Histoire de l'E.C.A.P.

"Capoeira, mandiga de escravo
    Capoeira, ruse d'esclave

em ânsia de liberdade.
   
Dans l'attente anxieuse de la liberté

Seu principio não tem metodo,
   
Son principe n'a pas de méthode

seu fim é inconcebivel
   
Son but est inconcevable

ao mais sabio dos mestres.
   
Même pour le plus sage des maîtres."

VICENTE FERREIRA PASTINHA

L'association de capoeira angola fondée par Guarà est née à Paris, il y a six ans, en juillet 1999. Elle porte alors le nom de " Marrom Capoeira e Alunos, Paris ". En effet, à Rio de Janeiro, Guará s'est entraîné 5 ans avec maître Marrom, qui à ce moment-là était membre du Centro cultural Senzala de capoeira. Dès la première année, l'association vit au rythme du festival " Brasil popular ", entièrement tourné vers la culture afro-brésilienne. Le festival offre, outre les cours de capoeira, des cours de samba, d'afoxé, de percussions et même l'apprentissage de la langue brésilienne au travers des chansons de capoeira. Maître Marrom et 15 élèves capoeiristes de Rio de Janeiro font le déplacement. Une fête de plus de 700 personnes est organisée à la Flèche d'Or (Paris, 20e). Le succès est total. Tous les ans, un " Brasil Popular " bis est demandé.

En 2001, pour une identification plus implicite et lisible, l'association change de nom et devient l'Ecole de Capoeira Angola de Paris, ECAP ". On la retrouve de plus en plus présente dans les soirées, spectacles et festivals. Elle fait la première partie du groupe Silmarils au Festival en plein air de St Lô (été 2001), participe au cortège du lavage du Sacré Cœur en 2002 (et depuis tous les ans), aux animations de rue du Festival Solidays 2002 qu'elle " capoeirise " pendant 3 jours ! L'ECAP est aussi sollicitée pour des événements caritatifs. Elle n'hésite pas alors à mouiller sa chemise, comme à l'hôpital Robert Debré qui nous a sollicité afin de mettre un sourire sur le visage des enfants malades : un énorme succès, les enfants refusant de nous laisser partir !

Petit à petit, des journalistes et photographes s'intéressent au groupe, et parfois même s'inscrivent. Ils aident alors grandement l'association à prospérer, mettant leur talent au service de l'ECAP en publiant divers articles et reportages, en promouvant cet art de plus en plus apprécié du public.

Allers et venues de maîtres

Pour que l'évolution des élèves de l'ECAP soit solide, l'association fait venir du Brésil des maîtres qualifiés et issus de différents groupes. L'enseignement est intensif, sous forme de stages courts, de trois à cinq jours. Les renommés maître Lua de Salvador de Bahia (premier maître de Guarà), maître Angolinha de Rio de Janeiro, maître Claudio de Feira de Santana, contre-maître Pernalonga de São Paulo, contre-maître Cabelo de New York, se sont ainsi frottés aux "ecapiens " et sont repartis ravis de voir la vitalité de la capoeira angola parisienne.

En 2003, Guará est même allé jusqu'à emmener ses élèves au Brésil et à New York afin de leur faire rencontrer le très respecté maître João Grande, disciple de maître Vicente Ferreira Pastinha (1889-1981), gardien spirituel de la capoeira angola.

Par ailleurs, Guará se déplace souvent à travers l'Europe (Pays-Bas, Grande-Bretagne, Italie et maintenant la Finlande) pour y donner des stages.

Mon histoire avec la capoeira a commencé en 1977 au "Morro dos Cabritos" et dans les rues de Rio de Janeiro. J’avais alors huit ans. À cette époque, les rodes de rues étaient de véritables démonstrations d’agilité et de violence mêlées, où tout pouvait arriver. J’étais enfant et j’aimais déjà la capoeira avec ses dangers et ses mystères, peut-être parce que je suis un descendant d’esclaves, comme une grande partie des Brésiliens. Je considérais la capoeira comme un jeu de gamins des rues, une espièglerie, un moyen de sortir de la favela pour le bitume de la ville merveilleuse.

Mestre Lua et ses disciples, Sergio Leiteiro, Bebeto Mansueto, Joao Batista dos Santos entre autres, jouèrent un rôle fondamental dans mon initiation. Auprès de ces véritables maîtres dans l’art du jeu, du chant et de la musique, je me suis aventuré dans les rodes et les spectacles organisés par Mestre Lua dans les rues et les marchés de Rio de Janeiro. Sans même m’en rendre compte, j’étais devenu un capoeiriste et toutes mes activités se sont trouvées liées de près ou de loin à l’art de la capoeira.

