. É um apertando o outro, num jogo de malandro onde duas facas vão se amolando. Ou pelo menos era. Porque com essa nova pedagogia nutela, a brincadeira virou só brincadeira mesmo. O meio virou fim. Se ensina pegando na mão. E, quanto mais boias e coletes salva-vidas à sua disposição, mais displicente você será em relação a aprender a nadar. Com toda sinceridade, na capoeira, quem quer ser mimado, tá no lugar errado. Capoeira com outra pedagogia, com outra filosofia, pode ser considerado tudo, menos capoeira. A capoeira não cabe em uma academia, numa forma de levantar a perna ou balançar o corpo. Ela é uma relação com o mundo baseada no “se vira” que o sistema é bruto e só sendo mais bruto que ele para passar por cima de tudo.

É recorrente a comparação desse jogo de gato e rato que é a capoeira com o jogo de xadrez. Na minha concepção, capoeira é xadrez de Exu. É um xadrez de corpos. Uma esgrima corporal a partir de uma corporeidade sustentada na filosofia desse Orixá. Tem tranquinagem, tem música, tem dança, tem certezas sendo desmanchadas em fração de segundos, tem o impossível acontecendo como se fosse a coisa mais normal do mundo, como punição à displicência ou prêmio à insistência, tem a zombaria, têm as gargalhadas, os pontos (enigmáticos) e, principalmente, um corpo vibrante, dinâmico, alegre, vivo! Características inconfundíveis desse Orixá do fogo. Mas as “coincidências” não param por aí. Pense o corpo. O que é ele? Ele é elemento de ligação. Sem ele, nada se realiza. Nada se materializa. Tem que passar por ele. Uma ideia precisa do corpo para se realizar, tal qual sempre se precisa de Exu para que qualquer coisa seja realizada, como bem se pode apreender da mitologia ioruba e dos ensinamentos nas casas de axé. Até para se comunicar com os demais Orixás, não se faz se não se alimenta Exu antes. Há de se alimentar o mensageiro, pois, caso contrário, a mensagem não chega. Tem que cuidar do canal. O corpo também é esse canal que deve ser cuidado para que possamos materializar nossos desejos e o que emana da nossa espiritualidade. As comparações com o corpo vão ao infinito…

Todavia, o infinito não cabe aqui e seria demasiada pretensão querer dar conta dele ou de Exu. Então, vamos no sapatinho. Falemos um pouco da figura mitológica que traz toda uma pedagogia e uma filosofia de vida que fazem parte do fundamento da capoeira. Nas histórias desse Orixá, se percebe que quem o alimenta, recebe. Quem o negligencia, se dá mal. Quem o alimenta e sobe na vida, mas depois se acomoda e se faz displicente, se dá mal duas vezes. Malvado, não? Vingativo, né? Lição! Ensinamento. Existe um ditado que meu pai sempre me falava: dinheiro não leva desaforo pra casa. Qual não foi minha surpresa ao saber que Exu além de simbolizar o fogo, a transformação, a comunicação, o movimento, a troca, dentre muitas coisas, também simboliza o dinheiro? Com dinheiro, o ditado é meio óbvio. Agora troquemos ele por “comunicação e movimento”, por exemplo. Sem se comunicar ou se mover direito, a gente chega a algum lugar? Nós somos a medida do esforço que empregamos nisso, da reverência prestada, da atenção dispensada. É um Orixá que também está sempre arrumando confusão para aqueles que não prestam a devida atenção com ele, né? Já viram como a falta de cuidado com a comunicação ou com o dinheiro ou mesmo com o movimento acabam te colocando em situações para lá de difíceis? Bom, voltemos ao ditado e troquemos “dinheiro” por Exu. É isso. Ele não leva desaforo pra casa. Ao mesmo tempo que, se você sabe cuidar dele, ele cuidará direitinho de você. Com ele, tudo você pode. Troque-o pelos elementos que simboliza e você vai aprender que ele apenas está te ensinando, à sua maneira, pra valer, a ser sagaz com os elementos que vão desenhar sua trajetória de vida.

