Histoire de l'E.C.A.P.

"Capoeira, mandiga de escravo
    Capoeira, ruse d'esclave

em ânsia de liberdade.
   
Dans l'attente anxieuse de la liberté

Seu principio não tem metodo,
   
Son principe n'a pas de méthode

seu fim é inconcebivel
   
Son but est inconcevable

ao mais sabio dos mestres.
   
Même pour le plus sage des maîtres."

VICENTE FERREIRA PASTINHA

L'association de capoeira angola fondée par Guarà est née à Paris, il y a six ans, en juillet 1999. Elle porte alors le nom de " Marrom Capoeira e Alunos, Paris ". En effet, à Rio de Janeiro, Guará s'est entraîné 5 ans avec maître Marrom, qui à ce moment-là était membre du Centro cultural Senzala de capoeira. Dès la première année, l'association vit au rythme du festival " Brasil popular ", entièrement tourné vers la culture afro-brésilienne. Le festival offre, outre les cours de capoeira, des cours de samba, d'afoxé, de percussions et même l'apprentissage de la langue brésilienne au travers des chansons de capoeira. Maître Marrom et 15 élèves capoeiristes de Rio de Janeiro font le déplacement. Une fête de plus de 700 personnes est organisée à la Flèche d'Or (Paris, 20e). Le succès est total. Tous les ans, un " Brasil Popular " bis est demandé.

En 2001, pour une identification plus implicite et lisible, l'association change de nom et devient l'Ecole de Capoeira Angola de Paris, ECAP ". On la retrouve de plus en plus présente dans les soirées, spectacles et festivals. Elle fait la première partie du groupe Silmarils au Festival en plein air de St Lô (été 2001), participe au cortège du lavage du Sacré Cœur en 2002 (et depuis tous les ans), aux animations de rue du Festival Solidays 2002 qu'elle " capoeirise " pendant 3 jours ! L'ECAP est aussi sollicitée pour des événements caritatifs. Elle n'hésite pas alors à mouiller sa chemise, comme à l'hôpital Robert Debré qui nous a sollicité afin de mettre un sourire sur le visage des enfants malades : un énorme succès, les enfants refusant de nous laisser partir !

Petit à petit, des journalistes et photographes s'intéressent au groupe, et parfois même s'inscrivent. Ils aident alors grandement l'association à prospérer, mettant leur talent au service de l'ECAP en publiant divers articles et reportages, en promouvant cet art de plus en plus apprécié du public.

Allers et venues de maîtres

Pour que l'évolution des élèves de l'ECAP soit solide, l'association fait venir du Brésil des maîtres qualifiés et issus de différents groupes. L'enseignement est intensif, sous forme de stages courts, de trois à cinq jours. Les renommés maître Lua de Salvador de Bahia (premier maître de Guarà), maître Angolinha de Rio de Janeiro, maître Claudio de Feira de Santana, contre-maître Pernalonga de São Paulo, contre-maître Cabelo de New York, se sont ainsi frottés aux "ecapiens " et sont repartis ravis de voir la vitalité de la capoeira angola parisienne.

En 2003, Guará est même allé jusqu'à emmener ses élèves au Brésil et à New York afin de leur faire rencontrer le très respecté maître João Grande, disciple de maître Vicente Ferreira Pastinha (1889-1981), gardien spirituel de la capoeira angola.

Par ailleurs, Guará se déplace souvent à travers l'Europe (Pays-Bas, Grande-Bretagne, Italie et maintenant la Finlande) pour y donner des stages.