C’est ainsi que j’ai grandi, entre la favela et le bitume de la grande ville, entre la samba et la capoeira dont les figures mythiques m’enchantent et font jusqu’à présent l’objet de mes recherches. Les années ont passé sans que je m’éloigne jamais de cet univers magique de la capoeira. C’est alors que j’ai eu le plaisir de rencontrer Marrom (1992). L’étude des racines de la capoeira et de ses traditions était un objectif bien défini dans mon esprit, et Marrom dirigeait son propre travail dans ce sens, recherchant et valorisant les anciens maîtres de capoeira dans tout le Brésil.

En 1998, j’ai eu la joie de fonder la première antenne européenne de l’Ecole de capoeira "angola marrom capoeira e alunos", basée à Paris, qui est devenue, par la suite, Ecole de Capoeira Angola de Paris. Aujourd’hui, l’ECAP développe à travers la capoeira traditionnelle, toute la richesse da culture populaire afro-brésilienne.

"Ce jour-là, le 11/11/1977, sur la place Sao Crisotovao, à Rio de Janeiro, dans un moment d’inattention au pied du berimbau, tu as reçu un pied dans l’œil, tu as pleuré à chaudes larmes. Là, je t’ai attrapé par le cou et je t’ai payé une orangeade et ensuite ça allait mieux. Sur cette photo, on voit bien que le mal dont tu souffres s’appelle la faim. Je t’embrasse, petit frère."
Sergio Leiteiro                 

My history with capoeira started in 1977 in the favela “Morro dos Cabritos” and in the streets of Rio de Janeiro. I was then eight years old. At that time the “rodas” in the streets were a mix of sheer agility and violence. Anything could happen. I was only a child but already I loved capoeira with its dangers and its mystery. This is maybe because I am, like majority of brazilians, a descendent of slaves,
and I viewed capoeira as a game of street urchins, a game full of mischief,which was my escape from the favelas to the real streets of the city.

Mestre Lua, and his disciples Sergio Leiteiro, Bebeto Mansueto, Joao Batista dos Santos and others, played a fundamental role in my initiation . With these real masters of the game , of the songs and music of capoeira, I had my first adventures in the “rodas” and performances in the streets and markets of Rio de Janeiro, which Mestre Lua organized. Without really noticing I became a capoeirista and virtually everything I did became somehow connected with the art of capoeira.

I grew up in the favelas and in the streets of Rio de Janeiro that means I grew up with samba and capoeira.Capoeira’s legendary masters have enchanted me until the present day and have been objects of my research. Years passed and I have never abandoned the magic universe of capoeira. In 1992 I met Marrom.The study of the roots and the traditions of capoeira were among my chief goals in life and Mestre Marrom was on the same wave length, researching and paying homage to the old capoeira masters all over Brazil.

In 1998 I opened the first european branch of the capoeira school “Association Marrom Capoeira e Alunos” in Paris which soon after became the School of Capoeira Angola Paris (l’ECAP). From then on ECAP has been, behind its dedication to capoeira angola, exploring the richness of Afro Brazilian culture.

"On this day, the 11/11/1977 on the square of São Cristovão in Rio de Janeiro, AT the foot of the berimbau you got a kick in your eye. You cried- I picked you up and bought you an orange juice and you felt better immediately. Looking at this photo we can see that what you suffered then , was hunger. I embrace you my little brother."
Sergio Leiteiro  

 

Minha história com a capoeira começou em 1977 no "Morro dos Cabritos" e nas ruas do Rio de Janeiro. Eu tinha oito anos. Naquela época, as rodas de rua eram uma verdadeira demostração de agilidade e violência misturadas, onde tudo poderia acontecer. Eu era uma criança e eu já amava a capoeira com os seus perigos e mistérios, talvez porque eu sou um descendente de escravos, como muitos dos brasileiros. Eu considerei a capoeira como um jogo de meninos de rua, uma brincadeira, uma maneira de sair da favela para o asfalto da cidade maravilhosa.