Ainda, nas histórias, ele vai ensinar o valor do sacrifício, da dedicação. Sem choro nem vela, quem põe metade, recebe metade. Quem põe demais, recebe demais. Mas como tudo que é demais sobra e tudo que sobra atrapalha, vai dar problema também. Mas quem decide isso? Quem nos dá a medida do que é pouco ou muito? É aí que entra o amigo inseparável de Exu: Orunmilá, o guardião do saber — que é fornecido por Exu, que, como guardião dos caminhos e da comunicação, tudo sabe. Orunmilá é como um oráculo. Não adianta se esforçar se o esforço não está sendo bem direcionado, bem empregado. Nas histórias, quem sai sem antes se informar, só vai se atrapalhar e não vai chegar. Quem se informa e não segue as recomendações, será acometido pela mesma má sorte. Não basta saber, tem que fazer. E isso é um grande ensinamento para a vida. Se a gente buscasse se informar antes de sair, antes de falar, antes de tentar, evitaríamos tanta confusão. Para qualquer projeto, uma pesquisa prévia é fundamental. Pesquisar antes de fazer é uma tradução da relação com Orunmilá. Fazer o que a sabedoria recomendou é uma forma de alimentar e venerar Exu. A propósito, a primeira recomendação de Orunmilá é sempre alimentar Exu. Ele mesmo, sábio que é, separa a primeira parte de tudo que recebe para seu amigo e mensageiro, guardião dos caminhos e da comunicação.

Mas aí, metaforicamente falando, tem aqueles que não recorrem a Orunmilá quando querem alguma coisa. Por exemplo, quando entram numa roda de capoeira ou numa discussão. Ou aqueles que até sabem o que deveriam fazer, isto é, “consultaram o ifá”, mas não fizeram o recomendado, não alimentaram Exu. Em resumo, sabem, mas não fazem. Me diz o que tende a acontecer? Vai dar ruim. E a culpa é de quem? De quem foi displicente! É sobre aprender a ser responsável. Daí decorre todo o problema com Exu e com nosso sistema filosófico, mitológico e pedagógico por parte das classes dominantes. É um problema do tamanho da dificuldade dessa sociedade em lidar com suas responsabilidades. A facilidade de se desvencilhar da culpa e da responsabilidade é o grande trunfo para a manutenção do status quo. A displicência tem um custo bem alto e se você nao tá pagando por ela, é porque alguém está pagando por você. O que seria dessa galera se tirássemos dela o poder de alegar desconhecimento e pedir compreensão? Compreensão essa que nunca nos dão. Se impuséssemos um custo á sua cômoda displicência… pense nisso! E o outro lado da moeda é que essa filosofia quando incorporada confere às pessoas um poder incontrolável — como o é o próprio Exu e como costumavam ser os capoeiras. Por isso, são sempre inibidos quando manifestados a partir de corporeidade negra.

Esse é aquele momento em que deixo as pessoas perceberem que o fato de eu gostar de jogar capoeira de vermelho e preto vai muito além do fato de eu ser torcedor do Flamengo. É porque eu acho que tem tudo a ver — capoeira e Exu. Pra mim, é fundamento. É referência. Tem música. Tem alegria. Tem picardia. Tem zoeira. Tem o impossível. Tem o improviso. Tem, principalmente, o custo da displicência. Tem que ter sabedoria. Tem que saber os atalhos. Tem que conhecer os caminhos. Tem tudo que já citei, repeti e muito mais. É cria da rua e dona da rua. É a própria rua. Cada movimento é uma chamada. E cada chamada é uma encruzilhada. Ali é assim, o jogo é animado mas quem vacilar acaba deitado. E quem é o culpado? Respondo com uma frase clássica dos capoeiras: errado é quem leva. Sempre! É pedagogia. É filosofia. Por isso, cantamos:

“Olha, bem miudinho. Cuidado! Esse jogo de angola é mandingado.
Esse jogo de angola é mandingado e errar nesse jogo é complicado”