Mestre Lua e seus discípulos, Sergio Leiteiro, Bebeto Mansueto, João Batista dos Santos, entre outros, tiveram um papel fundamental em minha iniciação. Com estes verdadeiros mestres de jogo,canto e música, eu me aventurei em Rodas e shows organizados por mestre Lua nas ruas e mercados do Rio de Janeiro. Sem perceber, eu me tornei um capoeirista e todas minhas atividades se encontravam ligadas de perto ou de longe à arte da capoeira.


Foi assim que eu cresci, entre a favela e o asfalto da cidade grande, entre samba e capoeira cujas figuras místicas me encanta e são até hoje tema de minha pesquisas. Os anos se passaram sem que eu me afasta-se deste mundo mágico da capoeira. Foi quando eu tive o prazer de encontrar Marrom (1992). O estudo das raízes da capoeira e suas tradições era um objetivo claro em minha mente, e Marrom dirigia seu próprio trabalho nessa direção, pesquisando e valorizando os antigos mestres da capoeira em todo o Brasil.

Em 1998, eu tive a alegria de fundar a primeira antena europeia da escola de capoeira angola "Marrom Capoeira e Alunos" , com sede em Paris, que se tornou, mais tarde, a "Escola de Capoeira Angola de Paris". Hoje o ECAP desenvolve através da capoeira tradicional, toda a riqueza da cultura popular afro-brasileira.

Aqui é na praça São Cristovão no dia 11/11/1979

Foto de Anibal Phillot

(fotografo da Globo)

"Nesse dia tu marcou no pé do berimbau e pegou um pé no olho,

Inchou logo e você chorou pra burro.

Ai eu te peguei no colo e te paguei uma laranjagua, logo tu melhorou.

Pela foto da pra ver que teu mal era fome !

Um abraço meu irmãozinho .

 Eu tenho outras te mando na próxima."
Sergio Leiteiro

Finnois :

Minun tarinani capoeristana alkoi vuonna 1977 Morro dos Cabritos favelassa
ja Rio de Janeiron kaduilla. Olin silloin 8-vuotias.
Tuohon aikaan kaduilla tapahtuvat capoeira rodat olivat todellisia näytön paikkoja,
ja mitä vain voi tapahtua.
Olin vain lapsi mutta capoeira kaikkine vaaroineen ja mysteereineen kiehtoi minua heti,
ehkä myös siksi että polveudun, niinkuin suurin osa brasililaisista, orjuuden kärsineistä sukupolvista.
Minulle capoeira oli vintiöiden huvitus, peli ja tapa laskeutua faveloiden kujilta maailman kauneimman kaupungin kaduille.

Mestre Lualla ja hänen seuraajillaan, erityisesti Sergio Leiteirolla, Bebeto Mansuetolla, Joao Batista dos Santosilla on tärkeä rooli minun varhaisimmissa kokemuksissani. Seikkailin useissa Mestre Luan järjestämissä rodissa ja esityksissä Rio de Janeiron kaduilla ja toreilla näiden pelin, musiikin ja laulun taitajien kanssa.
Ja näin, ikäänkuin huomaamatta minusta tuli capoeirista, ja kaikki toimintani oli vähitellen jollain tavalla yhteydessä capoeiraan.

Kasvoin isoksi favelan kujilla ja kaupungin kaduilla, samban ja capoeiran maailmoissa,
joiden myyttiset hahmot kiehtovat minua vielä tänäkin päivänä.
Vuosien saatossa en koskaan jättänyt Capoeiran taianomaista universumia.
Vuonna 1992 minulla oli ilo kohdata Marrom.
Capoeiran juurien ja traditioiden etsiminen ja vaaliminen olivat jo silloin tärkeitä minulle, ja Marrom oli omassa työssään samoilla jäljillä, tutkien ja antaen arvoa vanhojen mestrien perinnölle koko Brasiliassa.

Vuonna 1998 perustin ensimmäisen eurooppalaisen sisarkoulun “angola Marrom capoeira e alunos” Pariisiin, josta pian sen jälkeen kehittyi “Escola de capoeira angola de Paris”.
Siitä lähtien on ECAP keskittynyt kehittämään ja opettamaan
Capoeira angolaa ja muita afro-brasilialaisen kulttuurin rikkauksia.

Quelques liens :

 Certificat de Reconnaissance aux Maitres de Capoeira (UNESCO)

Projet Carnet de Voyage Arte avec mestre Guará

- Dona Maria da Conceição

- Africa ...

- Uganda photos...

- Voyage humanitaire ...

- Arbre Généalogique CapoGens

- Homenagem ao Mestre Guará...

- Homenagem ao M.Guará c/photos

- A história do video contada por Nato Azevedo...

- Interview de Guará a capoeira france

Fils d’Ogun

Ogum est en terre Yorubá, en Afrique, le dieu du fer, des forgerons et de tous ceux qui utilisent ce métal comme les agriculteurs, les chasseurs, les bouchers, etc. Au Brésil Ogum est surtout connu comme le dieu des guerriers. Il a perdu sa place en tant que protecteur de l’agriculture parce que les siècles derniers les esclaves n’étaient pas interessés en une abondante et bonne récolte, et ne cherchaient donc pas sa protection en la matière.

Au Brésil les adeptes d’Ogum portent des colliers aux perles bleu-foncées et parfois vertes. Son jour est le mardi. Son nom est toujours mentionné à l’occasion d’offrandes à différents autres Orixás au moment où la téte est coupée au couteau, dont il est le seigneur, et que le sang commence à couler. Il est aussi le premier à être salué, après avoir prix congé d’Exu de façon appropriée. Quand les Orixás révélés entrent, en leur tenue symbolique, Ogum marche toujours en tête, "pour ouvrir la voie" pour les autres Orixás.

Guará-mim-fô !

Menino que foi seu mestre ?

Eu sou Guaracy Paulino, "Paulino da Conceição", esse jogo de escravos mora no meu coração. Minha mãe chama Maria, "Maria da Conceição", a ela eu devo dinheiro saúde e obrigação.

 

 

 

 

 

 

 

 


Ce site a pour vocation de recenser les différentes associations où vous pourrez pratiquer la capoeira Angola en Alsace, travaillant sous l'égide de l'ECAP fondée par Mestre Guara.

Professor Sahçy Quilombo

L'association Canaan, contraction de " Capoeira Naturha Angola ", implantée à Strasbourg et dirigée par Sahçy, développe un travail de promotion de la culture afro-brésilienne dans l'Est de la France. Elle a rejoint l'ECAP en 2004.

CANAAN (NATURHA CAPOEIRA ANGOLA)

Historique

Connu sous le nom de NATURHA Capoeira ce travail de capoeira débute à la suite d'un séjour au Brésil en 1995, durant lequel SAHÇY fut initié à la capoeira angola, quelque part sur une colline de São Vincente à côté de São Paulo. Des Angoleiros de la favela lui ont " passé " des rudiments de cet art séculaire, pour lequel il s'est découvert une passion qui ne l'a jamais quitté à ce jour.

De retour en Alsace, il s'emploie à la promotion et au développement de cette discipline sous ses aspects, éducatifs. Entre 1998 et 2001, le département des STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) de l'Université des sciences humaines de Strasbourg va permettre à NATURHA de développer son programme d'initiation à la capoeira, sous la forme de Séminaires de communication corporelle et créative. En participant à plusieurs projets ou animations scolaires, et à diverses manifestations culturelles dans la région Alsace, en Moselle et dans Doubs, le travail de NATURHA Capoeira s'est fait peu à peu reconnaître.

La recherche d'intervenants brésiliens compétents pour nourrir sans cesse, approfondir et orienter l'enseignement, ainsi que la poursuite de sa formation personnelle auprès de divers professeurs ou maîtres en Europe ont conduit Sahçy à retourner au Brésil en 2001, pour travailler avec des Angoleiros chez eux. A Récife, il rencontre les maîtres Angolinha et Marrom. A la veille de son départ, Marrom lui conseilla de se mettre en contact avec Guarà, de retour en France. La rencontre et la collaboration depuis 2002 avec Guarà, l'une des personnalités les plus influentes de la capoeira angola en Europe, fondateur de l'Ecole de Capoeira Angola de Paris (ECAP), ont marqué de façon décisive la qualité et la dynamique de NATURHA CAPOEIRA.

Forts de cette dynamique, le groupe et le projet NATURHA CAPOEIRA deviennent en 2004 CANAAN (Capoeira Naturha Angola), l'Ecole de capoeira angola d'Alsace, rattachée au groupe ECAP de Paris et de Rio. L'enseignement de CANAAN compte ainsi parmi les plus sérieux de la Capoeira Angola en France.