P.S.: E vou dizer que não acho, em hipótese alguma, que o vermelho e preto do Flamengo seja mera coincidência. Até porque elas iriam bem além das cores. Torcida vibrante, adora uma farra, mais próxima do povo… Um time que adora aprontar umas com a gente. Sempre que achamos que está perdido, ele vai lá e mostra que “isso aqui é Flamengo, porra!!”. Como aquele memorável Flamengo e Santos. E sempre que achamos que está ganho, ele nos mostra que é Exu no comando e toda displicência será punida e motivo de zoeira. Ah Cabañas… Por fim, aquele gol que Deivid perdeu é a cara de uma punição exemplar à displicência na pedagogia de Exu, te coloca naquela encruzilhada em que você não sabe se ri ou se chora…  

Maicol William

Espaço de divulgação para os textos e reflexões do Kilombo Òkòtó

A roda de capoeira foi declarada no dia 26 de novembro de 2014 em Paris como Patrimônio cultural Imaterial da Humanidade pela UNESCO – Organização das Nações Unidas para a Educação, a Ciência e a Cultura. Esse título de reconhecimento é muito importante para a cultura afro-brasileira.

Comemorando esse reconhecimento o Sr. Roberto Chaves, fundador do “Lavagem da Madeleine”, realizou no dia 06 de setembro de 2017, no anexo da sede da UNESCO em Paris, a entrega de certificados aos Mestres de Capoeira e dos dossiês do REGISTRO da Capoeira como Patrimônio Imaterial do Brasil.

O evento foi muito emocionante tendo relatos e agradecimentos pessoais dos capoeiristas. Entrega dos certificados de reconhecimentos pelo trabalho dos capoeiristas foi feita pela embaixadora do Brasil na França a exma. Sra. Maria Edileuza Fontenele Reis.

Vídeos no YouTube (sem edição): 

https://www.youtube.com/watch?v=Q8WpyTO75XY&list=PLmY1Bp-_fXhD7I7OWhTlkVa0AKKFY4SPC

Fotos e texto: Louisa Monteiro

Eventos Brasileiros na Europa

 

 

Nesta semana viralizou um vídeo em que um mestre de Capoeira, em pleno evento feminino, suspende no ar uma capoeirista e beija suas nádegas.

Ao colocá-la no chão, recebe uma cotovelada e um tapa, revidando imediatamente com um chute que a joga longe.

Todos os elementos de uma notícia bombástica estão ali: exposição pública do corpo feminino, violência gratuita, covardia e um terreno fértil para o esporte preferido dos tablóides sensacionalistas: fofoca.

Teria sido lindo se algum capoeirista presente, QUALQUER UM, independentemente de gênero, idade ou tempo de Capoeira, tivesse entrado na roda e gritado: “Iê! Parou!” e dito: “Enquanto não se discutir o absurdo da situação que houve aqui não tem cabimento continuar a roda!” e aberto uma roda de conversas para debater a questão, expondo o ridículo do ato impróprio. Se a roda é de todos, todos são responsáveis.

Mas isso não aconteceu. Nunca acontece. A indignação vem depois, via facebook.

Quantas vezes não vimos situações de opressão ou de violência muito parecidas com essa, em que ninguém falou nada?

Três coisas me chamam a atenção nesta roda:

  1. A normalização da violência contra a mulher: o corpo da mulher é historicamente explorado pelos homens, que se sentem no direito de fazer com ele o que bem entendem, ao ponto do tal mestre se sentir no direito de beijar a bunda da sua oponente e ninguém parar a roda para falar nada.
  2. A normalização da violência na Capoeira: uma roda de confraternização tem um jogo onde após uma suspendida, uma cotovelada, um tapa e uma bicuda ninguém para a roda para falar nada.
  3. A normalização da violência discursiva: um bombardeio de comentários que incitam ainda mais a violência se espalham como fogo no facebook. Todos falamos muito.

VIOLÊNCIA

O tal mestre provavelmente foi convidado para o evento e certamente não foi a primeira vez que resolveu mostrar toda sua valentia. Sobram dúvidas: quem o convidou? Por que ninguém falou nada? Por quê não se parou a roda?