Le travail pour la diffusion de la capoeira aura porté ses fruits jusque dans l'Education Nationale. Plusieurs projets sont développés chaque année avec des collégiens et des étudiants. Depuis 3 ans, le théâtre national Pôle Sud organise des cycles d'initiation à la capoeira à la fois sous sa forme traditionnelle, et sous la forme d'un enseignement artistique développé par Sahçy ; la " Contempoeira ". CANAAN a ouvert l'année dernière un nouveau pôle de pratique à Colmar, et poursuit ses interventions à Mulhouse auprès de l'association Malandro depuis 3 ans. L'école regroupe désormais près de 50 pratiquants réguliers, et touche près 100 personnes hebdomairement à travers les projets externes. L'école est aujourd'hui accueillie dans les locaux d'un centre culturel où sont organisés les cours réguliers et les workshops (stage) trimestriels, tout en développant son enseignement extra-muros afin de toucher tous les publics adultes, jeunes et enfants ( 3-5 ans, 8-12 ans) ados, scolaires, amateurs et professionnels de la danse et des arts.

Il est tout simplement impossible aujourd'hui d'imaginer que la capoeira disparaisse du paysage alsacien. Pour autant il y a encore beaucoup à faire pour valoriser la capoeira angola, et pour répondre à une demande croissante de la part de tous les partenaires éducatifs et institutionnels souhaitant travailler avec la capoeira.

Le projet pédagogique et artistique de CANAAN

La Capoeira a fait son apparition en Europe et en France depuis près de vingt ans. Cependant, rares sont les académies à même de la proposer et de la valoriser dans toutes ses dimensions, notamment artistique et éducative, et de façon adaptée aux nombreux publics qu'elle est susceptible de toucher. Afin de séduire un public davantage avide de mode et de spectaculaire, la capoeira dite 'régionale' se présente généralement dans une version sportive et acrobatique stéréotypée, et s'implante de préférence dans les clubs sportifs et martiaux. Elle tend à n'intéresser qu'un public minoritaire, motivé par une pratique intensive, orientée vers … la compétition. Le courant qui veut faire reconnaître la capoeira comme sport de compétition, à terme discipline olympique, ne permet malheureusement pas au public néophyte de percevoir la véritable richesse de cet art, parce qu'il met en avant ce qui se conforme à la logique du système sportif, et discrimine les autres aspects comme l'exigence d'un mouvement dansé et d'une esthétique d'inspiration afro, l'utilisation de la malice, les aptitudes musicales et artistiques requises pour atteindre à la beauté de cette discipline, aspects pourtant indispensables à la compréhension de l'intérêt fondamental de la capoeira.

Le concept NATURHA

La capoeira des Arts Naturels s'oppose à la dévalorisation de cette discipline, par la réduction de son tout à l'une de ses parties. La Capoeira ne peut être réduite à un sport, ou à un art martial exclusif. C'est pourquoi dans toute cette étude l'on comprendra que la Capoeira Angola soit celle qui va être évoquée et analysée. C'est aussi celle qui inspire tout ce travail depuis dix ans. La capoeira angola procède d'une démarche bien plus subtile qu'un combat, Elle doit s'envisager comme une pratique formatrice de haut niveau, capable de développer, outre des aptitudes corporelles multiples, la maîtrise émotionnelle, la maturité psychologique et l'intelligence relationnelle. S'il est un combat que la capoeira angola enseigne avant tout, c'est celui de l'exigence envers soi-même, pour se hisser à son niveau d'excellence créative, énergétique et psycho-corporelle.

La pratique de la capoeira angola permet un accomplissement spirituel, physique et mental, une dynamisation totale de l'être qui met en œuvre l'ensemble des ressources existentielles, et qui se réalise par une performance créative concrète au sein d'un espace-temps ritualisé et socialisé (la Roda). La mise à jour des connaissances et des comportements à former s'effectue par une stimulation performative de ressources diverses et complémentaires, dont il s'agit d'équilibrer, de stimuler et de faire converger vers un objet unique la mise en relation (le Jeu). Le but du jeu étant de faire émerger les aptitudes souhaitées chez le joueur en lui proposant des situations problématiques, qu'il doit chercher à dépasser en faisant appel aux moyens naturels des sens, de l'intuition, de la réflexion, de ses choix, tout en s'adaptant à des exigences relationnelles diverses, environnement sonore, espace physique, partenaire, groupe, projet personnel.

TREINEL MATTHIEU HERRGOTT

L’association Malandro Capoeira

capoeira angola mulhouse

L’association est née en septembre 2001, sous l’impulsion d’un groupe d’amis, dont Coco, qui était élève de Sahcy (professeur de Capoeira de Strasbourg) . « A nos débuts, nous pratiquions la Capoeira sans savoir qu’il existait différent courant de cet art, la Capoeira Régional et la Capoeira Angola » . A travers différentes rencontres, et plus particulièrement celles de  Mestre Guarà et de Professor Sahcy , l’association  s’orienta naturellement vers le courant de la Capoeira Angola. Quelques temps plus tard, Coco du partir pour une autre ville. C’est alors que les élèves les plus anciens et avancés prirent la relève de l’enseignement afin que la transmission de se savoir perdure et que la progression de la Capoeira Angola se poursuive sur Mulhouse. L’association se rattache à Meste Guarà, qui enseigne à Paris.

TREINEL JACK

L'association est née en Meuse en 2009 pour prolonger la pratique que m'a transmise d'abord Sahçy sur Strasbourg, puis Guara lors de différentes rencontres. En 2011, elle a changé son siège social pour suivre mon parcours sur EPINAL.Sans but lucratif, son objet est de promouvoir l’échange interculturel en utilisant comme outil de communication et d’apprentissage, l’art martial afro-brésilien qu’est la Capoeira Angola et la percussion

 

L'association Ijakadi

PROFESSOR PISTOLEIRO

L'association Ijakadí, créée par Pistoleiro, couvre le Nord parisien et initie les ados.  Ìjàkadì, vous propose un cours de Capoeira angola destiné aux adultes et adolescents tous les mercredi de 19h30 à 21h30 à la MJC d'Argenteuil. Maison des Jeunes et de la Culture 7, rue des Gobelins 95100 Argenteuil (Val d'Oise) 01 39 61 78 03 Laurent «Pistoleiro» Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  06 37 08 27 38

En 1990, c'est à Paris, à l'occasion d'un festival d'arts martiaux que j'ai pour la première fois rencontré la capoeira ; ce fut une vision éphémère mais qui me laissa baigné d'un sentiment étrange : cette chose m'était inconnue et pourtant je la ressentais comme familière et elle semblait évoquer en moi des souvenirs confus de la petite enfance.

En résumé, je dirais que cette rencontre fut comme une réminiscence et je fus d'emblée convaincu que la capoeira était faite pour moi et moi pour elle ; cependant, je continuais à vagabonder. Ce n'est qu'en 1995, que guidé par Valentino un ami roumain je croisais à nouveau son chemin à Viterbo, en Italie, où enseignait à cette époque Mestre Canela, mais les vicissitudes de ma destinée ne me permirent pas de suivre l'enseignement du maître. Deux années plus tard, c'est à Bucarest que Miguel, un ami indien du Mexique évoqua cette lutte issue du sang des Africains déportés comme esclaves, et nourrie au sein du continent américain.

Peu après, de retour en France j'étais plus que jamais persuadé que je devais pratiquer la capoeira, et elle semblait d'ailleurs se rappeler avec constance à mon bon souvenir. C'est ainsi que je me rendis en visite à une adresse que m'avait indiquée Concha, une amie brésilienne, mais le groupe avait disparu. L'adresse suivante, celle des " Macacos " menés par Paolo Boa-vida, fut le terrain de mes tout premiers pas de nouveau-né dans la ronde, assuré dans mon geste hésitant par la main de Zambla, un camarade bienveillant.

C'est alors avec enthousiasme que je m'engageais dans la pratique, découvrant avec émerveillement ce monde qui s'offrait à ma connaissance, ouvrant pour moi une période de joie et d'énergies nouvelles.

Quelques mois seulement après le début de mon initiation, le professeur s'en retourna vers son Brésil natal, et ce furent ses plus anciens élèves qui assurèrent l'intérim des cours. À l'occasion d'une roda apparut Guará, jeune capoeiriste carioca, professeur de l'association Marrom Capoeira e Alunos.

En voyant jouer Guará avec tous les élèves qui ont voulu le " défier " ce jour-là, j'ai été séduit par son style, et par la forte personnalité que l'on devinait dans ce jeu très expressif ; j'ai immédiatement pensé : c'est ainsi que je veux apprendre à jouer.

Quelques jours plus tard, je débutais les entraînements avec mon nouveau professeur, m'initiant en fait à la Capoeira Angola, style plus traditionnel que celui de la " Regional " à laquelle je m'étais essayé avec les Macaques. En découvrant qu'existaient plusieurs voies dans la même Capoeira, je fus bienheureux que ma bonne fortune m'eut emmené sur le chemin de l'Angola, la digne héritière de la lutte des anciens esclaves ; de plus, je rencontrais moins de difficultés à m'intégrer à un groupe tout juste naissant : l'Ecole de Capoeira Angola de Paris.