O cara errou. Errou feio. Errou de um jeito que nunca mais vai errar. Qualquer tipo de violência contra uma mulher deve ser reprimida. Ponto final. Não há o que relativizar.

Mas cooommooo isssoo foi aconteceeeer??? Uma dúvida: será que ele é tããããooooo diferente dos demais capoeiristas que estavam ali? Ou de todos nós?

O cara está sendo execrado e linchado publicamente, recebendo dezenas de ameaças dos valentões do facebook, que lhe enviam convites virtuais para visitar suas rodas e resolver as coisas do jeito Maçaranduba de ser.

Nos comentários do vídeo aparecem homens-machos-masculinos super interessantes, dizendo: “Se fosse minha irmã eu quebrava no pau” ou “Ela é namorada de alguém! Merece respeito”.

Amigo, olha só: se porrada resolvesse e educasse, a cadeia tava cheia de gente educada e regenerada. Não adianta querer ensinar o cidadão que violentou com a mesma moeda da violência. Na política do olho por olho, todos terminam cegos. E não, não é porque ela é namorada ou irmã de alguém que o beijo na bunda foi desrespeitoso, ok?! É desrespeitoso porque foi uma opressão e ponto final.

MORALISMO

O curioso é que de repente aparece um monte de guardiões da moral, todos super revoltados, como se o distinto cidadão que fez o ato tivesse vindo de outro planeta ou de outra arte qualquer. Ele era um marciano praticante de yoga tântrica? Não. É um capoeirista como tantos outros que saiu do seu país para tentar a sorte em terras estrangeiras, levando consigo o seu título de mestre de Capoeira e sua vivência pessoal de ser fruto de uma cultura machista e violenta. O beijo, o chute, o tapa, a cotovelada e todo o resto da cena não se deu numa arte distante de um país desconhecido. Pelo contrário, a cena é bem comum na Capoeira e no Brasil em geral, com algumas variáveis. Na resolução de conflitos da Capoeira, o machismo e a violência são regra, não exceção.

O QUE EU TENHO EM COMUM COM ELE?

É só dar uma breve pesquisa e você vai ver que tem muitos, mas muitos amigos em comum com ele no facebook. Surpreso? Não deveria. Saiba que entre os seus amigos há misóginos, homofóbicos, racistas e imbecis de todas as categorias. Como somos produto do meio, isso quer dizer alguma coisa sobre nós mesmos…

É bem mais fácil xingar o vacilão do que pensar que ele tem mãe, esposa, filha; que tem um mestre de Capoeira; que tem alunos; que é mais um representante da Capoeira na Europa, que já apareceu até no Luciano Huck (pesquisa aí no Youtube)… Que na verdade, ele é muito parecido com o espelho que temos em casa.

EU NÃO SOU MACHISTA! ELE É QUE É!

Todos contra o machismo! Será mesmo? Amigo guardião da moral: não é você que se irrita com a forma de sua namorada de se vestir? Não é você que sempre que vê uma mulher na rua se sente no direito de dizer um “pssssiiiiuuuu”? Não é você que no meio de um evento de Capoeira começa a puxar papo torto com garotas que não te deram abertura para isso? Não é você que chega num curso de Capoeira já contando as horas para o momento de relax onde você vai tentar dar em cima das alunas? Não é você que confunde a admiração de uma mulher pela sua Capoeira com interesse sexual pelos seus atributos físicos? Não é você que é casado com uma capoeirista mas faz questão de que todo mundo saiba que você é pegador sinistrão cheio de amantes?

Quem nunca viu um mestre ou um futuro mestre de Capoeira ser inconveniente com mulheres, seja na roda, seja nos comentários, seja no samba ou nas festas?

A ideia de que o capoeirista tem que ser “pegador” faz parte em grande parte do nosso meio. Assédio sexual na Capoeira é quase sempre jogado para baixo dos panos, com as mulheres tendo que se afastar e sendo constantemente colocadas à prova ao se esquivarem dos ataques físicos que são piores fora da roda do que dentro dela.

Será que não chegou a hora dos capoeiristas homens refletirem mais seriamente sobre suas próprias ações? Será que somos tão diferentes assim do agressor em questão?