En février de l'an 2000, je foulais pour la première fois le sol du nouveau monde à Rio de Janeiro, en compagnie de Guará, Carmen, et d'un petit groupe d'élèves de l'ECAP. A l'occasion de ce court séjour d'un mois, je m'entraînais assidûment à l'Académie de maître Marrom, et découvris in situ l'ambiance authentique des " rodas " de capoeira en compagnie des maîtres Angolinha, Camaleão et Formiga. Ce premier voyage en terre natale de la capoeira me permit de me plonger plus profondément encore dans le monde passionnant de cette " danse de la guerre ", ainsi que dans l'univers insondable des cultures afro-américaines.

Les années passèrent et je restais fidèle à l'enseignement de mon professeur et maître. Alternant les périodes d'euphorie avec celles de doute, voire même de découragement, je n'abandonnais cependant pas l'étude de cet art métis qui en seulement quelques années avait réussi à prendre une place de plus en plus importante dans ma vie, allant même jusqu'à ouvrir mon corps et mon esprit au point d'ébranler nombre de mes conceptions, et ma façon d'être. A force de persévérance je finis par devenir un des anciens de l'ECAP, comme me le fit justement remarquer Guará, et je commençais à ressentir l'envie de partager avec d'autres la modeste expérience que j'avais laborieusement acquise; en fait, j'avais déjà eu l'opportunité de donner de façon ponctuelle des cours d'initiation lors de mes nombreux séjours sur la belle île de Cuba ou j'effectuais auprès de mon ami Heriberto des recherches personnelles sur la Santeria, religion syncrétique locale, ainsi que sur le Mani, une modalité de combat développée par les esclaves cubains, très proche de la Capoeira, mais aujourd'hui disparue.

Au printemps de l'année 2003, Frantz, un ami photographe, natif, comme je le suis moi-même, de notre belle cité de Montmorency, m'expliqua qu'il venait de découvrir la Capoeira avec un groupe local pratiquant un style très contemporain - à mon avis plus proche de la gymnastique acrobatique que des fondements de notre art séculaire- il avait fait des recherches sur le sujet et se sentait naturellement beaucoup plus enclin à suivre le chemin de " l'Angola ", aussi me proposa-t-il son aide pour ouvrir un cours, m'assurant qu'il serait mon premier et plus fidèle élève.

Après avoir demandé son avis à Guará, je décidais de me lancer dans l'aventure, pensant que ce serait sans doute un enrichissement pour moi que d'aborder la capoeira sous un autre angle, mais aussi motivé par la volonté de défendre la vision transmise par mon maître. L'association Ijakadi - lutte traditionnelle, en langue yoruba - fut rapidement créée et commença à donner des cours d'initiation à un public adulte dès le mois de septembre 2003 ; cette première saison d'enseignement fut à la fois joyeuse et douloureuse, j'eus le plaisir de donner beaucoup d'énergie en tentant de transmettre le feu de la passion à la douzaine d'élèves qui nous avaient rejoints, mais également je me blessais par manque de temps consacré à mon entraînement personnel.

Le bilan était cependant positif car les objectifs que je m'étais fixé étaient atteints, j'avais réussi à " accrocher " quatre de mes débutants qui m'accompagneraient donc plus loin sur le chemin entamé ensemble. Afin de faire un pas de plus la seconde année, je décidais de m'investir dans un cours destiné aux enfants, épaulé par Virginie une de mes adultes, institutrice. L'expérience fut à mon avis très gratifiante.

Aujourd'hui à l'approche d'un nouveau carrefour, conscient des nombreuses lacunes à combler pour progresser dans ma formation de capoeira, mais également développer une pédagogie, j'envisage d'élargir le champ des activités de l'association, dans le but de participer plus activement à la préservation ainsi qu'à la divulgation de la Capoeira Angola…

Axé !

Portable : 06 37 08 27 38

Visitez son site : www.ijakadi.fr

PROFESSOR GRÉGORY

L'association Urban Flow de Sangue Bom, offre des cours de capoeira aux enfants dans les écoles, ainsi qu' aux ados. Elle est particulièrement axée sur la musique urbaine. Urban comme la ville, qui est notre univers et Flow comme le fluide créatif qui coule dans ses artères. Urban Flow est une association loi de 1901. Son but, exprimé dans ses statuts, est de " promouvoir l'art, la culture, le respect, à travers la capoeira, la musique et autres formes d'expression, permettant ainsi d'échanger et d'accroître les connaissances de chacun, et de sensibiliser le public sur des sujets tels que la lutte contre la violence et le racisme ". A ce titre, Urban Flow est aussi un outil pour organiser des événements artistiques ou sportifs. Certains d'entre nous sont musiciens, d'autres chantent, écrivent, dessinent ou peignent. Beaucoup sont dans plusieurs de ces registres à la fois. Chacun se vit comme un artiste, c'est à dire une personne exigeante, acharnée à se dépasser dans le don à soi-même et aux autres de ce qu'elle peut produire de plus beau. Nous voulons créer, échanger, construire. " Jouer " ensemble, comme dans une roda de capoeira. La capoeira, dont nous sommes des pratiquants, occupe de ce fait une grande place dans nos activités. Mais celle-ci n'a rien d'exclusif. La capoeira est pour nous une porte ouverte sur le monde. Nous la vivons comme une recherche d'harmonie, de compréhension, de beauté, de sensibilité et d'authenticité applicable à tous les domaines. Urban Flow se veut un collectif artistique diversifié, ouvert à toutes les formes d'expression, sans autre limite prévisible que nos affinités réciproques. Placée sous la responsabilité de Gregory Piat, dit Sangue Bom de son surnom de capoeiriste, l'activité capoeira d'Urban Flow a pour référence et affiliation l'ECAP - Ecole de Capoeira Angola de Paris - dirigée par notre professeur Guara, qui reste notre " maison-mère " en ce domaine. Cette activité consiste à dispenser des cours réguliers d'initiation et à organiser des stages.

 

PROFESOR TICO MICO

L'association Bananeira dirigée par Tico Mico, travaille essentiellement avec la ville de Paris (centre des Amandiers du 20e arr.) et les " Ville Vie Vacances ". Elle donne des cours de capoeira gratuits aux enfants coincés dans la capitale pendant l'été.La première fois que j'ai rencontré le "Guará", c'était à Rio, en 1997. Sa rasteira m'a décollé les deux pieds du sol et je me suis lourdement écrasé. Un événement qui vous marque ! (croyez-moi). Ensuite, nous nous sommes recroisés à deux reprises au Brésil en 1999. (Je passe les détails, restons humble !) Et puis un beau jour, le " Guará " s'est installé à Paris. Je venais juste de créer Bananeira, bien décidé à développer la capoeira angola que j'avais vraiment découverte à Bahia. Evidemment, Rio n'est pas Bahia ! Mais à Paris, il existe tellement de " personnages " qui prétendent tout savoir sur la poule et sur l'œuf de la capoeira, que j'ai vite compris que le " Guará " serait mon seul référent possible quant à cet art de la capoeira angola. Depuis, le " Guará " me forme au secret de l'Angola et m'accompagne dans mon travail d'initiation avec les enfants et les adultes. C'est un chercheur permanent et sa sincérité n'est pas à mettre en doute. Les fidèles de l'ECAP ne me contrediront pas ! J'espère jouer avec lui et les autres camarades encore bien des rondes, jusqu'à que nos cheveux soient blancs ou que nous n'en n'ayons plus (si ce n'est déjà fait pour certains).

Tico Mico da Bananeira

Portable : 06 68 26 50 52

 

Mestre Guará
Tél. :
06 20 69 21 45 / 09 54 36 99 10
Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les Tarifs
1 cours : 13 euros
10 cours : 107 euros
15 cours : 130 euros
20 cours : 167 euros
30 cours : 235 euros

Adhésion annuelle : 30 euros. Celle-ci comprend une assurance et des prix préférentiels sur les produits du groupe et les stages organisés pendant l'année.

Les Inscriptions ont lieu toute l'année, cours d'essai gratuit !

La tenue recommandée pour les élèves de l'ECAP est un pantalon de toile blanc, des baskets et un t-shirt du groupe, ou un t-shirt blanc (sans marque).

Afin d'éviter tout risque d'erreur, nous vous prions impérativement de faire libeller vos courriers ainsi:

Maison des Associations du 18eme. Boîte n° 26
15 Passage Ramey
75018 Paris

Merci de faire figurer le n°26 de boîte, la distribution est assurée par l’équipe de la MDA. Attention, inscrivez seulement Boîte n°26, et non boîte postale ou BP, car en ce cas,le courrier fait un long détour par la poste.