SEXO

Uma musiquinha tirada a engraçadinha era cantada até pouco tempo nas rodas de Capoeira e ainda pode ser encontrada nos sites de letras:

De um tempo para cá a coisa melhorou. Pelo menos não se ouve este tipo de imbecilidade na maioria das rodas, mas a sexualização continua sendo parte integrante da nossa cultura. Por exemplo, quando colocamos a palavra “Capoeira” no Youtube qual é o vídeo com recorde de visualizações? Mestre Bimba? Mestre Pastinha?

Não. O primeiro é este, com mais de 22 MILHÕES de visualizações

Quando se liga o vídeo não há nada de Capoeira e sim uma cena de samba. Será que isso quer dizer algo?

A figura feminina faz parte constante dos papos de bar pós-roda. “Comi essa, essa e aquela”, “Viu aquela gostosa de abadá coladinho?”, “Vai ter muita mulher no evento de beltrano?”

Quando as mulheres reclamam do machismo elas são vistas como “exageradas” ou então “estão de mi-mi-mi”.

Neste meio tempo um indivíduo se sente na liberdade de beijar a bunda da oponente na roda, assim como outro se sente na liberdade de chamá-la de “gostooosssaaa” na esquina ou mandar o clássico “te chupo toda” no meio da rua.

VIOLÊNCIA

Seguindo nas buscas do Youtube, chegamos em vídeos deste tipo. Os mais de 2 milhões de visualizações em um ano não dizem nada sobre nós? Sobre o que valorizamos?

Agora, sempre que aparece algum capoeirista desmaiando um adolescente numa roda ou bicando uma mulher num evento brota pacifista de todos os cantos.

Amigo pacifista: não é você que acha maneirão tatuar a testa do ladrão de bicicleta? Não é você que vota em quem diz que “bandido bom é bandido morto”? Que prefere ter filho morto do que gay? Que incita os alunos a darem chutes sem controle, tapas na cara e quedas de wrestling? Não é você que que quando alguém se machuca na roda é o primeiro a dizer: “Deu mole! Se estivesse treinando mais isso não acontecia”?

Não é você que incentiva uma Capoeira cheia de “raça”, “guerreira”, “pronta para tudo”?

Um pouco mais de bom-senso faz bem para todo mundo: não se deveria suspender ninguém numa roda de Capoeira. Tampouco dar um tapa na cara e uma cotovelada, muito menos bicar a caixa torácica de uma pessoa com metade do seu peso. Beijar as nádegas é apenas mais um ato surreal num festival de anomalias que longe de serem alienígenas, dizem muito de nós mesmos.

Se começarem a tatuar cada um dos vacilos que vemos na Capoeira vai faltar testa e tinta…

FOFOCA

Diariamente são postados centenas de vídeos e textos interessantes sobre cultura, política, corpo e outros assuntos super interessantes à Capoeira. No entanto, vídeos escandalosos e mensagens de fofoca fazem mais sucesso. Basta postar algo como: “Tem muito capoeirista comprando seu título de Mestre” ou “Olhe o trabalho de beltrano: isso não é Capoeira!” para se ganhar uma visibilidade baseada na fofoca. Quem nunca viu um mestre de Capoeira que passa a maior parte do seu tempo falando mal do trabalho dos outros?

Essa é a cultura da fofoca, mas isso é assunto para um próximo post! Por hoje é só!

Axé!

Mestre Ferradura

PS – Compartilhe este post e comente suas ideias! Se você gostou ou se você acha que estou de “mi-mi-mi”, diga aí e marque os amigos para debatermos juntos!

 

 

 

 Instituto Brasileiro de Capoeira-Educação (IBCE) 

 

o  Instituto Brasileiro de Capoeira-Educação (IBCE) é uma preparadora e certificadora, com uma metodologia de qualidade, democrática e gratuita, voltada a profissionais que trabalham ou desejam trabalhar com Capoeira-Educação.

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Auxiliando na formação continuada de professores, o IBCE contribui para fortalecer o papel da Capoeira-Educação como prática pedagógica.

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